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paroles indiennes

Paroles indiennes

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Dresseur de chevaux Mohawk

Sa selle à présent : un réservoir d’oxygène, ses rênes : les tubulures

lui passant au travers de la poitrine et autour du cou.
Mon papa m’a perché sur mon premier cheval quand j’avais six ans,
me dit Phillipe. Sa voix s’élève comme anticipant
le galop enchevêtré de sabots qu’il entendrait
venir depuis une vallée en Idaho.
Pour retrouver ses souvenirs
son regard glisse de moi
vers le plafond.
Comment les dressez-vous ? Demandé-je.
Philippe rit. Il faut juste rester dessus.
Quand j’avais neuf ans je dressais des chevaux
avec des hommes qui en avaient vingt.
Puis ses yeux s’assombrissent—
des étoiles couvertes par une bande de nuages orageux—
alors que Philippe quitte ce passé
et s’en revient là où il est allongé maintenant. Il laisse échapper un soupir,
le même soupir épuisé
que les Pintos devaient pousser
sous son poids osseux.
A présent je souris devant ses bottes en peau de lézard
qui dépassent en dessous du lit d’hôpital,
indiquant, bien qu’handicapé, sa volonté indomptée.
Sûr que j’aime les chevaux, déclare-t-il,
et il ferme les yeux afin de rejoindre
le monde qu’il connaissait avant.

 

Marianne A. Broyles, cherokee

Traduction : Béatrice Machet

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Indiens d’Amérique: un génocide tranquille et presqu'achevé

 

Les Etats-Unis ne voient pas d'un bon oeil que le sort des Indiens d’Amérique soit pour la première fois à l'ordre du jour des Nations-Unies. Car il s'agit de se pencher sur le sort d'une population de 2,7 millions d'habitants ravagés par une multitude de fléaux et dans des proportions effroyables. Mais qu'en attendre? Car la parole de ces exterminés est inaudible.

 

Un jour d'avril 1973, un militant noir américain pour les droits civiques, Ray Robinson, qui a longtemps suivi Martin Luther King, débarque à Wounded Knee, dans le Dakota du Sud. Il souhaite apporter son soutien à la cause des "Native Americans", ainsi que l'on nomme les Indiens aux Etats-Unis, qui manifestent contre les injustices dont ils sont victimes dans le pays. Wounded Knee est un lieu emblématique et de sinistre mémoire. C'est là, en effet, que furent massacrés et jetés dans une fosse commune entre 150 et 300 hommes, femmes et enfants au matin du 29 décembre 1890, par le 7ème régiment de Cavalerie du Colonel James Forsyth. Sitôt arrivé dans ces lieux où résident toujours une petite communauté indienne, Ray Robinson appelle sa femme qui lui demande de rentrer à la maison, inquiète car elle sait que la situation sur place est explosive. Elle ne le reverra jamais. Après avoir reçue l'annonce de la mort de son époux, Cheryl n'a jamais pu savoir ce qui était arrivé à son mari ni où son corps avait été enterré. 

Voilà quelques jours, quarante ans plus tard, Cheryl a fait le voyage de Détroit à Sioux City pour témoigner de son histoire. Le gouvernement américain refuse toujours de communiquer sur le sort de son mari, officiellement parce que le cas est toujours en cours d'investigation par le bureau du FBI de Minneapolis. A Wounded Knee, plus personne ne se souvient de Ray Robinson. Une épisode parmi tant d'autres dans l'histoire des militants de la cause des Indiens d'Amérique, qui n'a jamais bénéficié d'un large soutien populaire et que beaucoup voudraientt voir s'éteindre.

Et de fait, cynisme et indifférence se conjuguent pour ensevelir année après année la mémoire des peuples indiens presqu'entièrement anéantis en Amérique du Nord.

