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1007 articles avec glanures

Voyage aux Indes

Publié le par la freniere

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À Fabienne,
l'infini dans le regard, le vrai dans le silence.

 

J'ai quitté le lieu le coeur couronné d'émotion, d'amitié et d'amour. On part plus libre quand on se sent aimé. J'ai aussi quitté le coeur amoureux. On part chaviré quand on aime. Le coeur qui bat à l'envers, à contre-sens du chemin; le coeur qui voudrait retourner à la source s'abreuver du baiser et se fondre dans l'étreinte. J'ai fait ce long trajet en avion en lisant le recueil récemment paru aux éditions Trois-Pistoles, de mon vieil ami La Frenière, qui s'intitule «La langue est mon pays» dans lequel il enfile les mots comme des perles, chante le miracle de l'amour et culmine au sommet avec des expressions comme «je cherche la caresse qui sera une route» ou encore «il faut apprendre à voler de ses propres rêves». Cette lecture m'a à la fois réconforté et empli de nostalgie: le poète est-il donc condamné à toujours aimer à distance?

 

Je suis arrivé à New-Delhi de nuit, passablement éreinté du vol de plus de quinze heures qui s'est déroulé quand même assez doucement, sans turbulences majeures. New-Delhi est l'hôtesse des jeux du Commonwealth: on est donc accueilli à l'aéroport par un bataillon armé, un peu comme quand on arrive à Cuba. J'ai été saisi dès ma sortie, par la forte odeur de l'Inde dont parle le génial Pier Paolo Pasolini dans son récit de voyage en Inde qu'il a intitulé avec justesse «L'Odeur de l'Inde», une odeur de poussière, de merde et d'encens. J'ai pris un vieux taxi pour me diriger tout de suite dans le quartier populaire Pahar Ganj, là où se trouve le bazar en face de la gare de train, à la recherche d'un hôtel. On ressent toujours une sensation angoissante en arrivant de nuit dans une grande ville qu'on ne connait pas, ne sachant pas à qui demander des renseignements, de toute façon, à qui demander des renseignements quand on ne connait pas la langue!

 

(…)

 

Gilles Chalifoux

 

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Nouveau délits numéro 38

Publié le par la freniere

 

Nouveaux délits numéro 38

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Et cetera desunt.


Jusqu’à quand nous laisserons-nous imposer nos pensées, nos mouvements, nos goûts, nos façons d’être, d’aimer, de travailler, de vivre, nos rythmes, nos rêves ? Jusqu’à quand accepterons- nous l’inacceptable ? Face au rouleau compresseur, s’agirait-il de savoir si on va courir de plus en plus vite - et tant pis pour ceux qui tombent, ceux innombrables qui sont déjà tombés - ou si nous allons tenter un saut de côté ? Le problème c’est qu’il n’y a pas un seul rouleau compresseur, unilatéral, et peut-être évitable, mais des multitudes de rouleaux compresseurs qui partent dans tous les sens ! Alors ?


Il ne s’agit plus là de politique mais de prédation. Prédation d’humains envers d’autres humains. Prédation ou plutôt parasitisme. Le prédateur met à mort sa proie pour s’en nourrir et en nourrir sa progéniture, le parasite s’en nourrit, le pompe, le suce, l’épuise, la mort ne vient que plus tard, de façon non directe, et il est souvent difficile de déceler la vraie cause. Les véritables causes de la guerre, de la misère, de la violence, de la malnutrition, des maladies, de la folie, du fanatisme, et de la longue et atroce liste des etc. Et cetera desunt, qui signifie « et les autres choses manquent ». Oui, les autres choses manquent, comme la paix, le respect, la dignité, la clairvoyance, l’échange, le partage – ailleurs que sur ces réseaux dits « sociaux » -, la sororité et la fraternité, l’empathie pour toute forme de vie... Bref, tout ce qui donne SENS à l’existence.


Alors nous voilà en 2011, à la saison des vœux… Que dire ? Que cette nouvelle année ne soit pas pire encore que celle qui vient de s’achever.
Santé, liberté, dignité, joie et création pour toutes et tous et purgeons nos têtes et nos cœurs plutôt dix fois qu’une !
 
 


 
Nous lançons contre ceux qui te pillent et t'épuisent
Contre ceux qui parasitent sur ton grand corps d'humus et de neige
Les imprécations foudroyantes
Qui naissent aux gorges des orages.

