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paroles indiennes

Coureur pour Tonnerre, Nuage et Pluie

Publié le par la freniere

Je suis le renard vagabondant pour tes métamorphoses
Le saumon qui bondit à travers la lumière du soleil
Sur la rivière, le champignon qui naît sous la pluie
L'ours qui danse en rond
Et ronde la douce femme,
Le gardien de nos nourrissons,
Le porteur de la flamme des Anciens.
Je chante pour les morts,
Les amoureux et leur arc-en-ciel.

Duane Niatum
membre de la tribu S'Klallam

http://www.ipl.org/div/natam/bin/browse.pl/A53

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Publié le par la freniere

L'esprit n'est jamais né,
L'esprit ne cessera jamais.
Et il n'y eut pas
De temps où il n'était pas.
Fin et commencement
Sont des rêves.
 
Proverbe Sioux

 

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Publié le par la freniere

Musique d' Elan Michaels "Windwalker" Titre : Buffalo dance

La voix qui embellit la terre
La voix supérieure
La voix dit tonnerre
Parmi les sombres nuages
A jamais résonne
La voix qui embellit la terre.

La voix qui embellit la terre
La voix d'ici-bas
La voix de la sauterelle
Parmi les fleurs et les herbages
A jamais résonne
La voix qui embellit la terre.

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Paroles indiennes

Publié le par la freniere

Nous étions un peuple sans loi, mais nous étions en très bons termes avec le Grand Esprit, créateur et maître de toutes choses. Vous Blancs, présumiez que nous étions sauvages. Vous ne compreniez pas nos prières. Vous n'avez pas essayé de les comprendre. Quand nous chantions nos louanges au soleil, à la lune ou au vent, vous disiez que nous adorions des idoles. Sans nous comprendre, vous nous avez condamnés comme des âmes perdues, simplement parce que notre culte était différent du vôtre.

    

Nous voyions la main du Grand Esprit ( la vie )dans presque tout : soleil, lune, arbres, vent et montagnes. Parfois, nous l'approchions à travers toutes ces choses. Était-ce si mal ? Je pense que nous croyons sincèrement en l'Être suprême ; d'une fois plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens qui vivent près de la nature ne vivent pas dans l'obscurité.

     

Saviez-vous que les arbres parlent, ? Ils le font, cependant, ils ont leur langage . Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui, c'est que les Blancs n'écoutent pas. Ils n'ont jamais appris à écouter les Indiens, aussi je doute qu'ils écoutent les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris : tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit.

    

Tatanga Mani ou Walking Buffalo, indien stoney (1871-1967)

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Publié le par la freniere

Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, pour ta vie et ta force. Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre. Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même.

Tecumseh, chef shawnee (1768-1813)

La beauté devant moi fasse que je marche
La beauté derrière moi fasse que je marche
La beauté au-dessus de moi fasse que je marche
La beauté au-dessous de moi fasse que je marche
La beauté tout autour de moi fasse que je marche

Strophe du Kledze Hatal, chant shaman navajo

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Publié le par la freniere

Soleil Hopi (extrait)

