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993 articles avec glanures

Un brasier dort sous la cendre

Publié le par la freniere

 

Cette effroyable résignation à être des consommateurs et des pourvoyeurs de mort, à sortir en rangs disciplinés des usines, des rues, des misères, des échecs, pour aller faire la guerre à l’autre, pour aller détruire et revenir sagement se faire enchaîner dans des mailles de pauvres haines, se faire broyer par les ordres de l’argent, du besoin et de la sécurité.

 

Où est l’ombre de l’homme appuyé à l’ombre,
Où est son image oubliée aux fers,
Où est son cri sur le silence des éclairs ?

 

Le grand ordre énonce la réalité historique comme un destin insurmontable, une fatalité implacable et change en utopie les valeurs du sens et de la liberté. Le grand ordre entend la justice, la beauté, l’amour comme des clameurs tombées à terre entre des arbres rendus fous par le sang des oiseaux.

 

Quand l’histoire est un décor et sa narration un décor de décor, la souveraineté de l’obscur fait de l’individu une valeur suprême, elle met en ses vitrines les opprimés et les massacres afin de réduire au silence l’être libre et la révolte.

 

On installe d’abord la destruction et la mort puis on dispose l’aide aux mourants et aux affamés, voici les grands ministères de la démocratie et de ses trônes sacrificiels.

 

L’enfermement de la puissance de l’homme dans les déterminations de l’individu transforme le sens en système, l’existence en économie et de là naît ce sentiment d’impuissance à comprendre que la dignité de vivre est une actualité de l’être.

 Aujourd’hui le grand ordre international est sans doute un de ces moments les plus déshonorés de la nature humaine » dont parle René Charlun de ces temps où la barbarie est une valeur de la politique mondiale et de son maintien.

 

Règne d’une extermination sans exécuteurs précis et tout se perd dans une représentation d’un ordre programmé selon sa propre finalité.

 

On étouffe entre des mots où l’espoir s’éternise d’une indivisible langue.

  

Comment prendre la parole quand la dictature des intérêts est en mailles d’acier sec, presque envisagée sous la haine patiente et laborieuse d’une démocratie qui remplit le monde de ses slogans sur le droit et qui extermine dans le droit.

  

Chaque conscience devient une solitude scellée et la vie se regarde comme une lettre qui n’arrive pas.

  

Une heure du matin, je me souviens de cet homme qui le 17 janvier 1991 hurlait à sa fenêtre : « La guerre, la guerre est commencée », en bas un chien qu’un passant promenait aboya. Paris semblait avoir tout retiré de ses bruits pour laisser à ce cri l’envahissement des absences.

 

Comme si quelques jours avant les milliers qui s’étaient rassemblés pour refuser la guerre n’avaient été qu’une image espérée par des individus séparés rêvant de n’être pas seuls.

  

Dans l’horizon glaciaire d’un rationalisme qui dissout la parabole, l’allégorie, la passion, la mémoire s’engloutit. Adorno insistait sur le fait que la rationalisation réduisait la capacité de se souvenir. Ainsi le vécu s’efface sous la représentation de sa forme préfabriquée et imposée, il ne laisse pas de traces en images souvenirs qui sont des moyens de critique radicale de la réalité.

  

La chambre des imaginaires est vide. La création artistique devient une production culturelle, le sacré un irrationnel et la liberté un mode de destinée. Ainsi l’on devient passant d’une mémoire coulée dans sa nuit, glissant selon une terre nord-sud en oubliant d’être mortel, au milieu de la colère des médiocres qui emplit le monde d’habitudes et de partis pris.

  

Une curée de pour et de contre où il ne s’agit plus que de penser par rapport à l’adversaire, utiliser son programme, ses moules, marqués seulement du signe de la négation. Les regroupements d’un camp à l’autre ne s’opèrent que dans la mise ensemble des raisons qu’ils se donnent pour se juger supérieurs et meilleurs. La criée des démocraties entre cendres et stèles.

