Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

993 articles avec glanures

Le nouveau Scribulations est paru

Publié le par la freniere

 

Couverture-Scribulations-01-13---Mr-Zion.jpg

 

Scribulations-01-13--pages-90---91.jpg

 

Sommaire.jpg

Publié dans Glanures

Partager cet article

Repost 0

Les Fous du Loup

Publié le par la freniere

A3-LOUP2013-IMAGE-150.jpg

Publié dans Glanures

Partager cet article

Repost 0

Le Clan Desmarais et les éoliennes

Publié le par la freniere

2010-4161-8x4-150-3-mi.jpg

 

Tout le monde a eu tout faux la semaine dernière dans le débat entourant le parc éolien de la vallée de la Matapédia propriété d’EDF-Énergies Nouvelles et de la société pétrolière albertaine Enbridge. C’est Daniel Breton, député péquiste de Sainte-Marie-Saint-Jacques, qui a d’abord été le porteur du ballon en dénonçant la propriété étrangère du parc d’éoliennes de la vallée de la Matapédia, en Gaspésie. Monsieur Breton s’est aussitôt fait rabrouer par les membres de son parti et ridiculiser par les partis d’Opposition. Monsieur Breton, ancien ministre de l’Environnement et maintenant responsable du dossier de l’électrification des transports, a déclaré que la propriété et les profits d’un tel parc d’éoliennes devaient être québécoises. En fait, ils le sont en bonne partie.

 

En effet, Power Corporation est impliquée dans ce projet. Paul Desmarais est largement actionnaire dans EDF-Énergie Nouvelles et a délégué Paul Lafont, président-directeur-général de Lafarge (le plus gros producteur de ciment au monde, une filiale à part entière de Power) au Conseil d’administration d’EDF-Énergies Nouvelles. Une large part des profits du parc d’éoliennes de la Matapédia iront donc dans les poches de Paul Desmarais.
Ce n’est pas la première fois que Desmarais fait dans les éoliennes. EDF-Énergies Nouvelles, en effet, achève en ce moment d’implanter au coût de 800 millions de dollars le plus grand parc éolien au pays aux confins du Parc des Laurentides, sur un territoire non organisé qui chevauche les régions du Saguenay et de Charlevoix. J’en ai déjà traité dans ces pages. Comme d’habitude, Hydro-Québec achètera largement à perte l’électricité qui sera produite par les 175 éoliennes de ce parc. Le coût pour Hydro : 11,5 cents le kwh; le prix de vente aux États-Unis : autour de 5 cents le kwh. EDF-Énergies Nouvelles engrangera les profits avec la même facilité que souffle le vent. Nous serons donc encore une fois mis à contribution pour enrichir davantage Paul Desmarais et les membres de son clan. On nous vendra du vent à prix d’or. Quoi d’étonnant qu’Hydro-Québec, qui vend à perte le courant électrique qu’elle produit autant que celui qu’elle achète, veuille augmenter ses tarifs? Il faut bien que quelqu’un paye pour les profits de Power Corporation.

 

Personne au gouvernement n’a, la semaine dernière, voulu mentionner la mainmise de Paul Desmarais sur ces différents projets d’éoliennes. Madame Pauline Marois, qui appartient au clan Desmarais, s’est contentée de dire que la position de monsieur Breton ne reflétait pas la ligne de son gouvernement. Elle s’est bien gardée de mentionner le nom de Paul Desmarais, elle qui connaît très bien les tenants et les aboutissants de ces divers projets de parcs éoliens. En effet, c’est en partie dans sa circonscription qu’est installé le parc éolien d’EDF-Énergies Nouvelle au Saguenay et dans Charlevoix.

 

C’est sur des territoires non organisés appartenant à Solifor que sont établis ces parcs d’éoliennes. Solifor, je le rappelle, est une société immobilière fondée par le Fonds de Solidarité de la FTQ. Solifor compte plusieurs filiales dans la plupart des régions du Québec et est devenue le quatrième plus important propriétaire foncier du Québec. C’est ainsi que Solifor brasse des affaires avec Power Corporation et que cette société lui met la table pour que Power engrange encore davantage de milliards. Toutes ces informations ont été complètement occultées par les médias de masse la semaine dernière. Mais faut-il vraiment s’en étonner? C’est la marque distinctive de Power Corp. d’agir en catimini, loin des regards du public, sous la protection complice du silence des politiciens et des médias de masse. Faites circuler s'il-vous-plaît.

