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Catherine La Frenière

Publié le par la freniere

Catherine La Frenière

Catherine La Frenière nouvelle directrice du programme de production de l'École nationale de théâtre

L’École nationale de théâtre (ÉNT) est heureuse d’annoncer la nomination de Catherine La Frenière à la direction du programme de Production de la section française. Elle-même diplômée de ce programme en 2000, Mme La Frenière est actuellement directrice administrative et codirectrice générale du Théâtre PÀP. Celle qui succède à Louise Roussel entrera officiellement en poste à l’ÉNT le 7 novembre 2016.

« Le programme de Production est un pilier de notre formation de haut niveau en théâtre. Je suis enchanté d’accueillir Catherine La Frenière au sein de notre équipe. Elle est incroyablement énergique et passionnée. Catherine jouit d’une grande expertise des diverses facettes du métier de la production. Elle croit fermement, tout comme l’ÉNT, qu’au-delà des savoir-faire techniques, les professionnels de la production sont des collaborateurs artistiques pleinement impliqués dans le processus créatif », a indiqué le directeur général de l’ÉNT, Gideon Arthurs.

« Il faut expérimenter le théâtre et entendre ses praticiens en parler pour comprendre que ce que nous transmettons ici c’est bien plus qu’une technique. C’est un engagement envers la création et l’importance d’y participer dans notre société », a expliqué Catherine La Frenière, qui souligne que les étudiants en Production de l’ÉNT seront appelés, dès la fin de leur formation, à travailler à un rythme effréné et sur plusieurs productions à la fois. Il est donc d’autant plus important, selon elle, de leur permettre de prendre le temps, durant leur formation, de réfléchir à la pratique, de forger leur esprit critique et leur sensibilité artistique et de développer la confiance en soi et le jugement.

Catherine La Frenière

Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre en mai 2000, Catherine La Frenière œuvre dans le milieu théâtral. Elle a travaillé comme directrice technique et directrice de production au Théâtre de Quat’Sous jusqu’en janvier 2004, où elle a participé, entre autres, à la création de Novencento d’Alessandro Baricco, mis en scène par François Girard, et d’Incendies, écrit et mis en scène par Wajdi Mouawad (Interprétation, 1991).

Que ce soit pour de petites ou grandes compagnies de théâtre, Catherine La Frenière a pu aiguiser son expérience à titre de directrice de production, de directrice de tournée, d’assistante à la mise en scène et de régisseuse. Le Théâtre La Licorne, le Théâtre d’Aujourd’hui, l’Espace Libre, Sibyllines Théâtre, Théâtre Debout et Trois Tristes Tigres figurent tous dans son impressionnant parcours. Entre 2010 et 2014, elle a été directrice administrative des Productions Hôtel-Motel, dirigées par Philippe Ducros, et d’Orange Noyée, dirigée par Mani Soleymanlou (Interprétation, 2008). Dès 2004, elle assure la direction de production du Théâtre PÀP, en plus d’en assumer la direction administrative et la codirection générale entre 2014 et 2016.

 

Publié dans Les marcheurs de rêve

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Entre le livide et le sordide

Publié le par la freniere

Entre le livide et le sordide, il y a un fossé rempli de cadavres, les squelettes sont intacts, dans le placard des générations, les fioles sont rangés dans les couloirs des archives, les accidents de parcours sont répertoriés dans la conscience du poste de police, les commissaires se creusent la tête, entrées de cervelles flambées, plats qui se mangent froid, steaks saignants des Karpates, poutines de Tartare et renversés d'anarchistes, la filière des brigades rouges de la faction armée, d'action directe, des fronts de libération, des mafieux et des gangs de rues, tout est confus dans les meurtres en série, l'escalade de la violence, le dédoublement de la personnalité, la rage et l'affolement, la gorge, le coeur et les couilles sont ciblés, les morceaux sont éparpillés sur les pistes évidentes, la fabrication des mensonges, étalés à la vue de tous, l'odeur du sang, et les pièges à conviction foncent dans le mur de la haine. Le détective privé dans son imperméable surveille les enveloppes brunes, l'enquêteur fouille dans ses affaires crapuleuses, les chemises noires sont fichées pour des crimes non-classés, les politiciens sont sous écoute électronique et les juges sont assis sur des chaises électriques où ils sont contraints à la transparence des rayons X, l'assassinat de la beauté danse avec la projection des horreurs, le bal des vampires s'arrête à minuit, la citrouille pleure, on remet les pendules à l'heure anormale, les fous sont libérés, les psychopathes ont fermés leur bureau de consultation, la morgue est exceptionnellement ouverte ce soir, l'autopsie des partis pris sera exécuté pas le chirurgien Scalpella et son assistante Cruellita, dans le gros lot de la crudité, l'empalement en direct des commanditaires sera suivi par l'immolation de tous les dieux encore en vie. Les zombies, les loups-garous, les incubes, les entités, les anges déchus, les vampires et les succubes, sont tous invités chef Roman Polansky, pour la résurrection en direct de Sharon Tate. Entre l'horrible et le néfaste la brume s'élève tranquillement sur la Mort-Réal, les codes de survie errent dans les ruelles, le couvre-feu est à 7 heures, la marmite est installé au gibet des Patriotes, les pendus de la Rébellion vont hanté les enfants de l'élite, les Liliths vont coupé des pénis ce soir, enfermez-vous, pendant qu'il est encore temps.

