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Médiatèque Gaetan Dostie

Publié le par la freniere

Chants et poèmes, spectacle du 26 mai 2012 avec
Daniel Boucher et Alexandre Belliard en chanson,
Élise Tucotte et Tony Tremblay en parole.

Au bénéfice de la
Médiathèque littéraire Gaëtan Dostie
Musée des arts littéraires

1214 de la Montagne, Montréal (métro Peel ou Lucien-L'Allier)

Contribution volontaire: $25.
Réservation par courriel: info@mlgd.ca ou au numéro 514 861-0880 site internet: www.mlgd.ca

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Organisée par Alexandre Belliard pour soutenir la MlGD, cette 12e soirée, samedi le 26 mai, réunit Daniel Boucher, Alexandre Belliard, Élise Tucotte et Tony Tremblay.

Daniel Boucher s'est découvert avec Cégeps en spectacle organisé par Michel Drainville, membre de notre CA. Depuis, cinq disques et sa participation au récent spectacle musical des Filles de Caleb en font une voix prépondérante sur la scène d'ici.

Alexandre Belliard mène non seulement une carrière d'auteur-compositeur-interprète brillante, mais, tant à travers son plus récent disque Légendes d'un Peuple que comme chroniqueur historique à la radio de Radio-Canada, il s'avère un communicateur motivant et un historien passionnant.

Élise Tucotte cultive tant la poésie que le roman, voire le roman-jeunesse. Depuis le Prix Émile Nelligan jusqu'au Grand prix du livre de Montréal, les plus hautes reconnaissances célèbrent déjà chaque facette de cette œuvre majeure.

Tony Tremblay étonne par sa polyvalence : poète bien sûr, récipiendaire du Prix Nelligan entre autres, mais encore plus connu pour son travail d'animateur-réalisateur à la radio de Radio-Canada, de directeur de revue littéraire et de performeur.

 

Le spectacle débute à 20 h. et est précédé d'une visite guidée avec Gaëtan Dostie, du premier étage du musée, à 19 h.

La succession Rémi-Paul Forgues, 1926-2012, poète et peintre du Groupe des Automatistes au milieu des années 40, vient d'offrir à la Médiathèque un fonds composé de manuscrits, dessins, photos, archives diverses. Une fascinante gouache automatiste de 1951, des photos et un poème manuscrit sont présentés pour la première fois dans le salon dit du Refus global.

Le moratoire décrété en 2000 contre toute nouvelle institution muséale ou patrimoniale étant toujours effectif, votre contribution est essentielle à notre développement, et nous vous en remercions.

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Francopolis mai 2012

Publié le par la freniere

REVUE FRANCOPOLIS MAI 2012
http://www.francopolis.net/

 

Dans le sommaire de la page index, vous y trouverez :

 

- Les Auteurs Sélectionnés Mai 2012 – Spécial Haïti
sous la responsabilité de Dana Shishmanian. Elle nous les présente,
accompagnés des commentaires des membres de Francopolis.
Yves Patrick AUGUSTIN - Fabian CHARLES
Thélyson ORÉLIEN - Jean-Robert LÉONIDAS - Pierre Moïse CÉLESTIN.
http://www.francopolis.net/librairie/intromai2012.html

- Notre INVITÉ AU SALON
Sabine Péglion avec quelques-uns de ses poèmes, recherche Dana Shishmanian
http://www.francopolis.net/salon/PeglionSabine-mai2012.html

 

- Humeur et Aphorismes
-  Les Réflexions de Friedrich Nietzsche,
tiré de (Ainsi parlait Zarathoustra,

trad. Georges-Arthur Goldschmidt), recherche Gilles G. Jobin
http://www.francopolis.net/humeurs/aphorismes-mai2012.html

 

 

- Conte et Chanson 
Découvrir la voix de Marie Volta, pure et cristalline,
chanter les textes de  Roselyne Fritel et Dana Shishmanian sur MP3,
recherche Dana Shishmanian
http://www.francopolis.net/chansons/chansonMarieVolta-mai2012.html

