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1007 articles avec glanures

Levée d'écrou

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Levée d'écrou

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Pèlerinage

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La fête de Montréal passe par plusieurs ruelles, celle de Chateaubriand avec l'Enfant Fort et Benoit Fauteux, celle de la ruelle Joly avec Serge Lemoyne et ses acolytes d'Intersection... certaines rues, comme Sanguinet avec les gangs de l'Association des Sculpteurs du Québec d'Armand Vaillancourt et de Jean-Gauget Larouche et du Centre d'essai Conventum avec les Duchesne, Gagné, Painchaud, Tremblay, Bouchard, ...
et la rue Duluth avec les fêtes de rue avec Sonia Chatouille Coté et Rodrigue Chocolat Tremblay, et tout à coté le Matin des Magiciens de François Gourd et compagnie...
si on passe par la rue Sherbrooke, on est happé par la présence de Papa Pédro Rubio Dumont et son association espagnole qui a accompagné la CasaNous de Pierrôt Le Fou et la gang du QuébecTiguidou dans une folle aventure avec Patrick Le Bison Ravi Straram, Le Baron Philip, Philippe Gagnon et Dominique Tremblay en violons de métal, et toute la Rélève et le Rézo des boîtes à chansons underground et overground de Montréal et d'ailleurs...
en faisant une petit pèlerinage Chez Dieu dans le Vieux avec Reggie Chartrand, nous rencontrons la Sainte Trinité de Plume Latraverse et Dr Landry avec le poète Pierrôt Le Fou Léger et les artisans de l'Amorce, la boîte du Jazz Libre du Québec dont on se souvient qu'elle a été incendiée par les sbires du pouvoir policier en place...
dans les avenues de la Montagne, l'expérience inouie du Café Campus des étudiants de l'Université de Montréal reste encore vivante aujourd'hui sur la rue Prince-Arthur...
en continuant notre arpentage culturel de la Ville nous grimpons la rue St-Denis et nous faisons la tournée des grands-ducs, en passant par la Galoche, le Bistro à Jojo, La Cour, le Funambule, Le Fridolin, les Éclopés, Le Plus Moche, l'Exit, Le Cargo, Le Café Central, en titubant entre le Cheval Blanc, l'Inspecteur Épingle et les Clochards Célestes avec un Passeport pour les Foufounnes Électriques...
les Jazz Bar, Rising Sun et autres clubs nous ont ouvert les pistes de l'Improvisation et du Free jazz et des musiques expérimentales avec les Claude Vivier et le Pit de l'Avenue du Parc et le quartier général du situationniste Patrick Straram le bison Ravi à la Taverne Wilson de la rue Laurier et le Miraclès, les Lundis des Ha! Ha! et j'en passe La Grande Passe et le Robutel et les lieux des grands frères Langevin, Miron, Godin et associés, la Hutte Suisse, le Chat Noir et les autre cabarets du Montréal Underground des Lanternes Rouges...
Montréal est une belle grande ville universelle à cause de ses fous créateurs et leurs délires artistiques, à cause des entrepreneurs imaginatifs et de ces animateurs festifs qui ont fait de cette bourgade un lieu de pow-wow, de pothlash, de happenings et de festivités sans limite ancrées dans l'aventure de la Nouvelle-France en Amérique...
Les Amériquois se tiennent dans le Bar du Clan Destin... avec la musique du Pouet Pouet Band du Montréal Transport Limitée...

 

Alain-Arthur Painchaud, arpenteur des méandres d'ici...

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Corpusculaire

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Corpusculaire

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Kermesse littéraire du Plateau

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Kermesse littéraire du Plateau

Du 25 au 27 août prochain, la Médiathèque littéraire Gaëtan-Dostie, La Passe et la Coop Coup d'griffe vous invitent à la Kermesse littéraire du Plateau, qui se tiendra dans le parc Lahaie, devant l'église St-Enfant-Jésus du Mile-End, où ils viennent tout juste d'emménager après un long et difficile processus de relocalisation. Un événement ouvert à tous et toutes, où la littérature sera à l'honneur, dans ses multiples déclinaisons.

*Vendredi 25 août

17h – Inauguration de l’exposition "Refus, dissidence et renouveau : une incursion dans la Médiathèque littéraire de Gaëtan Dostie" au sous-sol de l’église, entrée 5035 rue St-Dominique;

20h – Conférence de Yves Desjardins, de l’organisme
Mémoire du Mile End / Mile End Memories, depuis le parvis de l’église St-Enfant-Jésus;

21h30- Projection en plein-air du film "Gaston Miron, un homme revenu d’en dehors du monde" (2014) et discussion avec le réalisateur Simon Beaulieu.


*Samedi 26 août

13h – Ouverture du micro-ouvert dans le parc Lahaie: emmenez poèmes, proses et chansons!