 

Alain-Arthur Painchaud le demi-vampire a une petite soif...

Publié dans Poésie du monde

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Le temps passe

Publié le par la freniere

Je suis né près de la C.I.L. entre la poudre noire et les engrais chimiques. Certains dimanches matins, les cheminées crachaient de l'ammoniaque. Nous toussions tous en chœur en allant à la messe. Les feuilles jaunissaient à la gorge des arbres. À l'ère du cancer, même le soleil nous tue. Est-ce si loin l'enfance? Une vie ne suffit pas pour naître. Il me reste des mots, des rêves, des désirs, l'horizon menacé, ma tendresse bourrue. Le temps boude comme un vieillard trahi. La forêt craque comme un seul arbre. Les radios gueulent comme un seul homme. La foule vocifère. Un monde à moitié saoul côtoie les affamés. On ne décroche pas la lune avec les poignets entravés de menottes. Le temps passe. Les nouveautés succèdent aux nouveautés sans que cessent les guerres. On n'a fait qu'améliorer les armes et mis les hommes en vente libre. On brode du sexe et du sacré. On brade des mitraillettes et des tapis de prières. J'ai essayé de marcher droit dans les années boiteuses, d'enjamber le hasard ou de croire à l'argent. Rien à faire. J'aimais trop les mots, tous les mots, les phrases dépourvues de toute logique apparente, les poèmes absurdes, les livres fous, les invendus, les inclassables, les arbres, les pins aux racines saillantes, les flancs de pierre suintant sous le soleil, les sentiers de fougères, d’hémérocalles et d'ail des bois, la peau douce des femmes, la tendresse des loups. Avant même de parler, les mots se bousculaient en vrac. Même si je les cachais, ils faisaient tache dans le silence. Il m'a fallu six mois pour détester l'usine. J'ai troqué mon salaire pour des bottes de sept lieues, ma boite à lunch pour une bolée d'air. Je caressais les muses n'osant pas embrasser les filles plus réelles. Plus tard, la parole devint chair et j'ai fait des enfants.

Jean-Marc La Frenière

Publié dans Prose

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Un jour

Publié le par la freniere

Un jour

Georges L. Godeau

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Sculptures

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Venise 2016

Venise 2016

Sculptures de Bruno Catalano

Publié dans Glanures

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Ils ont dit

Publié le par la freniere

Les mères sont responsables de la parole, les pères de l’exemple.

Extrait d’une lettre à mes fils.

Un homme debout ne spécule pas sur la mort. Il n’attend pas d’héritage. Il fait sa vie en fonction de lui et de lui seul, il identifie ses aspirations, il a des rêves et il y croit. N’abandonnez jamais vos rêves.

Un homme debout considère sa femme comme son égale qu’elle le soit intellectuellement, économiquement, physiquement ou non. Il la respecte et l’aime de tout son cœur parce que l’amour entre un homme et une femme c’est ce qu’il a de plus beau. Je suis certaine que la jeune femme qui vous attend quelque part sur terre se donnera de corps d’âme, toute entière. Elle mettra sa vie et sa santé entre vos mains pour faire de vous des pères et des hommes heureux. Alors respectez-la !

Je vous l’ai souvent dit une femme n’est pas une star du porno, cette jeune femme n’aura pas tout à fait les mêmes désirs physiques que vous, mais comme vous elle aura besoin de douceur, de respect et de beaucoup d’amour.
Si un jour vous décidez de vous marier ou de faire une famille oubliez les contrats qui vous protègent mais feront germer dans sa tête et dans son cœur la graine du doute.

Un homme un vrai ne se protège pas de la femme qu’il dit aimer. Un mariage n’est pas baser sur un contrat, un mariage est seulement basé sur le cœur. S’il en est autrement passez votre route, si vous avez des doutes n’y allez pas, ne faites pas d’enfant.


Fabienne Roques

 

Publié dans Ils ont dit

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Cent poètes contemporains

Publié le par la freniere

Les suggestions de Marc Pistro et Ramon Ruiz

Publié dans Glanures

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On n'écrit pas avec des larmes

Publié le par la freniere

Est-ce la pluie sur ma joue ou la sueur amère des jours passés à boire? Je ne suis ni gai ni triste, tout simplement poète. On n'écrit pas avec des larmes. On a beau faire les durs, le cœur saigne sous la carapace. Que deviendra l'enfance dans cet enfer moderne? Trop de barreaux remplacent la ligne d'horizon. Le matin vient trop tard pour réveiller le soleil. Les ombres sont partout et snipent l'infini. Je me sers des mots pour saluer la mer, la duvet des palombes et le vent dans les branches. Il faut bien que les mots dépassent le réel et qu'ils résistent au froid. Une pause, une rose, une chose, ce sont plus que des rimes, plus que des mots, plus que des lettres et de l'encre. Des milliards d'atomes ont engendré la voix. Chaque paragraphe peut être une maison.