  

Cette géomorale de l’ordre à taille planétaire est pernicieuse jusque dans les analyses que l’on fait d’elle pour la comprendre, tout devient très vite une mise à plat rationnelle de ses rouages qui efface en partie sa négativité destructrice. Tout finit par se jouer dans une certaine complaisance des raisons explicatives du désastre. La passion vitale de l’anéantir est d’emblée mise en échec par la représentation analysée de sa force.

 

Il faut l’affronter dans la puissance à désirer son abolition pure et simple, ne plus penser la vie comme le contraire de la nécrose où elle nous plonge, mais depuis la terre abandonnée de l’exigence d’être.

  

Si nous avons une identité elle est interminable, car nous ne sommes pas seulement des individus produits par une histoire. Il faut laisser venir cette parole pour une existence exilaire, celle d’une conscience de rupture. Être les errants destructeurs de la machine d’ordre ; seul l’errant change en soleil cette justice qui n’a que l’incendie pour devenir astre. 

 

Geneviève Clancy


 

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José Corti à propos de René Char

Publié le par la freniere

 

Autrefois, à Pernes, il se faisait des "concours de sillons". Un vaste champ était offert à ce jeu de laboureurs. Ils arrivaient avec leur brabant, leur meilleure bête – on disait plutôt bête que cheval – et leur bon fouet tressé. La palme revenait à qui avait su tracer le sillon rectiligne le plus parfait sur la distance fixée – et elle était longue ! Char est de cette Provence où les paysans, par amusement, par délassement, se livraient à ces jeux de force et d'habileté. (...)

 

Char laboure. Il va droit, pesant de tout son poids sur les mancherons de sa charrue, pour faire rouler de chaque côté des versoirs luisants une terre vivante, grasse, riche et dont chaque motte révèle ce que cachent les herbes folles et les fleurs dont d'autres composent leurs bouquets.

Char, si serré dans son écriture, se livre dans la conversation, Char ne croit probablement pas beaucoup à l'inspiration ; mais, au hasard d'une rencontre, à l'aimantation des êtres et des choses. Il sait que le poète est un médium qui perçoit, sait le lieu et la prise. Quand il laboure, il pèse sur la terre ; il va toujours plus loin ; il revient sur le sillon autant de fois qu'il faut. Un manuscrit de Char est toujours la recherche de la dernière perfection. Quand on en est à l'impression, le repentir intervient : un mot, une inversion et le livre n'est pas plutôt achevé que se révèle ce qui aurait pu le parfaire. Tel poème de quelques vers n'a pas eu moins de sept ou huit états dont chacun a été définitif pendant quelques heures ou quelques jours. (...)

Char multiplie les efforts pour atteindre son but. Je ne crois pas que Char ait jamais abandonné un poème qui l'habitait sous prétexte qu'il manquait de prise. C'est un homme d'action en même temps que de pensée ; un homme fort, qui commande, qui impose.

 

José Corti

 

Les mêmes commentaires pourraient tout aussi bien s’appliquer à Gaston Miron.


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La Frenière au pays de VLB

Publié le par la freniere

 

Victoriaville, le 26 novembre 2010L’auteur Jean-Marc La Frenière présente au public son plus récent ouvrage intitulé « La langue est mon pays » publié aux Éditions Trois-Pistoles. Le lancement aura lieu le 5 décembre prochain, à 13 h 30, au café Méridien situé au 505, boul. Jutras Est à Victoriaville, dans les nouveaux locaux de Buropro.

 

L’événement propose une entrevue et une lecture publique suivie d’une séance de signature, avec ce poète coloré qui déclare élever des poules pour pondre des poèmes! « À défaut d’un pays, il nous reste la langue », écrit-il en préface de son ouvrage. Il parlera également de sa récente tournée européenne, de son passage au Salon du Livre de Montréal et de son prochain recueil à paraître en janvier aux Éditions Chemins de Plume à Nice.

 

Cet écrivain de Saint-Ferdinand, révélé en France par les Éditions Chemins de Plume qui ont publié ses trois premiers ouvrages de prose poétique « L'autre versant » en 2005, « Parce que » en 2007 et « Manquablement » en 2009, a reçu le Prix Voix Nouvelle du Salon du Livre de Trois-Rivières en 2010 pour son livre « Un feu me hante », publié par les Éditions d’art Le Sabord.

