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Un livre un jour

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Un livre un jour

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No walls

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Un livre un jour

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Un livre un jour

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On a cru

Publié le par la freniere

On a cru au printemps, et puis la neige nous a surpris
On a cru que jamais nous ne serions privés
de ces choix ordinaires :
de rester ou de partir, de s'en laver les mains ou de les tendre,
de se fuir ou bien de se sauter dans les bras
On a cru que le changement qu'on réclamait,
ce serait une affaire de choix et puis c'est lui qui nous a surpris
Alors pour garder un semblant de libre arbitre
nous renforçons les barreaux de notre prison
junkies en manque d'une liberté préfabriquée
Dehors la température a chuté
Dedans on lorgne sur le thermomètre fiévreusement
On a cru aux saisons,
On a cru qu'on avait le temps,
et puis notre condition de petits passants nous a pris en grippe
Est-ce qu'il faut que les choses désertent leur place
pour que nous nous apercevions que nous ne sommes pas à la nôtre?
Est-ce qu'il faut que notre vie soit mise en jeu pour reprendre la partie?
Il est tombé des flocons jusqu'en bas de la France
il est tombé des droits il est tombé des hommes il est tombé des mots
qu'on ne pense pas
mais que l'on dit quand le monde se dérobe sous nos pieds
et qu'on s'agrippe à ce qui nous maintient debout, même si
c'est n'importe quoi
On a cru à la raison,
On a cru qu'on était la loi,
et puis la nature a repris ses droits
Il est tombé des flocons jusqu'au fond de notre poitrine
il est tombé des certitudes il est tombé des ponts sur les lieux communs
évidemment nous ne crèverons pas
de faim ou d'ennui
d'un printemps en retard ou de nos caprices de stars
mais sans les ronflements de la terre
ou la chaleur d'un autre cœur qui bat
On ne sait pas
On a cru aux premières fois, et puis le quotidien nous a surpris
alors on l'a pris pour acquis et il nous a laissés
sur le carreau
Et cette guerre qui ne nous occupe pas à essayer de survivre
mais qui nous ramène à nous-mêmes
On a cru qu'on y échapperait comme des cons
On a cru au printemps,
Mais après nous être fait des boutons
nous fleurirons.

Myriam Oh

refusé par Facebook sur emmilagitana

 

 

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Blues jeans sur la plage

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Un livre un jour

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Un livre un jour
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Main Girl

Publié le par la freniere

I'm the call at one, that you just wanna visit
I'm a call for some kinda like an exit to your main girl
To your main girl, to your main girl
I'm the call at two, but I know, you never ask
'Cause I've been the one you assume will last past your main girl
Past your main girl, past your main girl

 
 

Now I'm just a pretty face, who can help you
Just a pretty face, who can help you
Get your shit together at your own pace

 
 

Don't leave me hangin' on, you misunderstood me all along
All risk and no gain, and I'm a fool to love the pain
Don't leave me hangin' on, you mis- you misunderstood me all along
A fool to love you, a fool to love you
I'm a fool to love the pain

 
 

I'm the call at three, but guess you thought I'd say
"Hey, there baby, come on walk my way"
And who's your main girl? Who's your main girl? Who's your main girl?
When it comes to four, I'm not there anymore
I'm in technicolor painting like before, your main girl
Your main girl this, insane world

 
 

So now I'm just a pretty face, who can help you
Just a pretty face, who can help you
Get your shit together at your own pace

 
 

Don't leave me hangin' on, you misunderstood me all along
All risk and no gain, and I'm a fool to love the pain
Don't leave me hangin' on, you mis- you misunderstood me all along
A fool to love you, a fool to love you
I'm a fool to love the pain

 
 

I, I, I, I, I
Don't leave me hangin' on, boy
You misunderstood me all along, boy
I was a fool to love you, a fool to love you
A fool to love the pain

 
 

Don't leave me hangin' on
You misunderstood me
You misunderstood me, yeah
Don't leave me hangin' on, you mis- you misunderstood me all along
And I'm a fool to love the pain

 
 

Now I'm just a pretty face, who can help you
Just a pretty face, who can help you
You misunderstood me, yean
Now I'm just a pretty face, who can help you
Just a pretty face

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La communion des saints

Publié le par la freniere

En automne, les arbres se déshabillent et s’habillent de pluie. Rien ne nous interdit de rire ni la douleur ni la peine, ni la rumeur du cœur, ni la souffrance de l’âme. Rien ne nous interdit les larmes, ni le vide du cerveau, le désespoir des couilles, la peur des couillons ni le sein des choses. J’essaie de manier les mots avec tendresse et précaution. Il y a tant de sources, le fleuve peine à reconnaître l’eau. Je n’ai plus la force ni la faiblesse de partir. Je n’ai plus que des mots. Le sang circule de la tête aux pieds, de la joue au baiser, de la caresse au corps. La phrase étire ses voyelles entre la maturation des racines et la fulgurance des fleurs. Le poème cherche se syllabes entre la crasse et le pollen. Le monde entier s’agite dans les mains réunies. Je dessine au crayon les yeux de la mémoire chargés de souvenirs, les joues rouges du temps, les rides du visage. Je marche dans une flaque de larmes où l’horizon prend pied. Ce qui ne s’explique pas se vit.