On ne va pas le nier, les Apaches, les Cheyennes, les Iroquois, les Sioux ou les Esquimaux ne nous inspirent pas, la plupart du temps, un sentiment extrême de culpabilité. Mais ce n'est rien comparé au pays du Western et de la Country. Pas plus que le Jazz ou le Blues ne suscitent leur part de tristesse chez leurs amateurs et ne réveillent chez eux les souvenirs tragiques des lynchages des Noirs, ces genres populaires ne renvoient à la réalité d'un génocide toujours en cours dans l'indifférence générale.

Lorsqu'un Américain de l'Illinois souhaite acheter ses cigarettes à bas prix (un paquet coûte ici actuellement 10 dollars), il prend la route du sud de l'Etat ou de l'Indiana voisin, pour s'approvisionner dans l'un des territoires octroyés aux tribus indiennes locales. Là, il paiera son paquet de cigarettes 4 dollars en moyenne. Dans un certain nombre de ces tribus, qui sont des milliers à travers les Etats-Unis, on peut également se procurer de l'alcool à bon marché, jouer au casino (dans 452 d'entre-elles) ou, si l'on se sent possédé par le mal (ce qui est très en vogue), consulter un shaman. Il est toujours très exotique de s'offrir une escapade dans ces drôles d'endroits. Pourtant, l'Américain moyen ne s'y risque pas trop.

En effet, 2,1 millions de ces Indiens, soit l'écrasante majorité, vivent largement sous le seuil de la pauvreté. La vision offerte par bien des campements tient purement du bidonville. Et une fois passé ses limites, c'est un voyage en enfer qui commence. L'alcoolisme y prend des proportions catastrophiques. Le chômage y bat tous les records du pays. La maladie s'y propage et tue comme dans les pires zones de la planète. Le suicide, celui des jeunes en particulier, crève le plafond des statistiques. Les Indiens vivant à l'extérieur des tribus n'y reviennent eux-mêmes que pour se faire soigner lorsqu’ils n'ont pas, chose courante, accès au système de santé américain. 

Anthony B. Bradley est Professeur de Théologie au King's College de New York et Spécialiste des questions raciales aux Etats-Unis. « Si quiconque pense que le gouvernement fédéral sait ce qui est bon pour les communautés locales, explique t-il, il ferait bien de visiter une Réserve Indienne Américaine. Les Natifs Américains [Indiens d'Amérique, NDA] sont aujourd'hui plongés dans le cauchemar de la privation de soins et d'économie qui est la conséquence directe des problèmes crées par le Gouvernement lequel, en imposant des solutions sensées résoudre les problèmes, rend ceux-ci bien pires en retirant aux communautés leur autonomie. »

Tel est le prix à payer pour les Indiens d'Amérique, afin de rester sur la terre de leurs ancêtres, grâce aux concessions faites par le gouvernement fédéral. Pourtant, les Etats abritant ces réserves n'ont de cesse de rogner ces droits et de tenter de récupérer par tous les moyens ces espaces.

Pire, une certaine propagande laissant entendre que les Indiens d'Amérique auraient fait le choix de vivre dans ces conditions a fort bien fonctionné dans l'esprit collectif. Or, cela repose sur une contre-vérité historique. 

 

L'une des plus graves violations des Droits de l'Homme dans le monde

 

En effet, peu rappellent le grand mouvement de délocalisation qui fut la conséquence de l'Indian Removal Act [Loi sur le Retrait Indien, NDA] lequel, au milieu du XIXe siecle, contraint les Indiens à délaisser leurs terres historiques au gouvernement pour se concentrer dans les zones qui leur étaient réservées en échange. En 1890, il était devenu interdit aux Indiens de sortir hors de leurs réserves afin de s'approvisionner en nourriture. Une étude du Professeur Jeffrey E.Holm, de l'Université de Médecine du Nord Dakota, a mis en évidence que le changement de régime alimentaire imposé durant des décennies aux tribus indiennes a engendré une surmortalité aujourd'hui toujours existante, en raison des pathologies qu'elles ont engendrées pour des peuples qui ne pouvaient plus se nourrir comme ils l'avaient fait durant des millénaires.