 
Gilles Hénault
in Totems
 
 
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AU SOMMAIRE
 

 
Délit de résistance : Contes et Récits Rom KALDERACH ou l’avant dernière étape des Tsiganes, de  Georgie Viccini
 
Délit de poésie : Marie-Florence Ehret, Anna Jouy et Guénane Cade
 
Délit de fraternité : Qui Vive de Christophe Manon
 
Délit de souvenance : Il y a des abeilles de Christian Degoutte
 
Délit d’incitation au jardin : Jardin du causse de Cathy Garcia vient de paraître aux Editions de l’Atlantique
 
Et 4 R à Résonances : 1 Revue, 1 Recueil, 1 Roman et 1 Réalisateur.
 
Vous trouverez le bulletin de complicité fidèle à son poste, au fond en sortant.
 
 
Illustrateur invité :
Jean-Louis Millet
 
 
 
 
 
Ce perpétuel dissident, cet être anachronique :
le poète, a trouvé le moyen de survivre au dodo
et à la liberté, que l'homme sociable a fini,
et non sans peine, par exterminer

 
Robert Edward Hart (1891-1954)
 
 
 
 
http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

 

 

 

 

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Salut Jean-Paul

Publié le par la freniere

 

 

Le poète et romancier Jean-Paul Filion est décédé le 27 décembre 2010.

 

Je lui ai consacré un article il y a quelques années.

 

 

À lire

 

À écouter

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Microbes numéro 63

Publié le par la freniere

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Au sommaire : 

Collages de Cathy Garcia

Nicolas Brulebois

Jean-Marc Couvé

Anna de Sandre

Éric Dejaeger

Patrick Frégonara

Antoine Geniaut

Isabelle Jarlin

Roger Lahu

Pierre Mainguet

Carmelo Marchetta

Murièle Modély

Jany Pineau

Thierry Roquet

Salvatore Sanfilippo

Guillaume Siaudeau

Marlene Tissot

 

 

Les abonnés le recevront début janvier. Les abonnés « + » recevront également EASY WRITER, mi(ni)crobe 27 signé Roger Lahu. Les autres ne recevront rien. Pour tout renseignement, c'est ICI.

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La Veillée 2010 chez les Fournier

Publié le par la freniere

 

28 décembre 2010   19 heures

 

À tous ceux et celles qui ont l’hiver tatoué dans l’cerveau et la panse farcie

d’bines...

 

Cessez d’varnousser dans les enfers populaires que sont les centres d’achats

et les magasins à rayons pour joindre les rangs de la résistance et de la réjouissance.

Dans le paradis séraphique du père Fournier, au fond du bois du bout du

monde, une soirée festive entre les sapins enneigés et le grand feu s’organise.

Dites une fois pour toutes adieu aux oméga 3 et aux recettes du Docteur Béliveau

en savourant la fédération ultime des bines et du lard salé, une nourriture

abondante et salutaire pour le canadien-français. Poursuivez votre cure en ingurgitant

avidemment le tord-boyaux du Cadet Fournier, qui vous rendra plus fort

que la mort. Terminez votre soirée au chaud en vous enivrant de musique et en

vous entourloupant de la belle Julie Guimbette.

Prière de se présenter décemment vêtu, habits chauds (et propres) et de confirmer

votre présence à l’avance.

 

La famille Fournier

 

P.S. : Les absents qui préfèrent leur maison de gripette à ce flot de délices et de

voluptés seront irrémédiablement excommuniés par le curé du village.

 

Info:418 428.3634

 

 

Les artistes invités

 

Les Quêteux : Musiciens gentilshommes, rapaillés directement

du rang St-Achille, à St-Ubalde;

 

Jean-Marc La Frenière: Poète, il trace l'étoile du Berger dans la

laine encore fraîche;

 

Jo Blais: "Canayen" plus grand qu'nature, ses contes résonnent

à travers les frères Baumier;

 

Bébert et son accordéon : Bûcheron légendaire, il dépose sa

chain saw le temps de quelques airs à l'accordéon;

 

Marc Maziade : Banjoïste hors pair , il nous plonge dans un équilibre

audacieux entre la fougue et la transe;

 

Arleen Thibault : Conteuse de l'imaginaire débridé, où règne le

merveilleux des petites choses de la vie.


