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171 articles avec paroles indiennes

Paroles indiennes

Publié le par la freniere

« C’est trop facile d’être blanc dans ce monde. Pour eux, ce qui compte, c’est l’argent et ce qu’ils appellent les plaisirs de la vie. Alors que pour nous, le plaisir, c’est cette vie qui nous entoure. La vie, c’est l’herbe qui pousse, ce sont nos proches, les nuages, les oiseaux, toutes les choses vivantes qui font notre famille. C’est cela la beauté.
L’homme blanc dit qu’il faut exploiter toutes ces choses pour en tirer du plaisir. C’est du pur égoïsme. (…)
C’est si facile d’être blanc, de trouver du travail, de ne penser qu’à l’argent. On commence alors à mettre des barrières autour de sa maison. Des barrières autour de sa ville. Des barrières autour de son pays. En fait, on met des barrières autour de soi-même. »

Russell Charles Means, indien d'Amérique du Nord

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Paroles indiennes

Publié le par la freniere

Un jour, la Terre pleurera.
Elle mendiera pour sa vie.
Elle pleurera des larmes de sang.
Vous devrez faire le choix de l'aider
ou de la laisser mourir
et quand elle mourra,
vous aussi, vous mourrez

Prophétie Lakota
John Hollowhorn, 1932

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Paroles indiennes

Publié le par la freniere

La conversation ne commençait jamais tout de suite,
ni d'une façon précipitée.
.
Personne ne se hâtait de poser une question,
aussi important cela fût-il,

et personne ne se hâtait de répondre.
.
La politesse exigeait que l'on se laisse le temps
de réfléchir avant et pendant la conversation.
.
Chez le Dakota, le silence avait un sens
et le fait qu'il accorde un espace de silence à l'orateur
et se réserve son propre moment de silence avant de parler respectait la pratique d'une véritable politesse
et la règle selon laquelle "la pensée naît avant la parole".

.
Luther Standing Bear (1868?-1939), Chef Sioux Oglala

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Paroles indiennes

Publié le par la freniere

Paroles indiennes

« Il faut d’abord apprendre à penser individuellement avant de pouvoir collectivement. (Ré)apprendre à penser avec ses sentiments, dans un monde qui se joue de ses distorsions, pour sans cesse nous piéger… Dans un monde où la « loi du plus fort » s’appuie justement sur la manipulation et sur le saccage de nos émotions. Nous devons d’abord nous recentrer sur nos propres énergies, afin de ne plus laisser nos émotions parasitées, manipulées, dévorer nos sentiments. Nous devons réapprendre à percevoir avec le cœur. Ce qui nous est livré comme étant « la Loi », « la règle », la logique « universelle » ou « supérieure » du « plus fort », n’est que la loi de l’oppresseur, la logique de notre propre oppression. C’est de cette prétendue « Loi » que nous devons nous libérer pour redevenir des êtres humains. Le véritable pouvoir est au delà des gouvernements et de leurs directives, le véritable pouvoir de l’Homme est dans sa capacité à aimer, dans sa capacité à assumer ou pas sa propre responsabilité à la vie. »

 

« Lorsque je me promène dans l’Amérique profonde et que je vois la masse des blancs, ils ne se sentent pas opprimés, ils se sentent impuissants. C’est là que nous pouvons mesurer l’étendu du génocide psychologique qu’ils ont déjà infligé à leur propre peuple. »

John Trudell / Poète et Activiste Lakota

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Publié le par la freniere

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Jamais mes origines ne me quitteront.

 

Joséphine Bacon

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Publié le par la freniere

À ceux qui restent

 

Je mourrai demain, dans une semaine, dans un an, très vieille,

Je mourrai de peur, d’une maladie ancienne, d'un accident

Dans un hospice ou dans un parc

En plein centre-ville, en regardant mes arrières petits-enfants grimper sur les cordes raides

Les regarder se balancer, le sourire dans les yeux et se lancer des blagues

Je mourrai un matin, en plein midi ou à minuit,

Dans un sommeil de chair qui ne m’appartiendra plus, tellement j’aurai vécu

Je mourrai

mais pas parce que je l’aurai voulu

 

Je mourrai loin de mon pays, en voyage tout inclus, au soleil

Le clair de lune dans mon paysage et la nuit noire dans mes vagues

Je mourrai dans mon petit 4 et demi, allongée sur mon divan,

Avec ma série fétiche et des popcorn au beurre

Je mourrai parce que le beurre aura bouché mes artères,

Et que la solitude m’aura fait peur

Je mourrai assise sur un banc de brasserie à boire mon dernier porto

Ou en fumant une cigarette à neuf mètres de ma maison

Je mourrai

Mais pas de mes propres mains

Je mourrai après mes histoires d'amour et les envers
Après les voyages au Portugal et les soupers tardifs
Après les feux au chalet et la pêche à la mouche
Après les diplômes de mon enfant et les dindes du jour de l'an
Après les couleurs, après la gaieté et en jouant à la fée des dents
Je mourrai
Mais pas par désespoir

 