 

François Harvey

Publié dans Glanures

Partager cet article

Repost 0

Peinture en direct à la Rockette

Publié le par la freniere

9685_10201460344064632_244774227_n.jpg

Publié dans Glanures

Partager cet article

Repost 0

Aux vues de l'histoire

Publié le par la freniere

simard«On dirait un film de missionnaires, du prêchi-prêcha. » L’ancien felquiste Francis Simard n’apprécie pas du tout la romance révolutionnaire que donne à voir La maison du pêcheur en guise d’explication de la crise d’Octobre 1970.

 

Je suis allé voir le film avec lui. « Cette histoire-là n’a jamais existé telle qu’elle est racontée. Dommage, ça aurait été d’actualité pour ce que c’est : l’été de jeunes militants qui ouvrent un café, qui se font dire que ce n’est pas possible, que ça dérange le système. Même René Lévesque s’en était mêlé ! Ça aurait rejoint le sens de la contestation des jeunes d’aujourd’hui, le ras-le-bol de tout le monde écoeuré d’être dépossédé. »

 

Un cinéaste a le droit de construire une fiction. Mais on ne peut pas prétendre en même temps servir l’histoire, comme le soutient pourtant le réalisateur du film. « On n’imprimait pas de tracts ! On était crevés juste à faire fonctionner la Maison jour et nuit. La “révolution” n’était pas dans chaque phrase… Et imagines-tu que si des filles toutes nues dansaient là, je m’en serais pas souvenu ? »

 

Le projet bascule pour de bon à la suite d’une charge des pompiers de Percé. Mais dans le film, cet épisode est relégué à la suite d’affrontements violents qui n’ont pas eu lieu, soutient Simard. « Nous sommes partis pour Percé sans les Rose. Paul et Jacques sont des êtres extraordinaires, mais ils n’étaient pas là au tout début. On a organisé une conférence de presse à Montréal pour dénoncer la situation. Après nous sommes revenus ensemble pour nous organiser, durer. »

 

Plume, Charlebois et Dubois chantent à la vraie Maison du pêcheur. « Claude Dubois s’est poussé quand les pompiers sont arrivés. On n’a pas payé le loyer parce qu’on n’a jamais pu opérer. L’histoire autour du loyer, c’est pas vrai. » Et que penser de celle du Gaspésien Bernard Lortie qui, dans le film, devient felquiste parce que son père se voit déposséder de son bateau de pêche ? Selon les souvenirs de Simard, le père Lortie était plutôt concierge…

 

Pas du tout amer, Francis Simard. Juste déçu de voir le cinéma imposer ainsi ses images a posteriori.« Désormais, la force du moteur historique, c’est le cinéma. Si par exemple ton père travaillait dans un sous-marin, on dira que c’était comme Das Boot. Et l’image du film se superposera à la réalité. » Plus grave encore selon lui est le fait que notre regard sur l’histoire souffre de plus en plus d’une erreur de perspective qu’illustre bien La maison du pêcheur. « Le problème principal du film est qu’il plonge dans une approche que tous les historiens rejettent : la téléologie », l’idée que l’avenir est entièrement prévisible à partir des situations antérieures.

 

« On voudrait nous faire croire que ce qui arrive quatorze mois plus tard - la crise d’Octobre - trouve sa naissance et son sens dans ce qui survient en un seul été, au bord d’un quai ! On militait déjà au RIN. J’organisais des manifs. J’avais lu. La mort du Che m’avait touché, comme d’autres choses. En plus, c’est raconté comme si nous venions expliquer à des niaiseux ce qu’il faut faire et penser ! Et comme les Gaspésiens ne comprennent pas tout de suite, on est poussés à devenir plus durs, ce qui expliquerait encore octobre 1970 ! Faudrait arrêter avec les niaiseries ! Ce film montre du mépris pour les Gaspésiens sans même s’en rendre compte. Il ne faut pas surestimer la culture historique des gens, mais il ne faut pas non plus sous-estimer leur intelligence. Dans le fond, c’est la bêtise de ce film que j’haïs le plus. »

 

Révolution

 