 


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Jardin du Causse

Publié le par la freniere

Editions de l’Atlantique (Collection Phoïbos) :

poèmes de CATHY GARCIA-CANALÈS

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avec la reproduction de nombreux dessins originaux de Joaquim Hock

 

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Edition à tirage limité, entièrement numéroté sur beau Papier de Création blanc nacré, grain subtil, 120 gr., Couverture : id. 250 gr. au prix de 13,00€ TTC France l’exemplaire

 

Voici le livre du bonheur : bonheur de la jeune mère dans ce jardin du Causse qui tient lieu
de paradis, bonheur du lecteur qui retrouve un peu de son âme d’enfant en parcourant ces
textes de Vie et, j’oserais presque le dire, de sacralité. Car, oui, c’est un espace intérieur
et extérieur (l’un jouant perpétuellement avec l’autre) de sacralité qu’il nous est donné,
comme par grâce, dʼéprouver ici.
Les originales et belles illustrations de Joaquim Hock viennent ponctuer cette parenthèse
aiguë du bonheur d’être - dès lors que l’on s’abandonne à Mère Nature - et la scansion du
recueil en dix mois (un peu plus que le temps d’une gestation - le recueil est dédié à sa
fille), avec la psalmodie de “jardin du Causse” qui revient comme une litanie, nous redisent
la volonté d’incarner l’archétype : celui du Jardin (on pense aux jardins carrés, mystiques,
du Moyen Age) mais aussi celui de l’Enfance, et, peut-être aussi, comme le dirait Marcel
Proust, du “Temps retrouvé”.

Silvaine Arabo

 

Editions de l’Atlantique, B.P. 70041, 17102 Saintes Cedex

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Joyeux Noel

Publié le par la freniere

 

Jean-Michel Serveaux a écrit : « Les parents du père Noël auraient souhaité que leur fils existe vraiment. »

 

Alphonse Allais a écrit : « Je n’accepterai pas de calendrier cette année, car j’ai été très mécontent de celui de l’année dernière. »

 

Christopher Lichtenberg a écrit : « Décembre et janvier sont les mois où l’on offre ses meilleurs vœux à ses amis ; les autres mois sont ceux qui ne se réalisent pas. »

 

Mais Roy Lemond Smith a écrit : « Celui qui n’a pas Noël dans le cœur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre ! »

 

 

 

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Compétence ou connaissance ?

Publié le par la freniere

 

Il est couramment admis qu'une compétence recouvre une connaissance et qu'une connaissance peut développer une compétence. Il ne s'agit pas là de remettre en cause le mouvement qui donne son sens aux deux termes. 

 

Cependant, l'ingénierie des savoirs, largement inspirée de la logique entrepreneuriale, accorde à la compétence le primat qu'elle réservait jadis à la connaissance. La compétence devient une potentialité de connaissance qui sera ou non actée dans un environnement donné. 

 

Exemple : Je peux savoir, en achetant six gâteaux à trois euros, que j'aurai à en débourser dix-huit. Mais je ne sais pas à coup sûr et hors contexte que six fois trois égale dix-huit. 

 

Question : A-t-on besoin de savoir à coup sûr et hors contexte que six fois trois égale dix-huit ? 

 

Dans le cadre d'une économie de la connaissance, savoir à coup sûr et hors contexte que six fois trois égale dix-huit est inutile. La compétence implique en revanche une dynamique qui mobilisera ladite connaissance tout en gardant le cerveau disponible à l'actualisation d'autres compétences, dans le schéma d'une tâche à effectuer.

 

La compétence est donc une potentialité, voire une virtualité. Rendue vraie par une performance qui la réalise. 

 

Conclusion : L'effacement de la connaissance devant la compétence produit des savoirs exclusivement rentables. Pour le reste, qui n'est que littérature et fantaisies diverses, l'éventuelle curiosité des individus y pourvoira. Dans les espaces de liberté qu'on voudra bien encore leur octroyer, juste avant qu'ils crèvent.

 

Et c'est ainsi que l'humanité, enfin vraiment ignorante, sera plus que jamais docile. 

 

Dominique Boudou

 


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Conflit éolien de l'Érable

Publié le par la freniere

 

Les promoteurs tentent d’acheter l’acceptabilité sociale

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Le promoteur Enerfin et les maires des trois municipalités touchées par le projet éolien de L’Érable ont annoncé cette semaine une bonification des redevances qui seraient versées à ces municipalités, passant de $1,000/MW à $1,800/MW. Le Regroupement pour le développement durable des Appalaches (RDDA) n’est pas impressionné de cette annonce qui témoigne du sentiment de panique des promoteurs.