Je mourrai avec mes peines, mes échecs, mes déboires

Je mourrai seule, affrontant l’adversité malgré ma misère

Enfouie sous un mètre de honte, je mourrai sans avoir accompli mes rêves,

Nue sous une marée de regards

Me jugeant, tentant de me faire perdre la foi

Ils me tueront goutte à goutte à cause de mon orgueil

Je mourrai

Mais pas de mes propres mains

Je te le jure

 

Je mourrai dans ses bras, forts et vigoureux

Quand j’aurai fait un homme de lui, de ses grands yeux bruns et doux

Quand une femme l’aimera, que ses enfants l’admireront

Je mourrai en laissant, une parcelle de moi

Dans ses gestes et dans sa voix

Je mourrai en silence, sans reproches et sans conseils,

Je serai très faible, une enfant ridée que l’on doit endormir

Je mourrai bientôt ou très tard

Mais pas de mes propres mains

C’est ma promesse

Ma seule victoire sur ta mort

 

Naomi Fontaine

 

Pour tous ceux qui ont perdu un être proche à cause du suicide

 

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Publié le par la freniere

Il y a quelques semaines était lancé à ICI Radio-Canada le portail web Espaces Autochtones, un site d'information sur l'actualité et les enjeux autochtones, mais aussi un lieu pour donner la parole aux Autochtones avec notamment la collaboration de jeunes chroniqueuses.

De ces jeunes chroniqueuses autochtones, nous traçons un parallèle avec la cinéaste d'origine abénaquise Alanis Obomsawin qui a reçu prix Albert-Tessier lors de la dermière cérémonie des Prix du Québec plus tôt ce mois-ci. On soulignait alors combien elle avait consacré «sa vie et son œuvre à militer pour les siens, à défaire les préjugés et à refaire les perceptions».

La voici en entrevue en 1964, déjà militante, soulignant l'apport des autochtones à la société et questionnant l'intervieweur Jean Ducharme sur le sens de certaines 

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Publié le par la freniere

Paroles indiennes

Pour vous mettre dans l'esprit des fêtes, voici l'Ave Maria en Mi'kmaq. Saviez-vous que cette nation autochtone de l'est du Canada avait élaboré un système d’écriture logographique et phonétique (et ce, bien avant l'arrivée des premiers colons en Nouvelle-France)? En langue micmaque, on nomme ces symboles komkwejwika’sikl, «l'écriture d'esturgeon», nom dû à la ressemblance entre les hiéroglyphes et les traces laissées par les esturgeons dans la boue du lit des rivières. 

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Victoire des Sioux

 Les Sioux de la réserve de Standing Rock, dans le Dakota du Nord, viennent de remporter une grande victoire le 4 décembre. Depuis le 1er avril, ils ont établi uncamp de résistance pour bloquer un projet d’oléoduc, le Dakota Access Pipelined’une longueur de 1800 kilomètres, qui menace des sites culturels ancestraux et leurs sources d’eau. Le 4 décembre, le Corps des ingénieurs de l’armée américaine a annoncé qu’il refusait à la société pétrolière un permis de forage sous la rivière Missouri. La secrétaire adjointe aux travaux civils de l’Armée de terre précise dans uncommuniqué que le gouvernement va « entreprendre une étude d’impact environnementale complète » et « étudier des tracés alternatifs » [1]. Cette déclaration stoppe officiellement la construction du pipeline, évalué à 3,8 milliards de dollars, et financé en partie par des banques françaises.

 

 Lire à ce sujet : Les grandes banques françaises derrière le projet d’oléoduc combattu par les Sioux

 

« Cette bataille est gagnée, mais la guerre n’est pas terminée »

« Nous appuyons sans réserve la décision de l’administration et saluons le courage dont ont fait preuve le président Obama, le Corps de l’armée, le ministère de la Justice et le ministère de l’Intérieur, de prendre des mesures pour corriger le cours de l’histoire et faire ce qui est bon », a réagi le président de la réserve de Standing Rock, Dave Archambault. D’autres opposants au projet d’oléoduc se montrent néanmoins plus prudents, mettant en avant la possibilité que la compagnie exploitante Energy Transfer Partners fasse appel de la décision [2]. « Tout le monde doit rester en place », commente Frank Archambault, un membre de la tribu de Standing Rock, qui s’est installé avec toute sa famille dans le camp de résistance depuis quatre mois. « On nous a menti et trompé tout ce temps. Pourquoi cette fois-ci serait-elle différente ? » [3]

 L’entrée en fonction du président Donald Trump en janvier 2017 pourrait également changer la donne. La semaine dernière, il a rappelé qu’il appuyait le projet d’oléoduc, mais il assure que son soutien n’a rien à voir avec son investissement... [4] Donald Trump a investi entre 500 000 et un million de dollars dans la compagnie Energy Transfer Partners, et une somme similaire dans la société Phillips 66 qui bénéficiera de 25 % de parts dans l’oléoduc, une fois sa construction achevée (voir ici). Pour l’heure, les représentants de l’équipe de transition de Donald Trump n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. « Cette bataille est gagnée, mais la guerre n’est pas terminée », résume l’un des opposants.

 

Sophie Chapelle      Basta

 

 

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