 

- Les Rubriques

- Pieds de mots : Jours 7 et 8, la suite des chroniques de Pant, recherche Gertrude Millaire
http://www.francopolis.net/rubriques/PiedsdesmotsPant-mai2012.html

- Coup de cœur des membres :
Umar Timol, choix d’André Chenet
Flavie Cros, choix de Michel Ostertag
Michèle Lalonde, choix de Gertrude Millaire
Thélyson Orélien,  choix de Dana Shishmanian
http://www.francopolis.net/rubriques/coupdecoeur-textemai2012.html



- Lectures Chroniques
1. « Un dernier battement d’elle » de Pascale Albert, présenté par Ghyslaine Lejard
http://www.francopolis.net/revues/Albert-mai2012.html

 2. « Vingt poèmes pour passer la nuit » d'Anderson Dovilas, présenté par Dana Shishmanian
http://www.francopolis.net/revues/Dovilas-mai2012.html

 

Vue de Francophonie

Voyage en Haïti avec la présentation des Recueils de nos auteurs du mois
 :
Yves Patrick Augustin, Mon île est une absente… L’Harmattan, Paris, 2012
Jean-Robert Léonidas,
Rythmique incandescente, Riveneuve Éditions, 2011
Fabian Charles,
Anonymat, L’Harmattan, Paris, 2012
Thélyson Orélien,
Poèmes déshabillés suivi de Fragments de voix, Collection Tremplin, Paris, 2011
Pierre Moïse Célestin,
Un cœur sous les décombres, Éditions Bas de Page, Haïti, 2010  
présentés par Dana Shishmanian et Arnaud Delcorte.
http://www.francopolis.net/vues/auteurshaitiens-mai2012.html

 

D’une langue à l’autre…
Poèmes d’Ali Khadaoui duMaroc
Les lions enfin rugissent  /  Nderr izmawn gher tingira …
recherche Gertrude Millaire
http://www.francopolis.net/langue/langues-Khadaoui-mai2012.html

 

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Des centaines de blessés

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En trois mois, la grève étudiante aurait fait plusieurs centaines d'éclopés. Si la plupart n'ont subi que des ecchymoses, des éraflures ou des irritations aux yeux, certains garderont à jamais des séquelles du conflit.

«Je n'ai jamais vu autant de blessés dans un mouvement de contestation [au Québec]», affirme l'avocat Alain Arsenault, spécialiste des cas de brutalité policière.

Bien que le bilan des blessés soit flou, il reste particulièrement imposant. Une équipe d'infirmiers bénévoles affirme avoir fait quelque 400 interventions seulement dans le cadre de l'émeute de Victoriaville, vendredi soir, dont près de 200 pour traiter des gens incommodés par les gaz. La Sûreté du Québec dénombre pour sa part 12 blessés graves, 6 dans son camp et 6 dans celui des manifestants, dont 4 hospitalisations. Parmi ceux-ci: Maxence Valade, 20 ans, élève au cégep de Saint-Laurent, qui a perdu l'usage d'un oeil et subi une opération de huit heures après avoir reçu un projectile au visage, et Alexandre Allard, 20 ans et étudiant à l'Université Laval, dont on a craint pour la vie à la suite d'un traumatisme crânien causé par un projectile.

«Ce que j'ai vu était horrifiant», dit l'infirmière Sophie Vallée-Desbiens, 32 ans et membre du groupe Infirmières contre la hausse, visiblement secouée de son week-end militant. «J'ai travaillé aux urgences et en Afrique et, en huit ans de carrière, je n'ai jamais vu chose pareille.» Son équipe d'une dizaine de premiers répondants et elle ont traité des centaines de personnes durant les trois heures de l'émeute. S'ils ont vu beaucoup de cas de brûlures aux yeux et à la peau à cause du gaz poivre et aidé de nombreux manifestants en panique, ils ont aussi secouru des gens qui ont eu les dents fracassées par des projectiles et d'autres qui s'étaient foulé une cheville, voire fracturé une jambe, en essayant de se sauver du chaos.