La morale qui recouvre l’ensemble ne fait qu’ajouter à sa critique. « La Maison du pêcheur devient ici la “maison du pécheur”, au sens judéo-chrétien. On veut que les gens comprennent, qu’ils acceptent ce que nous avons fait. Alors, les explications et les justifications n’en finissent plus. Ça dit : “Excusez-nous, on a péché, mais on voudrait vous expliquer d’où c’est venu”. C’est quand même incroyable de voir autant de gens passer leur temps à essayer de s’excuser, à se justifier et à se sentir coupables à notre place ! »

 

Se sentir coupable n’est pas la même chose que de se sentir responsable. « J’assume ce que nous avons fait. Les gens voudraient qu’on s’accuse, qu’on s’explique à l’infini parce qu’un Québécois, c’est bon, c’est fin, c’est gentil. Je suis pas gentil ! Je n’ai jamais menacé personne avec une hache comme dans ce film, mais j’ai jamais eu peur non plus d’avoir peur : j’assume mes convictions. »

 

En finissant son verre de bière, Simard résume. « On a vraiment voulu changer les choses. Et certains voudraient qu’on soit pardonnés pour ça ? J’ai pas à l’être. J’y ai cru, j’y crois encore. J’étais idéaliste. Je le suis resté. C’est pas un crime. Ce film veut ériger un monument. Je déteste les monuments. Changer les choses, c’est encore plus nécessaire aujourd’hui. On retourne vers un capitalisme sauvage. Et on n’a même plus le mirage du socialisme pour s’en consoler. »

 

Alors quoi, Simard ? « Alors une révolution me semble plus nécessaire que jamais. »

 

 

Jean-François Nadeau    Le Devoir

 


Publié dans Glanures

Partager cet article

Repost 0

J'ai mal à ma région

Publié le par la freniere

  diane.jpg

 

Au Parc éolien industriel de l’Érable, les travaux tirent bientôt à leur fin. Les travailleurs semblent heureux. Il y a eu le party des grutiers. Bravo! Le succès, l’abondance et l’argent semblent couler à flot! Tout va bien selon les journaux locaux. Mais en réalité, rien ne va.

 

Le Gouvernement aurait pu les payer à rester chez eux. Ça aurait été moins dérangeant pour la population des localités, plus payant et moins frustrant pour l’ensemble des Québécois.

L’augmentation et le surplus d’électricité pour plusieurs années, quel gaspillage! Tout va bien, oui, mais pour quelques-uns seulement!

 

Je partage la même douleur que l’opinion émise  la semaine dernière. Moi aussi, j’ai mal à ma région. Au village de St-Ferdinand, il suffit de monter la côte de l’Église pour voir l’ampleur du désastre planté verticalement dans notre horizon. La tranquillité des paysages majestueux n’existe plus.

Avec tous ces projets d’agrandissement de parcs à venir, nous serons cernés de tout bord de tout côté par ces industries à ciel ouvert.

 

Je considère que nos décideurs ont saboté inutilement nos plus grandes richesses : la beauté des paysages et la quiétude de la vie communautaire et sociale.

 

Dommages permanents irréparables à moins de les démanteler au plus tôt. Mais le feront-ils un jour?

La réalité a dépassé la fiction. Je fais semblant que tout va bien. Pour ma part le rêve est terminé.

 

Diane Boucher, résidente de St-Ferdinand

 

Le 21 septembre 2013

 

diane-2.jpg

Publié dans Glanures

Partager cet article

Repost 0

Du fond du Blues clair

Publié le par la freniere

 

blogue-002.jpg

 

Pendant qu'on se les gelait, je suis descendu par un soir vide après mes cours au Blues Clair.  Gurrie et moi nous y retrouvions parfois. Le temps d'une petite bière assis au bar qui était dégarni où je crois ce soir-là avoir vu à mes côtés un fantôme du nom de Gilbert embué de tristesse. 

 

 

En quittant l’endroit, j'ai piqué cette affiche qui était dans le portique... C'était à l'hiver de 1982, mais un peu après le récital de poésie annoncé que je n'ai donc pas vu, hélas.

 

On notera sur l'affiche comme une parenté, un passage, quelque chose comme de l'altitude dans les sillons québécois. C'est le titre tout d'abord, les Promotions (et non les « productions ») de l'Échelle à l'Étoile. 

