Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Québec

Je suis de ce pays plus sûrement qu’une mémoire. De sa langue qui chante, de ses cordes de bois appuyées sur l’hiver, de sa voix résistante, de ses lumières d’herbes, de ses vieux mocassins, de ses rangs visitant la campagne, de ses galeries en planches,...

Lire la suite

Errance

La mémoire du monde, ce ne sont ni les mots ni les images, peut-être les odeurs. Je me souviens par les pores de la peau, les neurones et les nerfs, les muscles qui se bandent dans les push-up du silence. Ceux qui n'ont qu'un regard voient-ils de l'intérieur?...

Lire la suite

Matin de lessive

Une femme étend son linge Elle connaît l’odeur des draps Que le vent déplie Au-dessus d’un lit d’herbe Et de fleurs de lin Elle songe à un bouquet de romarin À l’heure où les bruants Enfantent dans le foin Christiane Loubier

Lire la suite

Les nuages

Quand les poètes sous les ponts se remettent à chanter à quatre heures du matin, certains mots de misère ressemblent au paradis. Ils accompagnent les matous qui se griffent entre eux, les chats de gouttières, les chiens errants. La bouche du paysage rêve...

Lire la suite

De passage

Le même vent qui couche les roseaux soulève des tempêtes. La même pluie se mêle à la terre. Le même poing s'ouvre ou se ferme selon qu'il sème ou non. La même neige s'enflamme selon qu'on s'aime ou non. Nous sommes locataires dans la maison des plantes,...

Lire la suite

Oraison

L e ciel noue ses nattes et les effiloche. Il faudrait que la pluie tombe drue, qu'elle casse la voûte brûlante. Des rus fissurés ont bu toutes leurs eaux. Les portes des cabanes gémissent quand on les pousse. Les alpages jaunissent aux épaules des terres....

Lire la suite

Passage à gué

Passage à gué

photo: Jacques Desmarais Lac Proust Juillet s'en ira sans faire de bruit à la recherche de son passage au fil des jours perdus, il est 20 h 40, le vert forêt migre au noir sur fond rose et tendre violet gris qui vocalise devant le miroir en attendant...

Lire la suite

Plus on avance

Plus on avance en âge plus on recule en rêve. Moins on sait où l’on va plus vite on y arrive. J’ai pris le rêve en stop. Il m’a laissé en plan sur le bord du réel. Je vis sur le B.S. où le pain rapetisse plus vite que le jour, où le train qui part ne...

Lire la suite