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paroles indiennes

Paroles indiennes

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Les Indiens Sioux rompent les traités signés avec les Etats-Unis par leurs ancêtres

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Les Indiens Lakotas, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres avec les Etats-Unis, ont annoncé mercredi 19 décembre des représentants de la tribu."Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré leur représentant Russell Means, lors d'une conférence de presse à Washington. Il a précisé que des passeports et des permis de conduire seraient délivrés à tous les habitants du territoire s'ils renonçaient à leur nationalité américaine.

Les traités signés il y a plus de 150 ans représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", ont indiqué des responsables de la communauté. Des leaders lakotas se sont rendus en délégation dans les ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Venezuela et comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois.

Le territoire lakota se situe dans le nord-ouest des Etats-Unis et comprend notamment les régions du Nebraska, du Dakota du Sud, du Dakota du Nord, du Montana et du Wyoming. Les Lakotas, auxquels appartenaient notamment les grands chefs Sitting Bull et Crazy Horse, ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine lors de la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana.

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Les angles

Aux coins des rues
devant les magasins de boissons alcoolisées
les gens s’appuient au mur
dans des volutes de fumée
que le vent pousse
au bout du monde
Dans ces angles aigus
ils oublient un monde
qui une fois fut rond
et, hors de leur conscience , ce vent
les emporte par dessus une limite
plus tranchante et plus impitoyable
que les éclats de verre
de la bouteille qui tombe
et brise les ailes de l’Oiseau Tonnerre.

Joseph Bruchac  traduit de l’anglais par Béatrice Machet

Les oiseaux Tonnerre, ou l’Oiseau Tonnerre est une émanation du grand Esprit, dite puissance rouge chez les Sioux. Rêver de L’Oiseau Tonnerre est une vision très puissante qui détermine un grand changement dans la vie d’un homme, voire dessine sa destinée . N.d.t.

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Une radio amérindienne

 

Pour écouter la radio Amérindienne "National Native News" tous les jours, du lundi au vendredi pendant 5 minutes et connaître ainsi les dernières infos sur l'économie, le social et la culture amérindienne, rien de plus simple (il n'y a aucun logiciel à télécharger), il suffit juste de cliquer sur ce lien : http://www.nativenews.net/nnn_listen.shtml puis soit sur "Listen to NNN" soit sur le jour de la semaine de votre choix.


Le site de National Native News : www.nativenews.net

Vous pouvez aussi vous abonner gratuitement à leur newsletter, c'est très enrichissant.

 

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Voyez Mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l'étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour! Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence ; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre. Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race, petite faible quand nos pères l'on rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent.

Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propres usages et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage. Nou
s ne pouvons vivre côte à côte.

Sitting Bull

( Discours prononcé en 1875 )

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La justice ne parle pas la langue des indiens
la justice ne descend pas chez les pauvres
la justice ne porte pas nos sandales d'indiens
la justice ne marche pas pieds nus
sur les chemins de terre...

Ak'abal, poète maya guatémaltèque


www.kolumbus.fi/najran/runo/akabal/suite1.htm

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Le peuple invisible

Richard Desjardins et Robert Monderie partent à la découverte d'un peuple méconnu, qu'ils ont eux-mêmes longtemps côtoyé sans vraiment le connaître. Son histoire tumultueuse, portée à l'écran pour la toute première fois, remonte à plus de 5000 ans, mais le prochain siècle risque d'être celui de la dernière chance. En effet, ce peuple vit depuis trop longtemps dans des conditions pitoyables, parfois pires que dans certains pays du tiers-monde. Pourtant, les deux cinéastes n'ont pas eu besoin de parcourir des milliers de kilomètres pour aller à sa rencontre : la nation algonquine habite près de chez nous, au Québec.

Il y a à peine deux siècles, les Algonquins occupaient un territoire qui s'étendait de Laval à Val d'Or, jusqu'au lac Huron. À l'image de leur mode de vie ancestral, cet espace est maintenant réduit en miettes. Le territoire qu'occupe aujourd'hui ce peuple d'environ 9000 individus se résume à une dizaine de communautés au Québec, qui constituent leurs derniers refuges. Les Algonquins sont forcés à la sédentarité, souvent réduits à la misère, coupés de leurs traditions. On assiste, impassibles, à leur lente désintégration alors que le taux de mortalité infantile est très élevé et que les petits-enfants ne peuvent plus communiquer avec leurs grands-parents dans leur langue maternelle, puisqu'ils ignorent totalement la langue algonquine.

Richard Desjardins et Robert Monderie ont décidé de tirer la sonnette d'alarme et de faire la lumière sur les grandeurs et les misères de ce Peuple invisible. Invisible surtout aux yeux des Blancs qui continuent de cultiver certains préjugés, non seulement envers les Algonquins, mais envers tous les Amérindiens. Au-delà des clichés, les deux cinéastes ont ratissé leurs dernières parcelles de territoire pour leur donner la parole, et surtout faire entendre leurs nombreux silences qui cachent tant de désespoir.

