Un violon sur la mer

Publié le par la freniere

 

Même quand « le texte piétine dans ses doutes », la poésie d’Ile Eniger a quelque chose de fort à dire. Fort comme le froid qui « étrangle le ruisseau, mord les doigts, fige l’eau dans la gamelle du chien », fort comme la sève et, au jardin, « l’arbre (qui) porte bravement ses cerises », fort quand « le quotidien fait bonne mesure », fort comme « l’écrire simple pour quitter l’orgueil ».

Cette poétesse que j’avoue découvrir seulement, alors qu’elle a publié dans de nombreuses revues amies et fait éditer une quinzaine de livres, raconte bougrement bien la rondeur des jours en se gardant des « mots de triche ». Elle évoque, d’une écriture sensuelle et pleine de vitalité, les saisons par petites touches, le printemps quand « des ailes agitent leurs oiseaux », l’hiver quand « la brume s’installe qui rend pudique la nudité des arbres », les feuilles d’automne « plus proches de l’humus que de la virevolte ». 

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notes de lecture de Michel Baglin : lire la suite sur la revue texture

Publié dans Ile Eniger

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