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1007 articles avec glanures

Un peu d'Agla

Publié le par la freniere


Aglaé Vadet

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La neige

Publié le par la freniere


La neige ? La neige ce n'est rien. Regarde-là  tomber : elle, sans bruit. Personne ne saurait dire le moment où elle recouvre exactement le sol. Ce moment là, le moment où tout ce qu'on connaissait parait avoir disparu, le dernier clin d'œil, le dernier soupir, personne ne le sait exactement. C'est une disparition lente, un effacement très progressif, une douce violence, un décor peint en trompe-l'œil.  Les bruits eux-mêmes s'en trouvent changés. Ils ont perdu leur écho comme tout le reste son ombre, relief, perspective. Ils ne communiquent plus entre-eux de loin en loin, ne se superposent plus. Ils ne s'entendent plus. Chacun est plus mat, plus plat. Il n'y a plus que des bruits blancs, isolés, qui s'interrogent.


On ne verra de ce qui est passé, en creux, que les traces. Les choses, les gens, les habitants, on ne les verra plus. Les animaux. Les animaux oui... Les animaux non plus. Juste des traces, en creux, imprimées. Mais je n'en peux plus de la métaphore de la page blanche. La page n'est jamais aussi blanche que recouverte de mensonge. Tout est là, tout reste sous cette page tournée, tombée du ciel, sauf nous. Rien n'est à ce point recouvert qu'on ne puisse encore le deviner sous le palimpseste du mensonge. Le mensonge du blanc. Les arbres sont là plantés dans leur patience. Les pierres ont juste un chapeau, chacun des i de la barrière, devenus minuscules, son point. Les maisons, les fenêtres sont déguisées de perruques et de barbes postiches, mais tout est encore là et bientôt ça ne sera plus Noël. La neige fait comme si. Elle joue à faire semblant. On marche. Ce pur mensonge, on voudrait tellement y croire. La neige et l'hiver nous racontent des histoires. Rien ne s'arrête jamais sauf nous, plantés puis couchés, puis recouverts. On voudrait tellement croire que la mort n'est qu'un mensonge envoyé du ciel en petits flocons.

 

Jean-Marie Dutey*

 

* un auteur de Photomaton et Scribulations



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Le manifeste des neuf

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Neuf intellectuels antillais lancent un manifeste de la révolte


Autour du poète Edouard Glissant, ils sont huit autres signataires: l'artiste-peintre Ernest Breleur, l'écrivain Patrick Chamoiseau, le sociologue Serge Domi, le comédien et auteur dramatique Gérard Delver, le philosophe Guillaume Pigeard de Gurbert, les universitaires Olivier Portecop et Olivier Pulvar et, enfin, le politologue Jean-Claude William.


« Au moment où le maître, le colonisateur proclament "il n'y a jamais eu de peuple ici", le peuple qui manque est un devenir, il s'invente, dans les bidonvilles et les camps, ou bien dans les ghettos, dans de nouvelles conditions de lutte auxquelles un art nécessairement politique doit contribuer. » Gilles Deleuze

« Cela ne peut signifier qu'une chose : non pas qu'il n'y a pas de route pour en sortir, mais que l'heure est venue d'abandonner toutes les vieilles routes. » Aimé Césaire


C'est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s'est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n'est illégitime. Aucune n'est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu'elle représente, ni dans ce qu'elle implique en relation avec l'ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d'avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu'alors s'était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle - à savoir les luttes jusqu'alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales...


lire la suite sur dangerpoésie

 


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Où est passé Godard ?

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Le poids d'un homme

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Oh ça ne pèse pas lourd un homme face à l'Ubu plastronnant, si sûr de ses polices et règlements, si sûr de sa propre importance et de son propre destin, «on ne fait pas le poids» disent-ils ceux que l'on abuse au nom de la «démocratie», que l'on méprise au nom de l'équité, ceux dont on bafoue les droits faute de les reconnaître, ceux que l'on abandonne, qu'on raye des statistiques, «on ne fait pas le poids» mais ils sont si nombreux, des millions de fois rien ce n'est pas égal à rien mais on voudrait le leur faire croire, c'est écrit dans les journaux mais personne n'est dupe, alors on sort ses gardes mobiles, la «démocratie» n'avance qu'ainsi, casquée derrière des boucliers, avec ses rues barrées, ses espaces interdits, le «pouvoir» n'aime pas la parole lorsqu'elle déborde, mais essayez donc de mettre tous ceux qui ne font pas le poids sur la même balance, ils pèseront bien plus que toutes vos armées que toutes vos polices.