Ce n'est pas le premier coup d'éclat cinématographique du tandem Desjardins-Monderie, puisque leur collaboration remonte à 1977 avec Comme des chiens en pacage. En 1999, un immense coup de tonnerre résonnait dans l'industrie forestière du Québec et il ne portait qu'un nom: L'erreur boréale. Huit ans plus tard, ils récidivent, dressant un portrait alarmant d'un peuple qui, pendant des siècles, vivait en harmonie avec la forêt, lui servant à la fois de refuge, de territoire de chasse et de lieu d'inspiration. Bien sûr, tout n'était pas paradisiaque : la mort rôdait autour des campements, les hivers étaient rudes et les batailles avec les autres peuples autochtones pour l'extension de leur territoire, sanglantes. Un si vaste royaume et une géographie littéralement déroutante.

Cet équilibre sera progressivement rompu à l'arrivée des Européens au 16e siècle. Lorsque Jacques Cartier plante sa grande croix de bois à Gaspé, en 1534, il marque le début d'une longue histoire de dépossession, de dépeçage, celui des territoires qu'occupent alors les différents peuples autochtones, même si pour eux on ne possède pas la terre, on en fait partie.

Avec le lucratif commerce de la fourrure et un hiver impitoyable à apprivoiser, Européens et Amérindiens deviennent d'abord des partenaires. Par contre, l'appétit féroce pour le bois fait en sorte que l'Amérindien devient encombrant, car ce n'est plus lui dont on a besoin, mais des vastes contrées qu'il occupe. En s'installant le long du fleuve Saint-Laurent, les colons forcent ainsi les peuples autochtones, et surtout les Algonquins, à reculer de plus en plus à l'intérieur des terres, à s'installer loin des cours d'eau, en périphérie des communautés blanches.

Pour donner une certaine légitimité à cette invasion progressive, on signe des traités, on échange des cadeaux, on conclut des ententes. Après la Conquête de la Nouvelle-France par l'Angleterre en 1760, une Proclamation royale, rédigée en 1763, stipule l'existence d'un territoire amérindien ; c'est écrit noir sur blanc mais dans les faits, leurs territoires sont toujours plus petits. Cette marginalisation croissante et une sédentarité forcée, bouleversent leur mode de vie, leurs coutumes, mettant en péril leur existence même.

C'est la rupture brutale de cet équilibre avec le milieu naturel et ses séquelles dramatiques dont témoignent Richard Desjardins et Robert Monderie dans Le peuple invisible. Les nombreux problèmes des Algonquins dans leurs communautés, où certaines n'ont ni école, ni eau potable, ni électricité (alors qu'elles vivent à deux pas de barrages hydro-électriques…), trouvent souvent leurs origines dans cette suite de malentendus historiques qui ont ponctué les rapports avec les Blancs. Quand des missionnaires oblats viennent leur parler d'un Dieu dont ils ne connaissent rien; quand les rivières deviennent des autoroutes pour les billes de bois, où leurs canots ne peuvent plus circuler; quand la musique country remplace les chants traditionnels parce qu'ils ont disparu avec les derniers chamanes, c'est la voix de tout un peuple qui peu à peu s'éteint.

De larges portions du territoire des Algonquins n'ont jamais été officiellement cédées au gouvernement québécois, une injustice qui a permis à des villes comme Maniwaki ou Notre-Dame-du-Nord de s'ériger sur des terres qui ne leur appartenaient pas, et à des grandes compagnies de piller allègrement les ressources naturelles sans que les communautés puissent obtenir des compensations financières. Or, non seulement les Algonquins furent dépossédés, mais une nouvelle politique allait bientôt poindre : celle de les assimiler, de les " blanchir ", de les dépouiller de leur langue, de leur identité et de leur inculquer des valeurs en totale rupture avec leur perception de l'univers et de l'au-delà; le concept catholique de l'enfer, pour eux, connais pas…

Pourtant, l'enfer, plusieurs l'ont vécu pendant leur enfance, arrachés à leur famille pour être éduqués dans des pensionnats tenus par diverses communautés religieuses. Plusieurs hommes témoignent des abus, physiques et sexuels, qu'ils ont subis tandis que des femmes, victimes du cercle de violence que ces sévices ont engendré, ont dénoncé à leur tour un conjoint abuseur, parfois plus d'une dizaine dans une même réserve. Il faut d'ailleurs saluer leur courage, brisant ainsi la loi du silence dans des milieux contrôlés par les conseils de bande, un troisième pouvoir après celui du fédéral et du provincial, là où l'on peut enlever, du jour au lendemain, le droit d'occupation d'une maison.