En 2010, les Etats-Unis, dans la foulée du Canada, fut le dernier pays au monde à ratifier la Déclaration des droits des Peuples indigènes aux Nations-Unies. Une des rares concessions faites par un pays qui place souvent l'Histoire au dernier rang de ses préoccupations, si ce n'est pour en offrir une version idéalisée. Mais en l'espèce, il est impossible d'idéaliser la réalité sur laquelle s'est construite l'Amérique. En effet, 90% des tribus amérindiennes ont disparu à la suite de l'arrivée des Européens en Amérique du Nord, la plus grande partie à cause des maladies, la partie restante par les armes.

Mais ce n'est pas tant cette réalité historique qui rend ces jours-ci le rôle du Professeur James Anaya complexe, en tant que Rapporteur spécial des Nations-Unies sur les Peuples indigènes. Bien que, pour la première fois de leur histoire, l'organisation se penche, du 23 avril au 4 mai, sur le sort des Indiens d'Amérique, ce qui en soit est déjà un événement notable, c'est avant tout pour regarder en face une réalité qui n'est pas celle du passé mais celle du présent.

Cette réalité concerne les 2,7 millions d'Indiens vivant actuellement sur le territoire des Etats-Unis, et qui constitue l’un des cas de violation des droits de l'homme a grande échelle le plus emblématique de toutes les nations développées.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes:

  • Les Indiens d'Amérique vivent en moyenne 6 ans de moins que les autres Américains
  • Ils ont 770% de risques en plus de mourir d'alcoolisme
  • Ils ont 665% de risques en plus de mourir de Tuberculose
  • Ils ont 420% de risques en plus de mourir de Diabète
  • Ils ont 280% de risques en plus de mourir d'accidents
  • Ils ont 52% de risques en plus de mourir de Pneumonie et de Grippe

 

(Source: Commission des Etats-Unis sur les Droits Civils, 2004:8)

 

Stéphane Trano

 

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99 choses à faire avant de mourir

 

Le magazine cosmo est sorti avec dedans une liste
De 99 choses à faire avant de mourir et j’ai en ai fait 47
ou du moins ma version de ces 47
du genre faire l’amour en forêt à même le sol
passer une journée entière au lit à lire un bon livre
dormir à la belle étoile
apprendre à ne pas dire oui quand on veut dire non
mais les autres choses
étaient réservées aux riches
et nous savons avec certitude
que nous ne devons pas être riche avant de mourir
des choses comme
plonger d’un yacht dans la mer Egée
acheter un billet d’avion pour faire le tour du monde
aller à Monaco assister au grand prix
aller à rio pendant le carnaval
sur que nous aimerions cela mais
pas de maza-ska*
l’argent l’argent
alors qu’est-ce que va faire le pauvre indien?
Faites-nous une liste qui soit plus
culturellement appropriée
donc ma liste comprend ceci
aller boire au 49 à la foire de crow
appendre les 20 manières de préparer du porc en boite
tomber amoureux d’un blanc
tomber amoureux d’un indien
manger du ta-nee-ga* avec un sioux
apprendre à faire du bon pain frit
être figurant dans un film indien
apprendre à parler ton langage tribal
donner à ta grand-mère une rose et un bouquet de sweet grass
regarder une danse du cerf miwok
assister à une dance kachina hopi
exécuter la danse de la chouette avec un yakama
se blottir au lit avec un bon roman indien
et mieux encore
se blottir au lit avec un bon romancier indien
monter à cru et sauter par-dessus un petit ruisseau
faire l’amour dans un tipi
compter un coup contre l’ennemi
se baigner ne pas nager dans un lac ou une rivière
laver vos cheveux aussi et ne pas oublier les aisselles
arrêter de boire de l’alcool
raconter des histoires de skinwalker auprès du feu de camp
être sur le point de mourir et apprécier la vie ensuite 
aider quelqu’un qui l’a eue plus difficile que vous
donner des conserves à une banque locale de nourriture
sponsoriser un enfant pour Noël
parier au jeu de crosse
participer à une manifestation
apprendre un chant à chanter lors d’un rituel de sweat
recycler
jardiner
dire quelque chose de gentil à votre partenaire
dire quelque chose de gentil à vos enfants
fendre du bois pour votre grand-père
alors voilà
une liste plus raisonnable
à ce rythme
je suis prête à mourir n’importe quand
pas grand-chose qui ne soit pas achevé
bien que cosmo
soit plutôt une affaire parisienne
faire la fête sur la musique disco vêtue de cuir rouge et sirotant du champagne
pourrait trouver une place sur ma liste