 

Sans la chaleur d'une histoire, un peuple meurt de froid. Nous avons nos hivers pour réchauffer les mots autour d'un poêle à bois, des bancs de neige en pleine réflexion, des chiens qui hurlent à la lune et des chasses-galeries. La mort est à l'aise avec nous malgré notre méfiance. Nous refusons de croire au temps, mais nous faisons confiance aux vendeurs d'assurances. Dans les moments d'émoi, mon corps bouge plus vite. La bête butée repart. Chaque nouveau matin sera peut-être le dernier. J'aime la pluie et ses dentelles de brume, les levers de soleil où tout saigne soudain, les orages trop courts. J'écris de longues lettres. Quelques phrases macèrent dans le bocal des ratures. Un soupir de géant crache des milliers d'insectes. Il m'arrive de lire comme on écosse des petits pois, pour l'odeur et le goût. Les mots avec leurs pattes et leurs antennes avancent sur la page, laissant une traînée d'encre comme une bave d'escargot. À défaut de balles à blanc, je tire avec des caractères d'imprimerie. Je farcis l'horizon de garamond 14, de Bodoni et d'elzévir.

 

Où vont tous les objets perdus, les projets avortés, les cœurs de chien sans maître, les poupées oubliées, les peaux mortes, les paroles muettes? Le corps garde en mémoire les blessures subies. Sur la peau qu'est ma vie, chaque phrase est une cicatrice qui démange. Les fantômes s'unissent à la mémoire du monde. Il est toujours trop tard pour la main qui écrit. Le mal est déjà fait. On placarde les murs d'affiches publicitaires. Le strass y cache la détresse. Lors des enterrements, chaque mort est notre mort.

 

Il manque toujours un mot pour être entier, jamais d'os à ronger. Au moindre envol, les poètes et les oiseaux laissent des plumes. Avec le temps, le corps devient triste. Les muscles s'atrophient. Les pieds regimbent à danser. Les doigts cherchent leurs gestes et je cherche mes mots. Ce qu'on oublie devient pesant. Il faut saisir l'oiseau sous le soustraire au ciel, croquer la pomme sans effacer les branches, mettre à nu l'espérance sans la déshabiller.

 

J'aime les phrases qui ne finissent pas, les maisons hantées par la forêt. Malgré les apparences, la vie finit toujours par renaître. Les chemises au dos d'une chaise ont les gestes du vent, les muscles des fantômes. Chaque enfant qui naît réinvente les larmes.

 

Jean-Marc La Frenière

Publié dans Prose

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Michel Butor

Publié le par la freniere

Notre Butor

Notre Butor

Le parcours de Michel Butor est un processus lent, multiple et complexe. Simple tout autant. Son œuvre, ou plutôt la constitution de son écriture comme œuvre, c’est-à-dire sa progression de livre en livre vers sa propre vérité, a dérouté. Il est indéniable que l’on se trouve devant un malentendu. Après quatre livres en apparence identifiables et aisément étiquetés sous le label du « nouveau roman » (malgré tant d’indices déjà contradictoires), voilà qu’une publication assénait l’évidence : Butor n’était pas un romancier, fût-il dit « nouveau », mais un poète.Mobile : Étude pour une représentation des États-Unis fut, en 1962, cette insurrection, ce rappel, cette découverte de la disponibilité de la page et de la variabilité de la langue. Par ce livre, une identité se désignait dans toute sa différence. Point de départ merveilleux qui, en son temps, provoqua autant le scandale que le silence. Ce livre était on ne plus essentiel, il notait une bifurcation, et c’est à très juste titre que Jean-François Lyotard pouvait, en 1979, dans La condition postmoderne, le considérer comme « une expression littéraire désormais classique » de cette culture postmoderne qu’il s’efforçait de définir.

Au prix de hardiesses jamais gratuites (jeux des caractères et des corps, étirement et chevauchements des phrases, variations et reprises), dans un rappel de Mallarmé, d’Apollinaire et de Cendrars, dans un défi de la parole à la musique comme à l’art, cet assemblage, ce kaléidoscope, qui n’est jamais aussi qu’un hommage à Calder, mais qui est autant le ciel irréalisé de Mallarmé redevenu un ciel réel, cette suite de murmures, de rumeurs, de paysages, cet hymne à l’ampleur du quotidien confondue à la vision, se propose à la lecture comme un oratorio ou une toile emplie de graffitis. Il est la haute relation d’un éparpillement qui se restructure à même sa dissémination ; sachant le mimer, elle le redresse et lui confère son rythme sans le soumettre au démon de l’unité.

Yves Peyré

lire la suite sur en attendant Nadeau

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La majorité c'est vous

Publié le par la freniere

photo: René Maltête

photo: René Maltête

Ce que peut dire une photo

Publié dans Glanures

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