 

Choc posttraumatique

 

«J'ai vu le plus gros hématome fémoral de ma vie», raconte la professionnelle, qui affirme que ses collègues et elle ne parviennent pas à dormir depuis les événements. «Heureusement, la blessure était interne. Sinon, on perdait le patient. Je n'ai jamais eu aussi hâte qu'une ambulance arrive.» Selon elle, plusieurs personnes souffrent d'un choc posttraumatique depuis les événements.

À Montréal, où la majorité des 180 manifestations ont été pacifiques, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) compte 25 policiers blessés en 84 jours. Huit sont toujours sur le carreau. «C'est sans compter les ecchymoses, qui ne sont généralement pas rapportées», note le porte-parole de la police, Ian Lafrenière. La plupart des blessures infligées aux agents de la paix ont été provoquées par des projectiles lancés par les manifestants, dont des balles de golf, des billes, des morceaux d'asphalte ou de métal et des pierres. On compte des blessures aux mains et au visage et une fracture, entre autres. «C'est très exigeant pour nos policiers, dit le porte-parole. Est-ce qu'ils sont fatigués? Oui. Mais ils sont toujours aussi professionnels», promet-il.

Le SPVM ne comptabilise pas le nombre de blessés chez les protestataires. «Le nombre de transports en ambulance ne reflète pas la situation puisque plusieurs se rendent chez le médecin par leurs propres moyens ou n'y vont pas», explique Ian Lafrenière.

Selon des estimations de Urgence Santé, 70 personnes dont 30 policiers ont été évaluées par les paramédics et 30 personnes ont ete transportées à l'hôpital. Seulement lors de la protestation qui a dégénérée au Palais des Congrès le 20 avril, 18 personnes ont reçu de l'assistabte et 10 sont parties en ambulance.

Selon la CLASSE, il y aurait des blessés chaque fois que l'escouade antiémeute intervient, ce qui équivaudrait à une soixantaine, sans compter les blessures mineures comme les ecchymoses, les égratignures et les problèmes respiratoires dus aux gaz. On parle de fractures aux côtes, de blessures au dos et de fractures.

Sans compter le cas de Francis Grenier, ce cégépien qui, comme Maxence Valade, a pratiquement perdu l'usage d'un oeil après qu'une grenade assourdissante lui eut explosé en plein visage (lire texte page 4).

Un autre étudiant, Gabriel Duscheneau, de l'UQAM, affirme avoir subi un traumatisme crânien après avoir reçu des coups de matraque lors de la manifestation anticapitaliste. Il a des points de suture à l'arrière de la tête.

 

En chiffres

 

> 184 Nombre de manifestations depuis le début de la grève étudiante à Montréal.

> 84 Nombre de jours consécutifs lors desquels les étudiants montréalais et ceux qui les soutiennent ont manifesté.

> 419 Nombre total d'arrestations par la police de Montréal depuis le début de la grève; 276 pour des infractions à des règlements municipaux et 155 infractions criminelles.

 

 Gabrielle Duchaine   La Presse

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Pas de panique

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Un autre Québec est en marche

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La politisation du conflit relatif aux frais de scolarité a franchi un nouveau cap avec la suggestion du ministre des finances d’en faire l’enjeu d’une prochaine élection. Non seulement cette suggestion est-elle irresponsable, en ce qu’elle déporte sine die le règlement du conflit, mais elle est également méprisante pour l’exercice même de la démocratie parlementaire et le devoir d’élaborer des consensus. Après avoir laissé pourrir le conflit jusqu’à un point de non retour, alors que toutes les solutions de règlement étaient disponibles dès le départ, y compris celle d’un moratoire et de la mise sur pied d’une commission sur le financement des universités qui sont évoquées après douze semaines d’inertie, le gouvernement a l’impudence de se réfugier derrière la mécanique électorale pour se dérober encore.