 

Mentionnons que le café Méridien entend ainsi offrir de beaux dimanches littéraires au cours de la prochaine année, en collaboration avec l’animatrice Danielle LeBlanc. Une première dans notre région qui saura plaire au public car de belles rencontres sont prévues au programme; à noter que l’entrée est gratuite.

 

Source :

Danielle LeBlanc

LeBlanc Jazz Communications

819 260-1164

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Non aux éoliennes industrielles en milieu habité

Publié le par la freniere

 

La MRC de plus en plus isolée

 

Plessisville, 24 novembre 2010 :  

 

Une trentaine de manifestants se sont de nouveau présentés à la séance des maires pour exprimer leur colère face au projet éolien de L’Érable devenu, selon eux, un véritable désastre social.

D’emblée, le président du Regroupement pour le développement durable des Appalaches,  Pierre Séguin, a exigé la démission du préfet de la MRC de L’Érable, Donald Langlois, qui s’obstine à faire la promotion d’un projet dont la majorité ne veut pas, sondage à l’appui. « Sur le terrain, à part quelques propriétaires qui recevraient des éoliennes et dont la grande majorité n’habite même pas le territoire, il est clair que ça ne passe pas. Le préfet ferme les yeux sur la destruction du tissu social et reste insensible à la détresse des gens, il contribue ainsi à la division et à la dégradation de la communauté. Nous avons un besoin urgent de leadership pour tenter de limiter les dégâts. M. Langlois est totalement en retrait de la réalité et a perdu toute crédibilité. Les nombreux conflits d’intérêts et irrégularités qui pèsent sur le projet nous incitent à en saisir la Commission municipale du Québec et même l’escouade Marteau de la Sûreté du Québec. »

 

Un porte-parole des propriétaires visés par une éventuelle ligne de transmission de 120 kV nécessitant 50 pylônes sur 13 km a brandi l’avis de la Fédération de l’UPA Lévis-Bellechasse, Lotbinière-Mégantic à l’endroit de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ). La Fédération critique sévèrement la CPTAQ et demande : « d’orienter Hydro-Québec vers un projet d’enfouissement de ladite ligne le long des chemins publics…nous croyons que le temps est venu d’initier des changements de mentalités des promoteurs de projets dans le choix des tracés… La zone agricole doit cesser d’être perçue comme une alternative peu coûteuse pour la localisation de telles infrastructures. » On se rappellera que la presque totalité des propriétaires riverains avait signé une pétition de 210 noms s’opposant catégoriquement à l’implantation d’une telle ligne sur leurs terres. M. Jean-Pierre Baril, présent à la séance des maires et propriétaire d’une ferme de 1000 acres, a d’ailleurs écrit au premier ministre pour lui demander de ne pas autoriser le projet.

 

Le Mouvement Solidarité, un groupe distinct de quelques 25 propriétaires terriens, a également laissé savoir aux élus qu’ils avaient installé des affiches interdisant l’accès à leurs terres aux sentiers de motoneige et de quad. Les propriétaires sont furieux de l’appui de ces clubs au projet éolien en échange de subventions du promoteur. La position du Mouvement Solidarité est claire, telle qu’énoncée lors d’un point de presse le mois dernier à St-Ferdinand : « notre décision pourrait être reconsidérée si le conseil des ministres retirait ou basculait ce projet hors des milieux habités. » Plusieurs commerçants sont inquiets de la perte de revenus anticipée dont le Manoir du Lac William, principal employeur de St-Ferdinand, dont 75 % des revenus en hiver proviennent de ces activités récréotouristiques.

« L’intégrité du territoire et du paysage, le bien-être physique et mental de la population ne sont pas à vendre pour quelques bouchées de pain. Nous défendons les principes de la Loi sur le développement durable dont celui de l’amélioration de la qualité de vie. Il est urgent de dégager une vision stratégique sur cet enjeu important qu’est l’occupation du territoire au Québec dans une perspective de développement viable. En attendant pas question pour les communautés touchées d’être les cobayes d’une implantation forcée et inacceptable socialement » de conclure le président du RDDA.