 

*maza-ska signifie argent (le métal) en langue Lakota et par extension l’argent dans son second sens également.
*ta-nee-ga signifie tripes en langue Lakota 

 

Nila Northsun

poète shoshone

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Dresseur de chevaux Mohawk

Sa selle à présent : un réservoir d’oxygène, ses rênes : les tubulures

lui passant au travers de la poitrine et autour du cou.
Mon papa m’a perché sur mon premier cheval quand j’avais six ans,
me dit Phillipe. Sa voix s’élève comme anticipant
le galop enchevêtré de sabots qu’il entendrait
venir depuis une vallée en Idaho.
Pour retrouver ses souvenirs
son regard glisse de moi
vers le plafond.
Comment les dressez-vous ? Demandé-je.
Philippe rit. Il faut juste rester dessus.
Quand j’avais neuf ans je dressais des chevaux
avec des hommes qui en avaient vingt.
Puis ses yeux s’assombrissent—
des étoiles couvertes par une bande de nuages orageux—
alors que Philippe quitte ce passé
et s’en revient là où il est allongé maintenant. Il laisse échapper un soupir,
le même soupir épuisé
que les Pintos devaient pousser
sous son poids osseux.
A présent je souris devant ses bottes en peau de lézard
qui dépassent en dessous du lit d’hôpital,
indiquant, bien qu’handicapé, sa volonté indomptée.
Sûr que j’aime les chevaux, déclare-t-il,
et il ferme les yeux afin de rejoindre
le monde qu’il connaissait avant.

 

Traverse du lac Eufaula

autoroute 695 près de Krebs, Oklahoma.


Au moment où je pense ne plus pouvoir supporter
les plaines à perte de vue, nous traversons le lac Eufaula,
des hectares et des hectares d’eau
jusqu’à l’horizon.

Il y a des mobil homes entourées de pins et des bateaux attachés à des pontons privés.
Je dis  je voudrais vivre ici un jour.
L’ambiance devient crépusculaire, et le soleil fait la dernière démonstration de son pouvoir
-- blanc et saignant.

Tu ne réponds pas tout de suite, alors j’attends. Puis tes paroles
se déploient telles les ailes d’un origami.

Personne n’a avoué qu’ils le savaient, mais ce lac fut construit sur des buttes funéraires
des populations Indiennes du bassin du Mississipi, à moins que ce ne soit des Hopewells,
à ta place je ne ferais pas cela, dis-tu.

Il y a une cabane en bois et une Volvo rouge sur l’allée de graviers.
Aucun signe de la famille.
Deux pêcheurs assis sur les piles du pont attendent les perches.

Je n’emporterais rien qui vienne d’ici non plus, ajoutes-tu.
Laisse tout ici, c’est à ce lieu que cela appartient.
Tu ne voudrais pas prendre quelque chose comme ça avec toi.

Le soleil luit orangé à présent
il commence à couler
sous la lame du lac Eufaula    
son eau contient notre silence comme la pluie.