 

Où sont donc dans les cabinets de ces ministres les conseillers chargés d’évaluer l’application des politiques ? Qui peut encore avoir la mauvaise foi de blâmer le retrait des étudiants du forum de 2010, alors que le couloir de décision qui leur était prescrit leur interdisait de présenter leur conception de l’accessibilité et de formuler leurs demandes ? Dans le discours gouvernemental, rien n’est adressé aux étudiants selon le principe fondamental de la bonne volonté. Le think tank qui a décidé cette hausse, après l’avoir discutée en vase clos pendant dix ans, s’est aveuglé sur son interlocuteur, il en paie aujourd’hui lourdement le prix. La manœuvre de repli qui consiste à se laver les mains du désordre et à renvoyer la décision au choix des urnes ne fait illusion pour personne, même pour les économistes lucides appelés in extremis en renfort pour ajuster le couvercle sur une marmite qui bout un peu fort.

 

Il est pourtant clair que ce conflit n’est que l’épiphénomène de tout ce qui afflige une société qui marche actuellement sur l’abîme et lutte contre la dépression. Qui l’absorbe le plus durement, sinon les jeunes ? Qui se souvient des débats sur les clauses orphelines et qui parle encore de la précarité ? On ne se lève pas impunément tous les matins dans un pays dirigé par M. Harper et M. Charest. Les conséquences d’une double défaite référendaire commencent à peine d’apparaître, l’idée même de la liberté et de la souveraineté étant redécouverte, avec une ivresse dont la candeur émeut, par une génération qui n’était pas née lors de la crise d’Octobre, ni même un certain soir du printemps 1976. La vigueur d’un symbole, ce carré rouge superbement placé sur le mortier de diplômés dans une récente collation des grades, dit tout de ce que cette liberté attend de l’éducation et de la justice nécessaire pour y accéder.

 

La revendication étudiante a en effet entraîné au Québec une mobilisation sans précédent sur la plupart des enjeux sociaux, comme la justice sociale et la protection de l’environnement. Quelqu’un a-t-il pris la mesure de ce que signifient 300,000 personnes marchant vers le Mont-Royal pour y planter un arbre ? Cette mobilisation révèle aujourd’hui des clivages profonds, dont les lignes partagent deux conceptions opposées du bien commun : ceux qui favorisent un individualisme strict, aux yeux desquels l’éducation est un investissement individuel et une épreuve de sélection exigeant le paiement d’une juste part, et ceux qui favorisent une conception plus collective et égalitaire. Pour ces derniers, tous les motifs qui soulèvent actuellement la population contre un gouvernement corrompu et usé convergent dans le désir de vivre autrement ici et surtout de croire cela possible. Comment ne pas écouter cette demande ? Comment éviter de la traiter avec un paternalisme punitif et moralisateur ? De cet idéal qu’il est si facile de regarder avec mépris, on pouvait lire le résumé éloquent sur une bannière lors de la manifestation du 22 avril : « Un autre Québec est en marche ». Donnons à ceux qui ont le courage de l’envisager la chance de le penser. À défaut de l’avoir connu, comme nous ils l’auront au moins rêvé.

 

Si des élections ont lieu, c’est donc l’ensemble de ces questions qui doit être au cœur du choix des citoyens. Aux luttes étudiantes, la société doit aujourd’hui une prise de conscience aussi rare que nécessaire : accéder à la conscience que tous ces enjeux sont solidaires. La lutte contre l’exploitation incontrôlée des ressources naturelles, pour ne citer qu’un exemple, ne se comprend en effet que sur l’horizon d’une solidarité de toutes les causes citoyennes. La colère de la jeunesse est une libération pour tous ceux qui se sentent enfermés dans la fatalité des habitudes, ce ne sont pas des élections qui vont la calmer. Dans l’impasse actuelle, alors qu’il faut sauver la session de ces milliers d’étudiants, le premier devoir du gouvernement est d’entendre la revendication étudiante, de consentir comme tous les sages y invitent un moratoire pendant lequel une réflexion de fond pourra être menée en incluant tous les partenaires sociaux. Invités à la table, les étudiants examineront tout le dossier, y compris les récentes propositions de bonification des bourses et des prêts. Ceux qui se comportent en maîtres donneurs de leçon auront sans doute l’impression que quelque chose leur échappe, ils n’ont pas tort, une autre société est en marche.