 

   charron.claude@xplornet




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L'Oiseau de Dieu

Publié le par la freniere

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Revoilà l'Oiseau. Ces derniers temps, j'ai été occupé à sauver d'autres bêtes dans mon arche intime, et puis j'ai levé le menton et il était là. Toujours perché sur le plus haut mât...Où qu'on veuille voguer dans l'existence, après bien des déluges, l'Oiseau de Dieu n'abandonne pas le navire.

Tous les prétextes sont bons. Les cinquante ans de sa mort. Pourquoi pas les quatre-vingt-cinq de sa naissance ? On devrait plutôt fêter la date de chacun de ses solos : les soixante-trois ans de Lover Man, les cinquante-huit ans de Cherokee, les cinquante-deux ans de Perdido...

Qu'importe ! L'Oiseau est là, il prend le monde de haut. On dit « l'Oiseau », mais ce n'était pas un oiseau, c'était une cage à oiseau, aux mille oiseaux ! Aigle avec Gillepsie, corbeau avec Miles. Plus faucon que Coleman Hawkins ! Condor planant avec les cordes. Fou de Bassan piquant dans les vagues be-bop ! Pélican dévorant ses disciples ! Rouge-gorge tout intimidé devant Lester Young. Pigeon au début, albatros à la fin ne pouvant plus entrer nulle part à cause de ses ailes. Paon faisant la roue dans des rythmiques carrées. Poulet au ténor, et même canard quand son anche siffle !

Et puis petit moineau. C'est ainsi que la baronne Nica l'a trouvé un soir sur son paillasson, évanoui. Elle l'a ranimé doucement. Il est revenu à lui, à l'un de ses lui. Dieu qu'il était plusieurs ! Plouc obtus, maquereau à rayures, gentleman vicieux, enfant boudeur, bête de sexe, gangster sympa, clochard pensif... Ce sont tous ceux-là qui sont morts chez elle, en mars 1955. La personnalité de Parker était perpétuellement en mouvement. Il jouait des personnages différents sans arrêt comme un acteur de composition a besoin de se transformer. Sa tête, son corps changeaient. Il pouvait avoir soixante-dix ans et une heure plus tard, vingt-cinq. Il pouvait se comporter comme un petit-bourgeois américain et l'instant d'après, aucun Zoulou en rut n'aurait pu rivaliser avec sa sauvagerie. Son regard seul demeurait intact au milieu de ses métamorphoses. Un regard où l'intelligence crevait les yeux. Un regard d'amour noir qui ne se fatiguait jamais, le regard de quelqu'un qui avait tout vu, tout dévoré.

Charlie Parker parlait, il disait des choses avec son saxo, ce n'était pas que de la musique. Charlie Parker aurait très bien pu être autre chose qu'un musicien de jazz. Un coureur automobile, un chimiste, un tueur à gages...Il faut croire que les gens ne sont pas assez intelligents pour comprendre que la musique se comprend avant de s'écouter, les yeux au plafond, béatement, abstraitement, avec ce qu'ils appellent leur « goût ». Aimer Charlie Parker, mais qu'est-ce que ça veut dire ? On n'aime pas Charlie Parker. Il faut le comprendre d'abord, savoir quel homme il était, et pourquoi il était cet homme.

Vous voulez vraiment savoir pourquoi ? Parce qu'il avait pour mission sur terre d'improviser, c'est-à-dire explorer l'espace d'un seul instant, s'aventurer à la conquête du présent, ce continent effrayant. Improviser est une épopée. Un compositeur comme Monk construit en pleine jungle des châteaux, des pyramides. Parker, lui, partait ailleurs avec, pour tout bagage, son pauvre petit instrument sur le ventre, pendu à un cordon, et c'est avec ça qu'il devait s'extraire, comme avec un scalpel, toutes ses glandes, ses polypes, ses tumeurs de beauté qu'il déployait ensuite en guirlandes et qu'il accrochait aux hommes comme sur des sapins de Noël.

Pour jouer comme il jouait, il fallait être plus qu'un Noir américain de la seconde partie du vingtième siècle. Plus qu'un drogué ! Il fallait être un piqué à mort, mais par ses propres notes, millions d'abeilles jaillissant agressivement de son saxo quand il soufflait dedans, et qui lui revenaient dans la figure. Ô Bird aux milles dards.