Gérard Larnac

 


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Sarkozy et le Québec

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En honorant Jean Charest, Sarkozy a réussi à insulter plus de la moitié des francophones du Québec ayant voté oui au référendum sur la souveraineté du Québec. Connaissant les liens de Sarkozy avec Paul Desmarais (pdg de Power Corporation), il ne faut pas s'en surprendre. Paul Desmarais, un salaud de la finance, est l'un des pires vendus (avec Trudeau et Jean Chrétien) aux intérêts financiers de l'establishment canadian. Quand à JeanCharest, c'est le plus insignifiant et le premier ministre ayant le moins d'envergure qu'ait eu le Québec. Il ne ferait pas de l'ombre à une mouche, depuis le temps qu'il sert de tapis au moindre requin de la finance.

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Paysage

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photo: Christiane Tremblay

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Devoir de mémoire

Publié le par la freniere


Les mots ne rendront jamais l'horreur de ce que l'état Hébreu inflige aux Palestiniens, au nom d'un dieu blindé, à toutes épreuves. Des images filtrent, insoutenables. Israël , qui se réclame « la lumière des nation », appose le sceau de la mort 7 ans après la catastrophe inexpliquée du 11 septembre. Cela au moment précis de la transition de la présidence américaine, est-ce un pur hasard ? Un crime effroyable se perpétue sous nos yeux, minutieusement programmé, comme une excroissance exponentielle de Chabra et Chatila. Partout dans le monde les peuples s'indignent. Les gouvernements quant à eux s'affairent en « tractations » interminables. Pendant ce temps, des enfants, des femmes, des familles entières sont broyées par le rouleau compresseur de Tsahal. L'ombre de Sharon le charognard obscurcit cette partie du monde, et la puanteurs des cadavres ne nous est pas épargnée. Comme il est évocateur le silence gêné aux entournures du sieur Obama. Les dirigeants arabes s'aplatissent, même s'ils font mine de protester du bout des lèvres, eu égard à leurs populations rageuses et muselées que ce conflit disproportionné réveille. Il se pourrait d'ailleurs que l'action injustifiée d'Israël soit le levain des prochaines insurrections dans le monde arabe. Peut-être est-ce là même un des multiples buts inavouables de cette guerre qui n'en n'est pas une ? La désinformation atteint des sommets qui rappelle celle qui avait cours pendant la montée du nazisme dans les années trente. La propagande israélienne, relayée par les médias officiels de l'occident, bat son plein de chairs éclatées. Les mots ne rendront jamais la honte éternelle qui se répand sur nous tous. Alors que le sacro-saint devoir de mémoire nous est sans relâche martelé : plus jamais ça ! Depuis le 27 décembre 2008, nous sommes tous des Palestiniens ! Ce qui arrive à ce peuple martyr (cette fois-ci ce terme se justifie sans qu'il n'y ait besoin d'argumenter vers le pour ou le contre), n'est sans doute qu'un prélude du nouvel ordre mondial que la haute autorité du crime organisé voudrait imposer sur cette planète déchirée. Un prélude mettant fin à l'idée magnifique d'une humanité enfin responsable de son organisation et de ses actes. Comment nous faire entendre ? Comment faire pencher la balance du côté de l'amour et des droits inaliénables de l'être humain ? La marge reste ténue. Cependant la voix des Justes commence à nous parvenir, quelques solutions émergent, lesquelles, si elles ne semblent guère suffisantes, n'en ont pas moins le mérite d'ouvrir des perspectives . Des protestations et condamnations parviennent enfin de responsables de l'ONU. Des membres de la Croix rouge Internationale sur place à Gaza vont jusqu'à parler de carnage et de crime contre l'humanité. Dans un premier temps, boycottons Israel et continuons à manifester notre indignation dans les rues jusqu'à ce que les monstres s'effondrent.


André Chenet




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Le jardin

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Un vieil Arabe vit depuis plus de 40 ans en Corrèze, près de Tarnac.
Il aimerait bien planter des pommes de terre dans son jardin mais il est tout seul, vieux et trop faible.
Il envoie alors un e-mail à son fils qui étudie à Paris pour lui faire part de son problème.
-'Cher Ahmed, je suis très triste car je ne peux pas planter des pommes de terre dans mon jardin. Je suis sûr que si tu étais ici avec moi tu aurais pu m'aider à retourner la terre. Je t'aime, ton Père'


Le lendemain, le vieil homme reçoit un e-mail :
-'Cher Père, s'il te plaît, ne touche surtout pas au jardin ! J'y ai caché la 'chose'. Moi aussi je t'aime. Ahmed'

A 6 heures du matin arrivent chez le vieillard : le GIGN, L'Armée de Terre, Les RG, la DST et même une unité d'élite de légionnaires. Ils fouillent tout le jardin, millimètre par millimètre et repartent déçus car ils n'ont rien trouvé.


Le lendemain, le vieil homme reçoit un nouvel e-mail de la part de son fils :
- 'Cher Père, je suis certain que la terre de tout le jardin est désormais retournée et que tu peux planter tes pommes de terre. Je ne pouvais pas faire mieux. Je t'aime, Ahmed' 

 


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À moi et l'incalculable et vaste monde

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