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1000 articles avec glanures

La Fanfare Pourpour au Mexique

Publié le par la freniere

 

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Paul Rose: un traitement ordurier de Lagacé et Chapleau

Publié le par la freniere

« J'ai un fils enragé », chante Félix Leclerc dans L’alouette en colère. La journaliste Marion Scott du journal The Gazette a fait le lien entre ce chef d’œuvre et Paul Rose. Dans son article, paru le 14 mars, elle cite même, pour rendre compte du combat de Paul Rose et des felquistes, ces vers de la chanson :

J'ai un fils dépouillé
Comme le fût son père
Porteur d'eau, scieur de bois
Locataire et chômeur
Dans son propre pays

Il est absolument incroyable que les meilleurs articles commentant le décès de Paul Rose, mis à part celui de Jean-François Nadeau dans Le Devoir, soient ceux de The Gazette et du Globe and Mail.

Révolutionnaire ou « terroriste »?

Révolutionnaire ou vulgaire terroriste?, telle serait la question, nous dit Patrick Lagacé dans sa chronique parue dans La Presse du 15 mars.

Pendant que Lagacé et Chapleau, dans son ignoble caricature du 16 mars, faisaient le choix de « vulgaire terroriste », le Globe and Mail exprimait son respect pour le parcours politique de Paul Rose, sans évidemment l’endosser, en titrant la pleine page qui lui est consacrée dans son édition du 15 mars: « FLQ leader was a separatist to the end. Imprisoned 13 years for Pierre Laporte murder, he renounced violence, but not revolution » (Le leader du FLQ est demeuré un séparatiste jusqu’à la fin. Emprisonné 13 ans pour le meurtre de Pierre Laporte, il a renoncé à la violence, mais non à la révolution.)

 

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Je ne veux pas être un gourou

Publié le par la freniere

Il me vient cette image à l’esprit, vue dans une publicité sans doute : celle d’un homme perdu dans le désert. Devant lui, incongru dans un paysage de dunes à perte de vue, un panneau jaune avec un point marqué d’une flèche : « Vous êtes ici. » L’image résonne avec la situation présente, dans laquelle nos repères vacillent et perdent leur capacité à nous ancrer. Dans laquelle, pourtant, il importe plus que jamais de savoir se situer, ici et maintenant, en s’efforçant de trouver des réponses à quelques questions. Quelles sont mes valeurs ? Quelle doit être la suite ? Par où aller ?

 

En ce qui me concerne, le Pierre Rabhi engagé sait à peu près où il en est. J’ai des convictions solides : l’agroécologie, l’humanisme. Je me sens à ma juste place. Et puis il y a le Pierre Rabhi intime, fragilisé par des interrogations profondes en lien avec son passé. J’ai beaucoup d’énergie dans ce que j’entreprends, mais je reste un enfant qui n’a pas connu sa mère.

 

Je n’ai même pas de photo d’elle. Faute de connaître celle qui m’a mis au monde, je me sens comme un clandestin sur cette planète. Par la suite, j’ai connu des arrachements successifs, j’ai peiné à trouver mon identité en ayant grandi dans une double culture. Ces vieilleries de notre grenier psychologique, nous les traînons alors qu’il faudrait apprendre à s’en débarrasser. C’est ainsi. On dit du chagrin qu’il émousse ou qu’il aiguise. Je crois qu’il m’a plutôt aiguisé. Mais, par moments, il m’émousse encore. Lors d’une réunion avec mes collaborateurs, il y a quelques jours, j’ai fondu en larmes. Je me sentais très chargé par mon histoire, par l’état du monde.

 

Certains voudraient faire de moi un maître à penser. Je me sens parfois happé comme un étendard lors d’événements où ma présence est souhaitée. Lorsque les gens viennent me dire : « Vous me faites du bien, vous me donnez du courage », je pourrais en profiter pour faire le gourou. Mais je réponds : « Ce n’est pas moi, je ne suis qu’un canal, un porte-voix. Pierre Rabhi, c’est 52 kilos tout mouillé. »

 

J’en reviens à mon petit panneau jaune. Savoir se situer, c’est bien sûr se situer dans ses valeurs. Mais aussi dans son histoire, dans ses relations aux autres. Il y a en chacun de nous un tyran et une victime. Ces failles, si nous ne les accueillons pas pour les panser, font le lit des idéologies, du dogmatisme religieux, du conformisme militant. On se cherche un sauveur, une appartenance, une ligne de conduite et l’on néglige de prendre sa part de responsabilité à l’égard de soi et des autres. Or le changement de société ne peut advenir sans un changement des individus. Il ne sert à rien de chercher à rafistoler le modèle sans travailler d’abord à se rafistoler soi-même. Mes chagrins me rattrapent en même temps qu’ils me font avancer. Voilà où j’en suis.