 

Marianne A Broyles

Traduction : Béatrice Machet

 

Marianne A Broyles est membre de la nation Cherokee d’Oklahoma, donc une descendante des Cherokee déportés dans les années 1830, épisode que l’on a appelé la piste des larmes.

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Il y a quelques jours, dans le Grand Nord, à Inukjuak, Minnie Nayoumealuk est morte. Elle n'était âgée que d'une quarantaine d'années. Elle avait écrit le poème qui suit, en anglais. J'ai pensé que ce texte valait la peine d'être diffusé puisqu'il me paraît extrêmement évocateur d'une situation sociale difficile qui ne fait que prendre de l'ampleur chez les Inuits du Nunavik, et qui touche particulièrement les femmes et les enfants.


J'avais sept ans, un homme m'a violée
À huit ans, mon père me versait du brandy
À neuf ans, mes parents étaient gentils
À dix ans, j'ai appris à voler à la Coop
À onze ans, j'apprenais à faire des clean-up
À douze ans, je sniffais de l'essence
À treize ans, je priais Satan
À quatorze ans, j'ai vu deux filles
Tuer leur amoureux d'un coup de fusil
À quinze ans, mon père est mort
Puis un homme de ma famille m'a violée
C'est dur de pleurer
À seize ans, je ne faisais que jouer au Bingo
Et à la loterie Number 7
À dix-sept ans, j'étais en colère
Je ne faisais que crier
À dix-huit ans, j'apprenais à boire, à me droguer
À me suicider en mettant une aiguille dans mon bras
À dix-neuf ans, mon amie est devenue lesbienne
À vingt ans, un autre homme m'a violée
À vingt et un ans, je disais fuck you et bitch
Et shit et asshole
À vingt-deux ans, j'ai recommencé à sniffer de l'essence
À vingt-trois ans, j'ai appris à mentir
À ma famille, à mes amis
Mon coeur souffre
Il a beaucoup souffert
Je ne connais pas l'amour
Je ne sais pas serrer les autres dans mes bras
Je ne sais pas comment pardonner
Je veux être une bonne personne
Je ne veux plus être de mauvaise humeur
Je veux apprendre
À serrer quelqu'un dans mes bras
À aimer à pardonner
En même temps, je veux me droguer
Mettre une aiguille dans mon bras
Pour mourir
Je suis si fatiguée d'être en vie
Je suis maintenant différente
Je m'oppose à tout le monde
La vie n'est pas facile
J'ai plus que jamais besoin d'aide
Qui peut m'aider aujourd'hui
Toute seule, je ne peux y arriver

 

Minnie Nayoumealuk
traduit par Jean Désy

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Avant que nos frères blancs viennent nous civiliser, on n’avait aucune prison. Par conséquent, il n’y avait aucun délinquant. Nous n’avions pas de clés ni de serrures, donc il n’y avait pas de voleurs. Quand quelqu’un était trop pauvre pour s’offrir un cheval, une couverture ou une tente, il pouvait recevoir cela comme cadeau. Nous n’étions tellement pas civilisés que nous n’accordions pas une telle importance à la propriété privée.

 

Nous voulions posséder des choses pour donner aux autres, s’entraider. Nous n’avions pas d’argent, pour cette raison la valeur d’un Homme ne pouvait être déterminée selon sa richesse.

 

Nous n’avions aucune loi (écrite), aucun avocat (ou procureur), aucun politicien, Pa conséquent nous n’étions pas capable de tricher ou d’escroquer autrui. Nous suivions vraiment une mauvaise voie avant que les hommes blancs viennent, et je ne saurai vraiment pas expliquer comment nous nous y prenions pour nous en sortir sans ces choses fondamentales (c’est ce que nos frères blancs nous ont dit) qui sont absolument nécessaires pour une société civilisée.

 

John Lame Deer (Amérindien, né en 1903 dans une réserve amérindienne aux USA et mort en 1976)

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