Toute cette violence est principalement tournée vers eux-mêmes, dans ces communautés où s'entassent dans des demeures insalubres plus de huit personnes, où les rares écoles ressemblent parfois à des zoos et où dans des réserves comme Lac Simon, près de la moitié des garçons ont tenté de se suicider. Est-ce étonnant d'apprendre qu'au Lac Rapide, il est parfois " plus facile d'acheter de la cocaïne que de la farine "?

Devant ce portrait accablant, les deux réalisateurs veulent éveiller les consciences, et surtout faire cesser le déni sur cette douloureuse réalité. Avant d'entreprendre ce film, Richard Desjardins a admis qu'il en savait fort peu sur la vie des Algonquins. Avec Le peuple invisible, personne ne peut maintenant feindre l'ignorance.

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«Il n’y aura ni culture ni identité canadienne tant et aussi longtemps que les Canadiens n’assumeront pas l’héritage aborigène. Personne d’autre au Canada ne représente mieux que les Métis la fusion du vieux continent et du Nouveau Monde.»

Harry Daniel, Grand Chef des Métis du Canada, 1978

 

Liberté, Égalité, Fraternité ! ce concept qui permet aujourd’hui aux grands exploiteurs du monde de se présenter en modèles par le discours mais non par le geste, ne vient ni des Etats-Unis, ni de la France, ni de l’Angleterre qui l’ont placé dans leurs constitutions comme s’ils en étaient les inventeurs éclairés. Il vient du «Sauvage», il vient des «Gens-Libres» qui ont peuplé, conquis et donné, à leur manière, un visage humain à l’Amérique du Nord. Ce sont eux, Indiens et Métis, dans un esprit de symbiose avec cette Terre nourricière, qui ont inspiré Rousseau, Voltaire et tous ces autres; ce sont eux qui ont donné la mesure d’un esprit typiquement Américain, dans le sens continental, originel, unifié et fraternel du terme. L’Amérique, dans le sens que nous l’avons édifiée, ce n’est ni le Capitole, ni la Maison Blanche, ni le Pentagone, ni les Parlements d’Ottawa et de Québec. L’Amérique, c’est Nous !...

                                   Des Métis, c’est ce que nous sommes, et c’est tout dire !

 
Russel Bouchard
 

Russel Bouchard est un historien métis du Saguenay. Il a publié, entre autres :

La communauté métisse de Chicoutimi : fondements historiques et culturels

Le peuple Métis de la Boréalie : un épiphénomène de civilisation

Quand l’Ours Métis sort de sa ouache

La longue marche du Peuple oublié… : ethnogenèse et spectre culturel du Peuple Métis de la Boréalie

 
Chik8timitch, Saguenay

Russel Bouchard

33 Saint-François

Chicoutimi, Qc,

Canada
G7G 2Y5
(418-543-0962)

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Le sens de la chasse et du tambour

 

Pour l’instant, ils se contentent de rêver. À l’appui des symboles, ils invoquent le ciel et toute leur manière de vivre sans l’aide du magasin. Sauf les canots, les moteurs, les fusils. Sauf la force du plus fort qui refuse aux autres leur part du royaume. Pour l’instant, ils rêvent d’espace et de chasse à rendre l’âme.

Car ils sont toujours en instance de partir. Autour des maisons à La Romaine, tout l’appareil des départs. Les canots de toile, légers, fragiles, désaffectés mais capables encore de rejoindre le castor à la tête des eaux, là où les moteurs n’ont plus de prise. Aussi les skidous impétueux qui les délivrent de la marche et les dépouillent de la force de marcher. Les traîneaux et les toboggans renversés dans tous les sens et qui servent d’abri contre le vent aux femmes appliquées à cuire la banique dans le sable. La peau d’ours à sécher sur une corde tendue parmi les oripeaux d’une lessive. Et l’estomac de l’ours, bien lavé, qui servira de contenant frigo-seal pour garder la graisse de l’ours (harmonieuse économie). Partout, un incroyable barda incohérent quand il est dépouillé de la marche et du voyage. Mais ils ne partent pas. Ils ne partent plus. Plus jamais. Ou si peu. De plus en plus de moins en moins. Et pourtant, ils commencent à comprendre qu’ils sont en train de perdre à tout jamais ce qu’ils ont de plus précieux à leurs yeux. Ils s’aperçoivent aussi que la sédentarisation n’est pas toujours facile à vivre. Ils affrontent d’autres misères. Dont la bière qui n’est pas facile à exprimer convenablement. Et ils se répètent ce que leur a raconté celui qui a fait le dernier tambour. Le tambour qui autrefois était un instrument de la chasse. Le tambour aujourd’hui qui ne sert plus qu’à jouer du tambour. Et celui qui ferait à nouveau un tambour sur la réserve, il l’offrirait sans doute à la Centrale d’artisanat.

(…)

Pierre Perrault

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