Il n’y a d’éternité que celle de l’amour. Je rêve un crayon à la main. La mort ne laisse pas ses souliers à la porte. Elle marche avec celui qui marche. Elle va pieds nus avec celui qui vit nu. Elle déchausse les hommes qui s’alitent. Chaque chose demande des mains nues, des pas de cerfs-volants, des ailes de papillon. Chaque visage réclame des yeux neufs au lieu de vieilles lunettes embrouillant l’horizon. Chaque arbre veut des feuilles. Chaque fleur exige un fruit. Chaque étoile morte claire ce qui vit. Chaque atome d’atome cherche l’éternité. Chaque pas ouvre des routes, chaque mot un poème. Chaque parole souligne le silence. Chaque geste nous apprend quelque chose.

L’arbre croit et décroit dans la sève qui relie les bourgeons à la branche, la chair des fleurs aux perles de rosée, l’eau de source à la poussière des heures, le feu de camp à la cendre. Le nez défriche les odeurs dans la fraîcheur de l’air. Les mains remuent parmi les choses. Les yeux picotent sous le sel des larmes. La langue bouge dans les mots. Les bras pagaient comme des rames de chair. Les pas roulent comme du gravier dans le ruisseau des routes.

D’hier à demain, quelque chose brûle en moi, de stères de souvenirs, des billots de mémoire, des bûches d’érable, des planches du passé. De la cave au grenier, des idées montent vers le ciel. Je glisse sur la rampe dans l’escalier du rêve. J’ai besoin d’amour comme l’arbre a besoin de bourgeons, la terre de semences. J’ai besoin d’amitié comme la montagne d’un torrent. La cendre du jardin garde le souvenir des pétales, les lignes de la main la mémoire des gestes. Mes pas de vieillard gardent mes rêves d’enfant. Je cherche quelques mots parmi des tonnes de sable, l’or fin d’une phrase, un oasis nain, un pansement pour l’âme, un bout de fil suturant la plaie vive des hommes.

Les anges et les démons s’enlacent. Dracula rejoint le Christ ressuscité. Ils sont du même sang. La communion des saints est un acte de vampire.

Jean-Marc La Frenière

 

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À ton âge

Publié le par la freniere

A ton âge et au sien, Kerouac était déjà mort !

Aux virtuoses de la corde à linge électrique

Dans la vitrine du soleil
Entre la rive et la rivière
Est-ce un rayon
Qui tient une guitare en laisse
Ce fil où les passants balancent
Cette rallonge aux engelures
Qui nous pend au nez jusqu’aux doigts
Est-ce un geste est-ce une promesse
Une croix blanche
Sur nos attentes

C’est ici que la ville couche
Bourgeoise ouvrière selon
L’aléa qui tourne le long
Du fleuve « Amour »
Sa cloche annonce ça et là
Au chaland du bord de la lune
L’avancée sourde du tramway

Les rats ces gens énigmatiques
Se désaltèrent
Aux coupes des ombres obliques
Où l’eau de la rivière sombre
Dans les bras dorlottants des filles
Des quais ivres de Bacalan

J’ai vu des palais vivants
Flotter comme les Venise
Sur la peau de l’étang
Les soirs de fête et de misère
Où dans les corsos de lumière
Les pauvres se lavaient les dents
Et le derrière en rigolant

Le nerf sur la corde revient
C’est l’archet de l’esprit qui passe
Dans le noir et la vie te colle
La crasse aux ongles
Ton bec marine dans les songes
Mais qu’un nom surnage une fois
Dont tu retiennes le mensonge
Là c’est le poème qui passe
On est vivant ça va de soi
Mais ne prive pas de le dire

Delos la vague ourle la grève
Un bruit de sel trace un sillage
Au retour de la voile rouge
Les pieds bouccanés dans nos clarks
On était beatniks tibériades
Allant sur le trottoir de l’eau
En ski nautique

Et dans le cambouis au garage
Des Antilles fermé depuis
On rassasie toujours les ombres
De la Nekia avec un sang
Qui a le goût des cafés rhum

Je me coule enfant qui joue dans la fange du mauvais temps au camp tout là-bas des tziganes
Petite mort chérie
Pour moi tu n’es que peu de peine

Loin des tours droites et des tombes
Le ciel est partagé en quatre
Entre les océans les guerres
Pauvres endormis de la plage
Avant que la houle et le vent
Reprennent l’accueil de l’estran
Votre oasis intermittent

  Jean Camille

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Ain't No Sunshine

Publié le par la freniere

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