Ah ! son chant ! Son chant de rossignol en sang ! Son chant euphorique, noir et grinçant, pur et puissant ! Spirales envolées, volutes cascadantes ! Coups de foudre à l'envers ! Tornades d'épines !

Qu'est-ce qu'il y a donc dans un solo de Charlie Parker ? Des danses d'enfants blessés, ça c'est sûr. Et aussi des luges pleines d'esquimaux fous fonçant dans la nuit polaire, et des torrents de fleurs rouges. J'y vois et j'y entends également des acrobaties d'ours aveugles qui se balancent du haut de trapèzes électriques. Et surtout des chutes du Niagara en plein salon et des tremblements de montagnes sur la Lune. Un solo de Charlie Parker, c'est un trou noir illuminé par des feux de Bengale, et des bagarres au fond de la mer entre cinq cent mille poissons pris de fou rire ! C'est un orage de larmes qui s'abat sur une seule petite fille. Un solo de Charlie Parker, c'est avant tout un duel d'araignées sur la neige et beaucoup de baisers de tigre sur votre corps crucifié.

 

Marc-Edouard Nabe

 

Jazzman n°111, Mars 2005

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Naissances

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Elodie Cordou, la disparition de Pierre Autin-Grenier

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Maintenant, au moment où je parle, en cet instant précis où nous subodorons en quelque sorte une miette des intrigues et mystères qui l’entourent, qui donc pourrait dire ce qu’est devenue Elodie Cordou, réellement ; qui pourrait affirmer l’avoir vue de ses yeux, l’allure parfaitement naturelle, habillée comme on dit qu’elle est toujours habillée, et prétendre ensuite qu’elle se cache dans tel ou tel quartier de la ville, ni même si elle se cache, si elle se trouve toujours parmi nous ou si elle n’a pas plutôt changé d’air ? Qui ?

Qu’est devenue Elodie Cordou ?
Où a-t-elle disparu ?
Pierre Autin-Grenier se lance à sa recherche et, dans les méandres de sa mémoire, le portrait, peu à peu, se dessine en creux : la pesanteur d’une famille de notables, le joug du pouvoir et de la finance et, par-dessus tout, un amour de la peinture confinant à la folie, seule échappatoire aux engluements de la bourgeoisie et aux puissances de l’argent.
Le dialogue s’instaure alors entre l’écrivain et le peintre, unis dans la quête d’un personnage de fiction que Ronan Barrot se plaît à confondre en peinture.

 

Gratuit ! : Télécharger les 29 premières pages de Elodie Cordou, la disparition
(Format pdf - 688 Ko)

 

Editions du Chemin de fer

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Tenir tête à l'orage de Thomas Vinau

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La poésie est en crise, aucun doute là-dessus. S’il en était autrement, un garçon comme Thomas Vinau occuperait forcément, aujourd’hui, le devant de la scène, au même titre qu’en leur temps un René Guy Cadou, un Guillevic, voire même, soyons fous, un Eluard ou un Prévert. Faute de quoi, il en est encore à tailler péniblement sa place à la sueur de son stylo, et à frapper inlassablement aux portes de tous les responsables de petites revues et de tous les micro éditeurs qui, pas fous, n’ont généralement pas besoin de se faire tirer longtemps l’oreille pour publier ses vers.

 

 

lire la suite sur Le magazine des livres

 


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Les Grands-Pères

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Un excellent article de Louise Langlois sur Victor-Lévy Beaulieu.

 

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Il voulait faire venir

la Rome nouvelle mais elle,
elle n'était pas
pour ça de venir de même,
dans une grosse Bible
toute
ramanchée
de travers

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Salon du Livre de Montréal

Publié le par la freniere

 

 

Je serai au Salon du Livre de Montréal 2010

 

Jeudi, 18 novembre : 19-20.30 hres

Vendredi , 19 novembre: 15-17 hres

                                            19-20.30 hres

Samedi, 20 novembre : 20-21 hres

Dimanche, 21 novembre : 17-18 hres

 

Stand 556  Sogides Éditions Trois-Pistoles



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