 

Georges Leroux

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Stéphanie Labbé au YoukCafé

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En spectacle le samedi 12 mai 2012 au YoukCafé,

crêperie du village d'Inverness, 1816 route Dublin

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Stéphanie Labbé

 

Violoniste versatile, sachant exploiter tout aussi bien le classique, le jazz, le traditionnel, le country, le pop-rock. Réputée pour sa dextérité hors pair, Stéphanie a acquit une réputation bien méritée pour sa musicalité, mais aussi pour son aisance scénique. Personne ne sort de ses spectacles indifférents.

 

Le 12 mai à 20h30

Billets: $ 15,00 à l'avance, $ 18,00 à la porte

Forfait souper-spectacle: $ 30,00 (taxes incluses, service en sus) avec un menu du jour comprenant potage, plat du jour, dessert et café.

Le forfait doit être acheté à l'avance.

Veuillez noter que la cuisine ferme à 20h les soirs de spectacles.

 

Pour réservation ou information: (418) 453-7770 ou www.youkcafe.com/spectacles

courriel: youkcafe@gmail.com

 

 

 

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Qui sème la tempête

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Hier soir, dans la manifestation de Victoriaville contre le gouvernement le plus corrompu et le plus déloyal envers le peuple qu’ait connu le Québec, quelques braves se sont portés à la défense d’un camarade qui venait d’être plaqué sauvagement au sol par un des abrutis gonflés aux stéroïdes de la police de John James Charest, régiment québécois des forces du nouvel ordre mondial. Malgré la pluie de grenades lacrymogènes, de balles en caoutchouc et d’autres projectiles lancés sur eux à bout portant par la police de Charest, les braves ont réussi à libérer leur camarade et à mettre en fuite un véhicule qui leur avait foncé dessus. Quelle histoire Radio-Canada nous a-t-elle racontée à ce sujet?

 

Les vulgaires menteurs médiatiques qui osent encore s’appeler des journalistes ont fait tourner en boucle des images montrant l’abruti au sol en train de se faire prétendument «frapper à coups de barre de fer» par les manifestants. Pas de danger que les menteurs expliquent au public que l’abruti était couché sur un manifestant deux fois plus petit que lui, qu’il avait décidé arbitrairement et impulsivement d’arrêter ce manifestant, par esprit de vengeance ou simplement par nullité totale, et que les autres manifestants voulaient enlever l’abruti de là, et non le battre. (D’ailleurs, après s’être fait «battre à coups de barre de fer», l’abruti n’avait pas une égratignure.)

Les spécialistes en montage créatif du Réseau de la désinformation ont coupé la pellicule juste au bon endroit. C’est ça, le rôle des médias dans le système répressif de l’oligarchie qui mène le monde: mentir pour légitimer la violence et la corruption des possédants et de leurs serviteurs. Mentir pour légitimer tout ce qu’il y a de plus illégitime.

 

Depuis trois semaines, la police de Charest s’en donne à coeur joie sur des manifestants pacifiques. Arrestations, amendes salées et coups de matraque pleuvent. Les ordres sont les ordres. J’insiste: des manifestants absolument pacifiques ont été brutalisés, arrosés de gaz lacrymogène, menottés, arrêtés par centaine, détenus et intimidés. On appelle ça une démocratie. On appelle ça le droit de manifester. 