 

 C'est le dessin aussi qui rappelle le plaisir que nous avions à suivre à la radio les Décrocheurs d'Étoiles de Michel Garneau.

 

Que vienne, se réinvente, se catalyse, se métamorphose ce troupeau toujours intensément  Bisons Ravis pour pacager dans nos rêves saccagés. Absolument!

 

Jacques Desmarais

Publié dans Glanures

Partager cet article

Repost 0

Non aux éoliennes inutiles

Publié le par la freniere

non-elio-inutiles-vdn-100-8x10.jpg

 

photo: Michel Mallet

Publié dans Glanures

Partager cet article

Repost 0

Nouveaux Délits no 46

Publié le par la freniere

    En juillet dernier, la revue Nouveaux Délits a fêté ses 10 ans !
 
Pari fou, pari tenu. 223 auteurs y ont été publiés à ce jour et certains d’entre eux nous ont malheureusement quittés depuis. 17 artistes l'ont illustrée, autant dire que certains plus d'une fois ! Je les remercie toutes et tous, car une revue c'est avant tout le fruit du généreux travail et de la douce folie de chacun. Si elle a réussi à perdurer jusqu'à aujourd'hui, c'est bien grâce à celles et ceux qui s'y intéressent, tous les abonné(e)s bien-sûr, mais aussi les lectrices et lecteurs occasionnel que je remercie également. Pour repartir de plus belle, en juillet, Les Soliflores ont vu le jour sur le blog de la revue. Il s'agit d’une publication en ligne de textes uniques d'auteurs, pour répondre à l'afflux toujours plus important de propositions, qui déborde largement ce que peuvent contenir trois numéros papier par an. Les Soliflores sont donc des clins d'œil pour encourager l’art poétique car oui, le poète est un artiste ! Le poète est un musicien, peintre, sculpteur de langue. Comme dans tout art, on y retrouvera toutes sortes de styles et du hors-style, du singulier, du brut et de vrais morceaux de vie posés ou crachés sur le papier (ou sur l’écran, modernité oblige).  Aussi, il n’est pas besoin de batailler pour savoir ce qu’est la vraie poésie. Il y en a simplement pour tous les goûts, y compris pour celles et ceux qui en manquent, et c’est tant mieux. Comme tout art, elle exprime la multiplicité, la diversité et la complexité humaine. Comme tout art, elle demande ouverture, curiosité, audace autant qu’humilité. Elle est en profonde relation avec la musique, puisqu’elle travaille comme elle avec un matériau intangible, vibratoire : le son. Elle construit, déconstruit et fait naître des étincelles aux points de friction de ces assemblages sonores et  elle use ou au contraire détourne le sens qui leur est généralement donné pour en inventer d’autres. J’ai donc une fois de plus le plaisir de vous présenter, dans ce 47ème  numéro (avec le numéro 0), quelques pièces choisies de cet art vivant, en espérant que vous les trouverez à votre goût.

 CG
    

Quelques peuples seulement ont une littérature,

tous ont une poésie.

Victor Hugo in Océan prose

 

1907226738.JPG

 

AU SOMMAIRE

 
Délit de poésie  :  Céline Rochette-Castel et Isabelle Delpérié

Délit sensuel  :

Afrique de mes baisers de Bénédicte Fichten

Poèmes de Gisaeng, courtisanes coréennes, traduits du coréen par Henri-Charles Alleaume


Délit de faciès :  Sénamé, Ce que j’ai vu (extraits)


Délit malgache : Vérité sur parole et Mettons que je n’ai rien dit, deux nouvelles de Ben Arès

 

Résonance :  Les esprits de la steppe de Corinne Sombrun


2130822870.JPG  
Délits d’(in)citations  volent au bas des pages, détachées de leur texte-arbre, c’est de saison. Vous trouverez encore, mais oui, le bulletin de complicité au fond en sortant.

 

Illustrateur : Hamid Tibouchi

 

3108861698.JPG

 

Certains voient les choses comme elles sont
et se demandent "Pourquoi?"
Moi je rêve les choses telles qu'elles n'ont jamais été,
et je me demande "Pourquoi pas?"

 

George Bernard Shaw 

 

Publié dans Glanures

Partager cet article

Repost 0

Peinture en direct

Publié le par la freniere

9736_10201439167834556_682235701_n.jpg

Publié dans Glanures

Partager cet article

Repost 0