 

Pierre Rabhi

 

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Alphabêtissement

Publié le par la freniere

C’est compréhensible de pleurer abondamment, d’inonder la terre par les lacrymaux par nos jours convulsionnés. Il y a des raisons claires pour le faire, au-delà de toute perception sociale de la pleurniche : c’est seulement d’injustice dont on entend parler et les actions honnêtes nous étonnent encore. Ce serait souhaitable d’atteindre la situation contraire comme collectivité mais l’impossibilité historiquement prouvée d’y parvenir devrait nous confirmer que l’injustice fait partie de notre espèce de façon indissociable. C’est inutile d’essayer où d’y songer : l’intégrité sera toujours minoritaire et nous serons contrôlés en grand partie par des tyrans successifs dont la parure pourra être changeante mais l’intention sera chaque fois plus névrosée. L’idée a même été brevetée, mise en bible et rendue en 3-D. 

 

Or il y a le choix, car rester intègre dans la face du désastre constitue la définition même de l’intégrité. La vie d’un certain Jésus de Nazareth, qui devait en être l’exemple vivant, est le meilleur exemple de la récupération de concepts de l’histoire connue. On craint qu’on ne fasse de même, dans les dizaines de siècles qui suivront notre temps, avec les dieux et les exemples du futur, récupérant nos propres vies et nos luttes à sang et à anxiété. Il ne faudra certainement pas attendre aussi longtemps qu’avec Jésus pour qu’on tergiverse le cap sur lequel nous avons aligné nos vies, pas longtemps avant qu’on ne l’édulcore, ne l’alpha-abêtisse, ne le transgénise, ne le mal allaite, ne l’esclavage en s’esclaffant de justice à la fois. (Naît l’esclave, agençant, sexe éclaffant de jus, ’sti sale à foi.)  

 

Tout comme la translocation, le transvasement ou les transfuges, la récupération de concepts à l’effet du pouvoir est souvent dangereuse et nuisible, puis ça rend méconnaissable. Eisenhower l’avait dit, en quittant la présidence états-unienne en 1961 : We should take nothing for granted; c’était un avertissement au sujet de ce qu’il nomme le complexe militaire-industriel. Il faut se méfier de tout ce qui est vivant, même des plantes, car tout déracine. Seulement la paléontologie révélera notre futur, si le temps le permet, car nous sommes certains d’être au royaume des ombres allongées, où tout espoir flétrit. La réverbération que nous laisserons sera aussi transformée et son cœur vibrant sera pillé d’extase en extase jusqu’au dilatement et la frigidité flaccides.

 

Et tandis que quelques-uns broient la perduration, se saignent les denrées transcendantales, accouchent d’un possible inusité…d’autres s’auto-polluent volontiers, Harlem Shake ou McShake, dans d’autant d’activités banales à n’en plus pouvoir. Puis ça publie sur Facebook des idioties à n’en plus finir. Alors arrive le jour où les autres commencent à n’en plus être capables d’endurer la bêtise ambiante. Les flammèches s’approximent et détournent le paisible rythme borgne et inutile de l’après-midi. C’est un châtiment sincère que les profondément saillis exigent sur la tête des idiots de ce monde. Et ça fait POUF ! PAF ! PATATRAS ! SPLAF ! BAM ! Et ça fout CLONC! BONG! PIOU! ZING! CRATCH! Et ça ne déniaise guère, cette guerre. Et ç’en redemande. Et ç’en readymade. Et ç’en rit du monde.