Peut-être serions nous plus heureux si les blancs n'étaient jamais venus à Oraibi, mais c'est impossible puisque le monde en est plein, tandis que nous Hopi, on ne compte pas par le nombre. Maintenant, nous avons appris à nous entendre avec eux, dans une certaine mesure, et nous aurions probablement la vie beaucoup plus dure si on nous livrait à nous-mêmes et aux Navaho; nous avons besoin que l'oncle Sam nous protège et nous nourrissent pendant les famines, mais je voudrais bien que le gouvernement des États-Unis nous envoie de meilleurs employés d'agence, car ils sont supposés venir ici nous aider. Je ne demande pas grand chose aux blancs, sauf à mes amis personnels, et j'espère qu'ils ne m'abandonneront jamais. Je n'ai pas de goût pour les vêtements dernier cri ni pour la grande vie; si j'avais des milliers de dollars, j'en donnerai la plupart à mon petit, mais j'achèterais peut-être une camionnette et je construirais une petite maison hopi en bas à Oraibi le neuf, où je pourrais vivre en hiver avec ma famille. J'aimerais une cuisinière en fonte, des chaises et peut-être l'eau courante, mais je n'aurais pas l'électricité ni la radio; cependant j'aimerais bien un phonographe pour pouvoir écouter les chansons que j'ai enregistrées. L'été, je retournerais dans notre maison d'Oraibi et je rentrerais toujours pour le Soyal
Une nuit, j'ai fait un très bon rêve et j'espère qu'il se réalisera dans ma vie future. Je suivais une piste et je me suis trouvé à un carrefour : là j'ai vu les traces fraîches d'un étranger allant vers l'ouest. Je les ai suivies et je suis arrivé à un ranch avec une belle maison de brique et un grand porche face à l'est; les traces menaient à la grande porte, mais moi je restais à regarder bouche bée. Bientôt j'ai entendu une voix amicale me dire: 'Suis les traces jusqu'à la maison, car elle t'attend.' Tout joyeux je suis entré dans ma nouvelle maison, mais je n'y ai trouvé personne; j'ai laissé mon déjeuner et d'autres choses sur une table, je suis sorti dans la cour et j'ai regardé vers l'ouest les murailles rouges d'une mesa, rayées de blanc à la base. Près de ma maison, il y avait un beau troupeau de moutons au corral, et là, près de la grille, était mon Esprit Tutélaire qui me faisait signe. Quand je suis arrivé devant lui, il m'a dit : "Mon fils, je suis le guide qui t'a protégé toute ta vie; je t'ai construit cette maison et je t'ai fourni ce troupeau : ouvre la grille et laisse sortir les moutons. Ils irons paître, trouveront de l'eau et reviendront le soir; sans berger.' Comme ils passaient la grille, j'en ai compté au moins neuf cents, puis mon guide dit : 'Les pâturages et les champs que tu vois t'appartiennent tous, tu en auras besoin pour ta famille, aussi, ne laisse jamais un blanc te les arracher. Viens avec moi et je te montrerai l'eau.' Je l'ai suivi à quatre cent quarante pas, jusqu'à un endroit où il s'est arrêté et il a dit : 'Creuse ici et tu trouveras une source'. J'ai levé les yeux et j'ai vu quelqu'un entrer avec un troupeau de moutons, mon guide a dit : 'C'est Sekaheptewa l'un de tes vieux grands-pères.' Je me suis exclamé ; 'Mais il y a des années qu'il est mort !' C'était bien lui, mais il s'est détourné vers le sud-ouest et a disparu. Quand je me suis retourné vers mon Guide, il était en train de s'enfoncer dans le sol, puis j'ai entendu aboyer un chien et je me suis réveillé avec un son de cloches dans la tête et le cœur plein de joie.
C'est un doux avenir à espérer, mais en attendant je veux rester à Oraibi et avoir suffisamment à manger, surtout de la farine, du sucre, du café et les bonnes vieilles nourritures hopi. Quand je serai trop vieux ou faible pour suivre mes moutons ou cultiver mon maïs, j'ai projeté de rester assis à la maison, à sculpter des poupées Katcina et à raconter à mes neveux et nièces l'histoire de ma vie. J'aimerais aussi continuer à écrire mon journal, tant que mon esprit restera vif, et enfin, quand j'aurai atteint l'état d'incapacité, je souhaite mourir tout en dormant, sans douleur. Ensuite je veux être enterré à la manière hopi, peut-être que mon petit m'habillera du costume d'officiant spécial, me mettra quelques colliers autour du cou; mettra un paho et de la farine sacrée de maïs dans ma main et m'attachera aux oreilles des turquoises incrustées. S'il tient à me mettre dans un cercueil, il peut le faire, mais il doit laisser le couvercle ouvert, déposer la nourriture tout près et installer une échelle de tombe pour que je puisse sortir. Je me hâterai vers mes parents disparus, mais je reviendrai avec les bonnes pluies danser en Katcina avec mes ancêtres sur la plaza, même si Oraibi est en ruine.

 Don C. Talayesva 

 

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STANDING BEAR

Chef de l'Oglala, Lakota (1905-1939)


"We did not think of the great open plains, the beautiful rolling hills, the winding streams with tangled growth, as 'wild'. Only to the white man was nature a 'wilderness' and only to him was it 'infested' with 'wild' animals and 'savage' people. To us it was tame. Earth was bountiful and we were surrounded with the blessings of the Great Mystery."

"If today I had a young mind to direct, to start on the journey of life, and I was faced with the duty of choosing between the natural way of my forefathers and that of the... present way of civilization, I would, for its welfare, unhesitatingly set that child's feet in the path of my forefathers. I would raise him to be an Indian!"

"Praise, flattery, exaggerated manners and fine, high-sounding words were no part of Lakota politeness. Excessive manners were put down as insincere, and the constant talker was considered rude and thoughtless. Conversation was never begun at once, or in a hurried manner.

"No one was quick with a question, no matter how important, and no one was pressed for an answer. A pause giving time for thought was the truly courteous way of beginning and conducting a conversation."

"From Wakan Tanka, the Great Spirit, there came a great unifying life force that flowed in and through all things -- the flowers of the plains, blowing winds, rocks, trees, birds, animals -- and was the same force that had been breathed into the first man. Thus all things were kindred, and were brought together by the same Great Mystery.

