Vent du Nord

Publié le par la freniere

VENT DU NORD est un groupe de réflexion qui s'est constitué dans le cadre de la remise en question du choix nono-libéral de ré-industrialiser en se re-colonisant et en mettant à la disposition des corsaires de la Planète les ressources dont nous avons l'usufruit et la garde.

Nous y avons cerné quelques manoeuvres caractérisant la désappropriation d'un territoire, l'antidémocratisme grégaire et primaire, la catastrophe sociale, la plongée dans la spirale d'un gouffre financier, la détresse sociale, l'enrichissement des uns par l'appauvrissement des autres, la négation du citoyen.

 

Toute cette aventure humaine de participation et de réflexion, nous la constituons à partir de la réalité citoyenne qui aura à vivre avec la calamité d'un parc industriel en milieu habité d'éolectrocité dans la région de l'Érable, les Basses Appalaches (St-Ferdinand-Vianney, Ste Sophie d'Halifax) et d'une ligne de transport qui grugera une partie importante de notre fragile et important territoire agricole.

 

Nous avons conscience que beaucoup d'étudiants et de gens en milieu urbain ont de la difficulté à saisir pourquoi il faudrait questionner certains projets qui se présentent avce le parapluie du développement durable.

L'éolien bénéficie de ce capital de sympathie qui bien souvent laisse dans le garde-robe la nécessité de le mettre dans le processus de la critique.

 

L'acceptation semble acquise parce que cela serait un outil de développement formidable.

Mais sait-on qu'il en coûtera à produire 3 fois le prix que le marché réel pourra payer?

Sait-on aussi que pour détourner cet absurde économique on a inventé un marché intermédiaire qui achète la production 3 fois sa capacité de revente: ici Hydro Québec va payer 15 cennes le kw et peut-être le revendre 5 cennes.

Sait-on qu'il n'y a eu aucune consultation avec la population? Sait-on que le principe de précaution a été bafoué, piétiné? Sait-on que des situations de conflits d'intérêts n'ont pas été dénoncées?

 

La question principale qu'il faut se poser: y a-t-il un véritable besoin? Par la suite alors y associer la réflexion et la participation des citoyens de proximité qui auront à vivre dans un parc industriel entourés de miradors de 450 pieds qui laisseront dans le territoire une empreinte physique tout en introduisant dans des régions agricoles, forestières, acéricoles, l'hydre industriel et toutes les catégories qui s'en suivent.

 

Au début du 20ième siècle, le Parti Libéral de l'époque promettait aux corsaires des ressources hydrauliques gratuites, une main d'oeuvre pas chère, pas éduquée, docile et captive. L'entrepreneur étranger apportait sa technologie, ses capitaux et devait construire un barrage et une industrie de transformation.

 

Avec le Plan Mort Québec pour le 21ième siècle, le Parti Libéral-Conservateur promet quantité de jobs et des retombées économiques et de l'énergie pas chère pour les corsaires qui viendront ici piller nos ressources en utilisant les mains désoeuvrées, éduquées et maléables.

L'argent public sera mis au service des profits privés. Quand ce sera nécessaire,on procèdera à  la création d'un marché artificiel financé à même les fonds publics.

 

“Dans le paysage saigné à blanc

Je donne à toute éventualité

l'ordre de monter à l'assault”

                                 Pierre Perrault

 

Serge Gagné

pour

Comité Vent du Nord

(Jean Gagné Christiane Tremblay Jean-Marc La Frenière Diane Boucher Serge Gagné)

 

Publié dans Glanures

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