 

Car les idiots ne souffrent jamais, du moins pas beaucoup. Bien sûr, ils ont bobo lorsqu’ils sont poignardés, édentés, cravachés, boxés, talochés, cognés, fessés, roués, vaincus… Or ce n’est pas pareil. Or ce n’est pas comparable – leur souffrance reste au premier niveau. Leur souffrance ne se développe pas, n’atteint même pas la ménarche. Et c’est bien connu qu’une souffrance aride n’engendre rien de beau, rien de bon. Elle ne se transvase, ne se transforme, ne se sublime pas. Elle est donc inutile, comme son porteur. Quand l’aberration s’alphabétise, quelle bêtise viendra? Quelle bête alpha fera l’Omega de l’histoire? Quelle apoplexie aura le dessus sur l’utilité humaine? À quel point ces questions monopolisent l’art contemporain, l’obligeant au pire, au plus suicidaire des pessimismes? A stulto undique caveto

 

Frans Ben Callado

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Zinzoline 4

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Le quatrième numéro de Zinzoline est en ligne ici (http://fr.calameo.com/read/00031095948fc824098f6).

 

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Aux macoutes Agnès Maltais et Stephen Harper

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Comment se fait-il que Roger Brodeur, Chef-coupeur des supers-Macoutes, ne soit pas encore en vacances, hein ? Les subalternes ont quitté la Vallée des larmes pour d’autres ivresses où verdissent les marées. Pas lui. Sa charge le contraint à demeurer fidèle au poste. Qu’une telle obligation lui incombe le flatte sans bon sens ; c’est le genre de type qui pense toout, la gueule fendue jusqu’aux oreilles : «À c’t’heure que les téteux sont partis se pogner le cul en Gaspésie, moi je vas en profiter pour couper des Béès. Là, le ministre va être content de l’ouvrage de son homme de confiance ; et puis après, ben, je vas peut-être mériter une médaille, une décoration, une prime à la productivité, ou d’autres avantages marginaux dans le genre «as-tu-vu-mon-cv», peut-être, souhaitons-le. M’illustrer en oeuvrant au bien-être social ne m’interdit pointe de veiller à mes intérêts personnels. Espérons. Souffrons.» C’est ce qu’il conçoit. Une idée comme une accrétion. Une conviction. Il a la foi. Foi de crosseur, il exerce son jugement en instance de glaciation pathogène. Rien que pour ça, il mériterait que sa fidèle épouse vire pute et qu’elle le supprime au détour d’un bordel bon marché. Mais madame Brodeur, la Brodeuse, prétend sans rire, paraît-il, partager l’itinéraire spirituel de son pourvoyeur. Actuellement, ce gros sirupeux de Brodeur se gonfle le poitrail d’aise. Rengorgé par l’adulation que lui voue un petit groupe d’émules, le Cheuf trône dans l’obscène lumière du ministère de la Béèssitude.

 

C’est donc un important Roger à qui il arrive fréquemment de désigner les bénéficiaires par des néologismes de son cru et dont il paraît assez fier, les SEC, sigle désignant vieillottement les Sans Emplois Chroniques ;

           

Quant aux filles, ce sont des Miss Béès, ellipse exotique ;

             

Chèques raides, autre trouvaille métonymique, celle-là plus conglante, ressortissant au souci d’égalité des menaces lancées, en vrac, contre tous ;

           

mais, plus généralement, qu’il s’agisse du ministère ou des bénéficiaires comme tels, le gros Brodeur utilise l’expression Béès. Quand il nivelle, le bonhomme jouit. Ou bien fantasme. Ou bien jouit de fantasmer.

           

Il fait grincer l’un ou l’autre de ces diminutifs, et le mépris, en lui, sourit pour la deuxième fois. «Haaastie de Béès ! »

(…)

 

Yves Boisvert    Le gros Brodeur

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Dérives

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La police ne défend plus, elle attaque.

 

 


 

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La matière du monde vient de paraître

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Le temps me tire par le cou vers un bosquet de mots, les images perdues, une vision de veille, une forêt de sons. Les jours passent en quêteux. Les bêtes se relèvent dans l’orgueil du cri. La route autour du monde n’était qu’une chimère. La pluie dénoue ses doigts dans les sources taries. La seule ligne infinie est pointillée de mots. J’y cherche un peu d’espoir. Les fleurs gonflées d’orgueil ont bu toute la soif. Les rendez-vous d’amour ont dévoré les heures sans cracher les pépins. Ce n’est pas moi qui marche, c’est la route qui lève, la neige qui salue, le soleil qui pleure.

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L'esclavage moderne

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Une stratégie préparée contre la démocratie

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