Durant l'après-midi:
– Visites commentées des expositions extérieure et intérieure;
– Ateliers de création littéraire pour enfants;
– Ateliers de sérigraphie animés par la
Coop Coup d'griffe;
– Kiosques d'éditeurs (
Arcmtl Archive Montréal, Les Éditions de la Tournure - Coop de solidarité, Moult Éditions, Poètes de brousse, Possibles Éditions, Sabotart, etc.).

17h - Moulin à paroles du Plateau-Mont-Royal: de Nelligan et Borduas à Dany Laferrière. Présenté par
Gaëtan Dostie.

19h30 Concert de musique
– avec
La Fièvre, Chabanel, N NAO, Sylvie Legault et Éric Goulet.


*Dimanche 27 août.

14h – Visite guidée de l’Église Saint-Enfant-Jésus du Mile-End par Laurier Lacroix, spécialiste d'Ozias Leduc et membre de l’Académie des Lettres du Québec;

15h - Sur le parvis de l’église, lecture de membres de l'
Académie des lettres du Québec et d’auteurs ayant publiés dans sa revue Les Écrits;

17h - Clôture de la Kermesse

***
L'événement est organisé avec la participation financière de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal et de la Caisse Desjardins du Plateau-Mont-Royal.
"
Pour les éditeurs qui souhaitent se joindre à l'événement en ayant accès à une table dans le parc Lahaie le 26 août, veuillez nous contacter à lapasse@riseup.net.

 

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Nouveaux Délits

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Nouveaux Délits

Allez encore un ancien édito estival, et je rappelle que les 40 premiers éditos ont été regroupés avec une illustration par édito dans Nouveaux Délits et les 40 éditos < qu'on peut commander à tous moments (10 euros, port offert)

* Juillet 2006 *

De licence à licencieux, d’abandon à délinquance…

Le mot licence vient du latin, licere, licetus, signifiant « être permis » mais aussi « être mis aux enchères, être évalué à »… Il serait sans doute très intéressant de connaître le rapport entre licencia « permission » et licitatio « enchère »… Au XIIe s., le mot loisir, qui vient aussi du latin licere, est un verbe qui signifie « être permis ». Société des loisirs, société du tout permis ?
Au XIIe s., licence est un mot savant, qui signifie « liberté », au XVème, il devient « liberté excessive » et un siècle plus tard, apparaît licencieux, dérivé de licentiosus, « déréglé ». En même temps, la licence devient un titre universitaire, licentia docendi, un permis d’enseigner. Et puis arrive la licence fiscale au XIXème, avec les bienfaits de la révolution industrielle et des colonies… Pour l’argent, avec l’argent, tout est permis. Sans aucun doute.
Et les licenciements alors ? Des permis aussi ? Mais permis de quoi et permis pour qui ?
Quel rapport entre un licencié économique et un licencié en économie ? Lequel des deux est licetus, « mis aux enchères » ?
Saviez-vous que délinquant a la même origine que relique, avec cette racine indo-européenne, leik, « laisser » ? En grec, leipen d’où ekleipen, « laisser en dehors, abandonner » et en latin, linquere, lictus, d’où delinquere, « faire défaut » et puis surtout « faillir, être en faute ». Son participe présent delinquens, a donné délinquant au XVIe s.
La délinquance, elle, est née au XXème, mais est-il besoin d’étymologuer pour comprendre que l’exclusion mène à la délinquance ?
Le licencieux ne serait-il pas un excès, un dérèglement de la liberté de quelques-uns au dépend de tous les autres ?… Lorsque liberté et responsabilité ne marchent plus de pair ?
Imaginons que nous donnions à une poignée de très jeunes enfants la liberté de faire constamment tout ce qu’ils veulent. Imaginons que ces enfants là soient des chefs, d’entreprise, de banque, de partis, d’Etat… L’élite. Des enfants gâtés de trois ans, surdoués peut-être, nés du « bon » côté, c’est certain, et auxquels n’a été fixée aucune limite. Et puis imaginons, la multitude d’enfants laissés en dehors, abandonnés… qui ne vivent que de limites, sur la limite fixée par la conduite irresponsable de la dite élite…
Et moi je vous demande, où sont passés les Anciens dans nos sociétés infantiles ?

Cathy Garcia


 

La moitié des brésiliens ne dorment pas parce qu’ils ont faim.
L’autre moitié ne dort pas non plus, parce qu’elle a peur de ceux qui ont faim.
Jose de Castro

 

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My buddy

Publié le par la freniere

My buddy

He would call me late in the night from somewhere on the road, a ghost town in Texas, a rest stop near Pittsburgh, or from Santa Fe, where he was parked in the desert, listening to the coyotes howling. But most often he would call from his place in Kentucky, on a cold, still night, when one could hear the stars breathing. Just a late-night phone call out of a blue, as startling as a canvas by Yves Klein; a blue to get lost in, a blue that might lead anywhere. I’d happily awake, stir up some Nescafé and we’d talk about anything. About the emeralds of Cortez, or the white crosses in Flanders Fields, about our kids, or the history of the Kentucky Derby. But mostly we talked about writers and their books. Latin writers. Rudy Wurlitzer. Nabokov. Bruno Schulz.

