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655 articles avec ils ont dit

Ils ont dit

Publié le par la freniere

Je n’ai jamais été l’esclave de rien ni de personne. C’est la possession qui vous rend esclave. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours vécu à l’hôtel, où même les meubles ne m’appartiennent pas. Et je me suis tenu à l’écart de ceux qui ont quelque chose à perdre, les puissants et ceux qui se mettent à leur service.

 

Albert Cossery

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Ils ont dit

Publié le par la freniere

Est-ce que l'écrivant est prêt à être seul ? Seul, sans retour d'ascenseur, sans réconfort de groupe, sans consolation d'écho, sans rallier la nébuleuse des rassurants effets miroirs ? Seul, dans l'intégrité de sa voix nue hésitant sur le chemin inconfortable. Seul sans caution magique. Seul dans l'ombre immense. Avec pour seul recours, cette étoile abstraite dont il ne connaît pas le nom et qui, un jour, l'a appelé par le sien.

 

Ile Eniger

 

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Ils ont dit

Publié le par la freniere

J'aime Paris pagaille, ce Paris fracturé par le chaos poétique des insurgés, ce Paris d'émeutiers. J'aime Paris pagaille aux berges inondées, avec ces amoureux qui ne trouvent plus de banc à leur divine attente et ne s'en remettent qu'à leurs désirs, j'aime Paris dans l'insurrection de son éternelle jeunesse sous un ciel couleur de pavé qui vole.

Gérard Larnac

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Ils ont dit

Publié le par la freniere

Ils ont dit

Ma conscience ne me laissera pas aller tuer mes frères ou de pauvres gens affamés dans la boue pour la grande et puissante Amérique. Les tuer pourquoi? Ils ne m'ont jamais appelé nègre, ils ne m'ont jamais lynché, ils n'ont jamais lâché les chiens sur moi... Comment pourrais-je tuer ces pauvres gens? Mettez-moi en prison!

 

Cassius Clay (Mohammed Ali)

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Ils ont dit

Publié le par la freniere

Quels souhaits formuler pour les hommes en ce moment où la folie et la brutalité se sont mises, une fois de plus, au premier rang? La paix n'est déjà plus qu'une feuille sans poids qui vibre et tourne au vent qui annonce l'orage. Quels vœux si ce n'est d'abord que leur intelligence et leur sagesse politique augmentent en raison directe des merveilleux et inquiétants progrès accomplis dans le domaine scientifique afin qu'ils cessent d'être pour eux l'angoissante menace d'une effroyable arme à double tranchant. Des vœux pour qu'ils soient préservés, par cette lucidité et cette force de jugement, du désordre et du chaos où semble les entraîner la perpétuelle et frénétique poursuite d'un nouvel ordre dont la moindre occasion permet de constater qu'il sera certainement et insupportablement pire que l'ancien. Et des vœux enfin pour que ne les abandonne pas la chance. Cette chance qui fait que le monde existe encore, malgré l'erreur et la sottise, les travaux et les peines dont il a eu à supporter la charge écrasante de tous temps. Mais, cette fois-ci, la chance de pouvoir bien sentir et comprendre que la responsabilité et les risques augmentent avec la puissance, et que le feu avec lequel il ne faudrait pas trop imprudemment jouer aujourd'hui est plus ardent que celui dont il fallait se méfier hier et qu'il faut plus que jamais savoir s'arrêter à temps.

Pierre Reverdy


ce texte provient du site Emilla Gitana

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Ils ont dit

Publié le par la freniere

Avec la poésie, l'imagination se place dans la marge
où précisément la fonction de l'irréel vient séduire ou inquiéter,
toujours réveiller l'être endormi dans ses automatismes.
 

Gaston Bachelard

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Ils ont dit

Publié le par la freniere

On a à peine vu clair que c'est déjà la fin. Batailler, s'imaginer qu'on va bouleverser le monde pour avoir torché quelques milliers de pages et raconté, et décanté sa petite tranche de vie en long et en large. La belle affaire ! Contente-toi de manger ta soupe en regardant les étoiles. Toujours semblables à elles-mêmes dans le soir azuré. Depuis le vieil Adam. Et avant le vieil Adam. Et avant ce qui était avant qu'il n'y eût rien. Splendides et immuables, nos petites frangines les étoiles. Ont présidé ta naissance. Présideront à ta mort. T'ont vu vagissant dans les langes, laid comme un ouistiti. Te verront chenu, planté sur deux cannes, cadavérique, figé, couleur de suif, empaqueté dans ta caisse, aspergé d'eau bénite.

 

Louis Calaferte

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Kateb Yacine

Publié le par la freniere

Kateb Yacine

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Ils ont dit

Publié le par la freniere

Ils ont dit

L'art ne vient pas coucher dans les lits qu'on a faits pour lui ; il se sauve aussitôt qu'on prononce son nom : ce qu'il aime c'est l'incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s'appelle.

Jean Dubuffet

 

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