Après des semaines de répression sans négociation sur la hausse des droits de scolarité, menteurs médiatiques et autres traitres à la solde du grand capital prennent leur air indigné lorsque la police se fait lancer des boules de billard et des pierres par les manifestants. Il faudrait que le peuple encaisse, obéisse et demeure «pacifique» pendant qu’il se fait enculer par le Parti patronal. Eh bien, hier soir, le peuple a décidé qu’il n’avait plus peur et que c’était le tour des bandits du PLQ d’avoir peur. Des cravatés et des poudrées ont commencé à trembler dans l’hôtel Le Victorin, quand ils ont senti le gaz entre deux gorgées de champagne. Ils ont parfaitement raison d’avoir peur. Leurs privilèges ne tiennent plus qu’à un fil.

 

Malgré la désinformation massive, qui crée un clivage dans la société et permet aux oligarques de maintenir leurs marionnettes dans les parlements, beaucoup de gens comprennent ce qui se passe vraiment et sont de plus en plus résolus à affronter l’oligarchie et ses valets politiciens. Ils comprennent que le PLQ finance le lockout de Rio Tinto Alcan avec l’électricité des Québécois. Ils comprennent que Charest a bradé les 3 billions de dollars de pétrole de l’ile d’Anticosti qui appartenaient aux Québécois et que, rien que pour ce vol, il mériterait la prison jusqu’à la fin de ses jours. Ils comprennent que la hausse des droits de scolarité a été ordonnée par les idéologues de la haute finance.

 

Des moralisateurs médiatiques, des juges, des ministres de rien et des profiteurs avocassiers nous somment d’obéir à leurs injonctions et de respecter la loi. Quelle hypocrisie! Quand j’étais enfant, on m’a appris que les lois et la police existaient pour nous protéger contre les malfaiteurs. Je l’ai cru pendant longtemps. Mais aujourd’hui, je dois dire à mes enfants que la loi est faite pour protéger les malfaiteurs contre nous et pour leur permettre de s’enrichir davantage chaque jour avec le travail des autres. Demain, je devrai peut-être leur dire que, nos voix étant étouffées par l’occultation médiatique et la répression policière, il ne nous reste que les armes.


Ajout le 5 mai à 14 h 42

 

Après avoir semé l’effroi et la consternation parmi le bon peuple, hier soir, Radio-Canada nous apprend aujourd’hui que les «deux policiers blessés sérieusement» n’avaient en fin de compte que «des blessures mineures». En revanche, la police, elle, a fait des blessés graves.  Un des blessés était en danger de mort vendredi soir. De plus, il semblerait qu’une victime de la police souffre d’un traumatisme crânien et ait perdu l’usage d’un oeil.

Aujourd’hui, la police procède à des arrestations préventives. Elle arrête des manifestants qui sont, selon elle, «sur le point de commettre des actes criminels», et des odeurs de gaz subsistent devant l’hôtel Le Victorin, après l’orgie de bombes policières d’hier. Tout cela pour protéger le plus grand criminel de l’histoire du Québec, le parrain Charest, réuni avec sa bande de pillards, de crapules, de menteurs, de voleurs d’avenir et de destructeurs de nation.

 

Bernard Desgagnés

 

glané sur le site Le Québécois

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Le temps des bouffons

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Les gens n'aiment plus leurs enfants

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C’est étrange et surtout déplorable. Plus Jean Charest s’acharne  à matraquer les étudiants, plus sa cote de popularité grimpe dans les sondages. Les gens n’aiment plus leurs enfants. Ils ne les voient pas comme des êtres humains mais comme l’argent qu’ils rapporteront plus tard.

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Prochainement aux Éditions de Plume

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"J'écris avec la terre" - Jean-Marc La Frenière - Prose poétique

"Oscar 2, ou le chat challigraphe" - Corinne Josseaux - Jeunesse

"Le chant des sirènes" - Cristina Castello - Un Poète/Une Voix livret CD

"Secret poème" - André Chenet -  Un Poète/Une Voix livret CD

"L'amoureux récidiviste" - Éric Florent - Poésie

 

Ces ouvrages seront disponibles en librairies et chez l'éditeur en juin 2012

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