"Kinship with all creatures of the earth, sky and water was a real and active principle. In the animal and bird world there existed a brotherly feeling that kept the Lakota safe among them. And so close did some of the Lakotas come to their feathered and furred friends that in true brotherhood they spoke a common tongue.

"The animals had rights -- the right of man's protection, the right to live, the right to multiply, the right to freedom, and the right to man's indebtedness -- and in recognition of these rights the Lakota never enslaved an animal and spared all life that was not needed for food and clothing. For the animal and bird world there existed a brotherly feeling that kept the Lakota safe among them."

"This concept of life and its relations was humanizing and gave to the Lakota an abiding love. It filled his being with the joy and mystery of living; it gave him reverence for all life; it made a place for all things in the scheme of existence with equal importance to all."

"The Lakota could despise no creature, for all were of one blood, made by the same hand, and filled with the essence of the Great Mystery. In spirit, the Lakota were humble and meek. 'Blessed are the meek, for they shall inherit the earth' -- this was true for the Lakota, and from the earth they inherited secrets long since forgotten. Their religion was sane, natural, and human."

"The old Lakota was wise. He knew that a man's heart away from Nature becomes hard; he knew that lack of respect for growing, living things soon lead to a lack of respect for humans too."

"The old people came literally to love the soil and they sat or reclined on the ground with a feeling of being close to a mothering power." 

 


 

THE LIVING SPIRIT OF THE INDIAN

by Luther Standing Bear

 

The feathered and blanketed figure of the American Indian has come to symbolize the American continent. He is the man who through centuries has been moulded and sculpted by the same hand that shaped the mountains, forest, and plains, and marked the course of it rivers.

The American Indian is the soil, whether it be the region of forest, plains, pueblos, or mesas. He fits into the landscape, for the hand that fashioned the continent also fashioned the man for his surroundings. He once grew as naturally as the wild sunflowers; he belongs just as the buffalo belonged.

With a physique that fitted, the man developed fitting skills -- crafts which today are called American. And the body had a soul, also formed and moulded by the same master hand of harmony. Out of the Indian approach to existence there came a great freedom -- an intense and absorbing love for nature; a respect for life; enriching faith in a Supreme Power; and principles of truth, honesty, generosity, equity, and brotherhood....

Becoming possessed of a fitting philosophy and art, it was by them that native man perpetuated his identity; stamped it into the history and soul of this country -- made land and man one.

By living -- struggling, losing, meditating, i'm-bibing, aspiring, achieving -- he wrote himself into the ineraseable evidence -- an evidence that can be and often has been ignored, but never totally destroyed....

The white man does not understand the Indian for the reason that he does not understand America. He is too far removed from its formative processes. The roots of the tree of his life have not yet grasped the rock and soil. The white man is still troubled with primitive fears; he still has in his consciousness the perils of this frontier continent, some of its fastnesses not yet having yielded to his questing footsteps and inquiring eyes. The man from Europe is still a foreigner and an alien.

But the Indian the spirit of the land is still vested; it will be until other men are able to divine and meet its rhythms....

When the Indian has forgotten the music of his forefathers, when the sound of the tom-tom is no more, when the memory of his heroes is no longer told in story ... he will be dead. When from him has been taken all that is his, all that he has visioned in nature, all that has come to him from infinite sources, he then, truly, will be a dead Indian." 

traduction à venir

 

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Publié le par la freniere

Fortunato Ramos

Ne te moque pas de l’indien
qui descend des montagnes
laissant ses chèvres et ses douces brebis,
ses terres à l’abandon.
Ne te moque pas de l’indien si tu le vois muet
un peu fruste et tout assommé de soleil.

Ne te moque pas si à travers rues
tu le vois trottant comme un lama
une guanaco apeuré, un âne rétif
poncho et chapeau sous le bras.

Ne méprise pas l’indien si au plein du soleil
tu le trouves tout emmitouflé dans sa laine
et trempé de sueur.
Pense, ami, que celui-là descend de là-haut
où un vent de glace entaille les mains
et fait éclater les cals des pieds.

Ne ris pas de l’indien si tu le vois
mâchant son maïs cuit
ou cette viande dure qu’il a traîné jusqu’ici, sur cette place,
par quelque sentier glacial ou le long d’un fleuve.

Le voilà qui descend vendre ses cuirs, vendre sa laine
pour acheter son sucre, ramener sa farine.
Il aura même sur lui sa monnaie et son manger
pour ne rien devoir te demander.