“Gogol was Ukrainian,” he once said, seemingly out of nowhere. Only not just any nowhere, but a sliver of a many-faceted nowhere that, when lifted in a certain light, became a somewhere. I’d pick up the thread, and we’d improvise into dawn, like two beat-up tenor saxophones, exchanging riffs.

He sent a message from the mountains of Bolivia, where Mateo Gil was shooting “Blackthorn.” The air was thin up there in the Andes, but he navigated it fine, outlasting, and surely outriding, the younger fellows, saddling up no fewer than five different horses. He said that he would bring me back a serape, a black one with rust-colored stripes. He sang in those mountains by a bonfire, old songs written by broken men in love with their own vanishing nature. Wrapped in blankets, he slept under the stars, adrift on Magellanic Clouds.

Sam liked being on the move. He’d throw a fishing rod or an old acoustic guitar in the back seat of his truck, maybe take a dog, but for sure a notebook, and a pen, and a pile of books. He liked packing up and leaving just like that, going west. He liked getting a role that would take him somewhere he really didn’t want to be, but where he would wind up taking in its strangeness; lonely fodder for future work.

In the winter of 2012, we met up in Dublin, where he received an Honorary Doctorate of Letters from Trinity College. He was often embarrassed by accolades but embraced this one, coming from the same institution where Samuel Beckett walked and studied. He loved Beckett, and had a few pieces of writing, in Beckett’s own hand, framed in the kitchen, along with pictures of his kids. That day, we saw the typewriter of John Millington Synge and James Joyce’s spectacles, and, in the night, we joined musicians at Sam’s favorite local pub, the Cobblestone, on the other side of the river. As we playfully staggered across the bridge, he recited reams of Beckett off the top of his head.

Sam promised me that one day he’d show me the landscape of the Southwest, for though well-travelled, I’d not seen much of our own country. But Sam was dealt a whole other hand, stricken with a debilitating affliction. He eventually stopped picking up and leaving. From then on, I visited him, and we read and talked, but mostly we worked. Laboring over his last manuscript, he courageously summoned a reservoir of mental stamina, facing each challenge that fate apportioned him. His hand, with a crescent moon tattooed between his thumb and forefinger, rested on the table before him. The tattoo was a souvenir from our younger days, mine a lightning bolt on the left knee.

Going over a passage describing the Western landscape, he suddenly looked up and said, “I’m sorry I can’t take you there.” I just smiled, for somehow he had already done just that. Without a word, eyes closed, we tramped through the American desert that rolled out a carpet of many colors—saffron dust, then russet, even the color of green glass, golden greens, and then, suddenly, an almost inhuman blue. Blue sand, I said, filled with wonder. Blue everything, he said, and the songs we sang had a color of their own.

We had our routine: Awake. Prepare for the day. Have coffee, a little grub. Set to work, writing. Then a break, outside, to sit in the Adirondack chairs and look at the land. We didn’t have to talk then, and that is real friendship. Never uncomfortable with silence, which, in its welcome form, is yet an extension of conversation. We knew each other for such a long time. Our ways could not be defined or dismissed with a few words describing a careless youth. We were friends; good or bad, we were just ourselves. The passing of time did nothing but strengthen that. Challenges escalated, but we kept going and he finished his work on the manuscript. It was sitting on the table. Nothing was left unsaid. When I departed, Sam was reading Proust.

Long, slow days passed. It was a Kentucky evening filled with the darting light of fireflies, and the sound of the crickets and choruses of bullfrogs. Sam walked to his bed and lay down and went to sleep, a stoic, noble sleep. A sleep that led to an unwitnessed moment, as love surrounded him and breathed the same air. The rain fell when he took his last breath, quietly, just as he would have wished. Sam was a private man. I know something of such men. You have to let them dictate how things go, even to the end. The rain fell, obscuring tears. His children, Jesse, Walker, and Hannah, said goodbye to their father. His sisters Roxanne and Sandy said goodbye to their brother.

I was far away, standing in the rain before the sleeping lion of Lucerne, a colossal, noble, stoic lion carved from the rock of a low cliff. The rain fell, obscuring tears. I knew that I would see Sam again somewhere in the landscape of dream, but at that moment I imagined I was back in Kentucky, with the rolling fields and the creek that widens into a small river. I pictured Sam’s books lining the shelves, his boots lined against the wall, beneath the window where he would watch the horses grazing by the wooden fence. I pictured myself sitting at the kitchen table, reaching for that tattooed hand.

A long time ago, Sam sent me a letter. A long one, where he told me of a dream that he had hoped would never end. “He dreams of horses,” I told the lion. “Fix it for him, will you? Have Big Red waiting for him, a true champion. He won’t need a saddle, he won’t need anything.” I headed to the French border, a crescent moon rising in the black sky. I said goodbye to my buddy, calling to him, in the dead of night.

 

Patti Smith        The New Yorker

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Dernière parution

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Ca joue!

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À la Vieille Gare de Lyster

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La Fête africaine Inverness

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La Fête africaine Inverness

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