 

« C’est leur façon de répondre à l’intense et croissante opposition de ce projet alors ils utilisent le seul langage qu’ils connaissent,  l’argent. Après les distributions d’enveloppes aux signataires de contrats pour les garder motivés, après l’achat à rabais des clubs, organismes et festivals de la région en échange de leur appui, cette annonce est une opération « marketing »  de plus pour les promoteurs. En tentant ainsi d’acheter l’acceptabilité sociale, Enerfin démontre sa totale incapacité à comprendre que le territoire et les gens qui l’habitent  ne sont pas à vendre, que la population ne veut pas de ce projet. Il y a quelque chose d’odieux dans cette allonge monétaire aux municipalités; cette caution morale que se donne le promoteur et les élus pour envahir le milieu de vie de centaines de personnes et  perturber négativement tous les aspects de leur vie, sans même les informer et encore moins les consulter. La santé, le milieu de vie, la qualité de vie, la paix sociale, le patrimoine paysager ne sont pas monnayables. » de commenter M.Pierre Séguin, président du RDDA.

 

Pour le RDDA ce projet est vicié depuis le tout début; refus de consulter la population, refus de débattre publiquement, refus d’un référendum, refus de tenir des études indépendantes, conflits d’intérêt, ententes secrètes, mensonges et tricheries sur fond de vandalisme et de menaces. «  Tout le processus s’est déroulé de façon chaotique et anti-démocratique. Les élus ont entraîné nos communautés dans un bourbier sans fin où règnent la division et le déchirement social. Ils ont adopté des dizaines de résolutions et signé des ententes sans en connaître les conséquences néfastes, au profit d’un petit groupe de propriétaires, qui en majorité n’habitent même pas le secteur touché, et à l’encontre des meilleurs intérêts de la population. Les élus ont perdu tout sens de la réalité, aveuglés par de dérisoires redevances  et d’illusoires gains quand les pertes, elles, sont incalculables. » de poursuivre M.Séguin.

« La commission d’enquête du BAPE l’a clairement démontré : « le territoire est habité de façon extensive ce qui ne permet pas d’éloigner suffisamment les éoliennes des routes et des résidences…le promoteur a pris le risque d’implanter son projet en milieu habité. » Enerfin a perdu son pari, qu’il ramasse ses affaires et qu’il déménage pour qu’enfin la paix et la cohésion sociale reviennent dans la région. La population a déjà trop souffert de cette invasion barbare. » de conclure le président du RDDA.

 

Claude Charron

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VLB: le Père Noel des chatons

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ADOPTEZ UN CHATON ET RECEVEZ GRATUITEMENT ET AUTOGRAPHIÉ PERSONNELLEMENT   LE ROMAN BIBI DE VICTOR-LÉVY BEAULIEU

 

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Victor-Lévy Beaulieu ayant épousé la cause féline a transformé presque malgré lui sa maison en Accueil Bonneau, accueillant depuis l’automne chattes abandonnées par leurs maîtresses et leurs maîtres, chattes grosses ou ayant eu portée, gentiment déposées dans le tambour de sa maison. Une douzaine de jolis chatons, de chattes et de maîtres chats sont maintenant prêts à être adoptés.

 

VLB ayant l’esprit des fêtes et aimant jouer les Pères Noël offrira gratuitement, et dédicacé personnellement, son roman Bibi à toute personne adoptant un chaton, une chatte ou un maître chat. Publié en France cet automne, Bibi a obtenu une critique fort élogieuse. On a comparé l’écriture de VLB à celle de Céline, Rabelais et Kerouac. Bibi a aussi été finaliste de trois grands prix littéraires français, un exploit si on considère que plus de 700 romans ont été publiés à Paris pour la rentrée littéraire !

Offrez-vous un cadeau original pour Noël ! Offrez un cadeau original à vos parents et à vos amis qui aiment les bêtes !

 

Vous pouvez joindre VLB en téléphonant au numéro 1 (418) 851-8888 ou par courriel (vlb2000@bellnet.ca)

Les gentils petits et grands minous vous remercient à l’avance !


 

 

 

 

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