Ne te paye pas de sa tête d’indien qui vit sur sa frontière
par là-bas, vers le col de Zenta,
car si tu vas par ses montagnes
il t’ouvrira les portes de sa cahute
te versera son alcool de maïs et te passera son poncho.
Près de ses gosses, tu mangeras ce qui lui reste
et rien en échange.

Ne te paye pas la tête de cet indien qui cherche le silence
et fait monter ses fèves entre les caillasses d’ardoises
là-bas, sur ces hauteurs où rien ne pousse.

Car c’est ainsi que survit l’indien sur sa propre terre
sa terre mère, sa Pachamama.



Poème de Fortunato Ramos interprété en français par Yves Heuté, écrivain.
Noemi Coronel, professeur indienne de Saltade Salta a aidé Yves Heuté à traduire les « indianismes » de l'auteur.


***********


No te rias...


No te rias de un collo que bajo del cerro,
Que dejo sus cabras, sus obejas tiernas, sus habales yertos;
No te rias de un colla, si lo ves callado
Si lo ves zopenco, si lo ves dormido.

No te rias de un colla, si al cruzar la calle
Lo ves correteando igual que una llama, igual que un guanaco,
Asustao el runa como asno bien chucaro,
Poncho con sombrero debajo del brazo.

No sobres al colla, si un dia de sol,
Lo ves abrigado con ropa de lana, transpirado entero,
Ten presente amigo, que el vino del cerro, donde hay mucho frio,
donde el viento helado, rejeteo sus manos et partio su callo.

No te rias de un colla, si lo ves comiendo
Su mote cocido, su carne de avio
Alla en una plaza sobre una vereda o cerca del rio;
Menos! Si lo ves coquiando por su Pachamama.
El bajo del cerro a vender sus cueros,
A vender su lana, a comprar azucar, a llevar su harina,
Y es tan precavido, que trajo su plata,
Y hasta su comida, y no te pide nada.

No te rias de un colla que esta en la frontera
Pa'lao de La Quica o alla en la alturas del abra del Zenta,
Ten presente amigo, que el sera el primero en parar las patas
cuando alguien se atreva a viola la Patria
No te burles de un colla, que si vas pa'l cerro,
Te abrira las puertas de su triste casa,
Tomaras su chicha, te dara su poncho,
junto a sus guaguas, comeras un tulpo y a cambio de nada.

No te rias de un colla que busca el silencio
Que en medio las lajas cultiva sus habas
y alla en las alturas, endonde no hay nada
Asi sobrevive con su Pachamama!



Fortunato Ramos

Poète indien de Humahuaca, petit bourg des Andes au nord de l’argentine où l'écrivain Yves Heurté l'a rencontré.
Fortunato Ramos est tout à la fois instituteur itinérant, musicien, conteur traditionnel et paysan. . Chantre reconnu de la condition indienne, il a toujours refusé de renier sa condition de pauvre pour une gloire qu’il estime être la porte de la trahison. Il parle écrit et chante dans le langage des indiens de sa région, un espagnol très terrien et très simple .


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Humberto Ak'abal

poète maya guatémaltèque

Souvenir

De temps en temps je marche à reculons
c'est ma façon de me souvenir.

Si je ne marchais qu'en avant
je pourrais seulement te dire
comment est l'oubli.

Le jaguar

Parfois je suis jaguar
je cours dans les ravins
saute sur les rochers
grimpe la montagne

Je regarde au delà du ciel
au delà de l'eau
au delà de la terre.

Je discute avec le soleil
joue avec la lune
arrache quelques étoiles
et les colle sur mon pelage.

Tout en remuant la queue
je me jette sur le pré
toute langue dehors

Aujourd'hui

Le jour s'est levé près de moi
puis il est sorti pour aller me chercher

Je courrais les chemins et les sentiers
jusqu'à ce qu'il me trouve

assis sur un bord de mousse
au pied d'un cyprès
discutant avec la brume
en essayant d'oublier
ce que je ne peux pas.

A mes pieds
des feuilles,
rien que des feuilles.

Heures matinales


Dans les hautes heures de la nuit
les étoiles se déshabillent
et vont se baigner dans la rivière.

Les hiboux les désirent
les petites plumes sur leur tête
se dressent.

 

 

 

La rivière.

Agenouillée sur la natte
penchée sur la pierre
ma mère lave
lave
lave.

Ma petite soeur
couverte de feuilles de saule
dort dans sa corbeille.

Et moi,
assis sur le tas de paille
je regarde comment passe l'eau
et comment reste la rivière.

traduction: aaron de najran

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Publié le par la freniere

poème nahualt

un enfant à sa mère

quand je meurs
enterre-moi sous le foyer
quand tu pleureras
si on te demande pourquoi
tu diras c'est la fumée

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