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paroles indiennes

Paroles indiennes

Publié le par la freniere

 

Pluie femelle

 

La pluie femelle

vient du Sud en dansant

nuageuse calme et grise

grosse d’enfant-pluie.

 

A l’aube elle donne jour à une douce brume.

Les fleurs ploient sous la manne humide.

Bain de lumière.

 

 

Pluie mâle

 

La pluie mâle

vient montée sur un cheval noir

coléreux malveillant froid

portant des déluges et des tempêtes

pluie guerrière   elle se paye une nuit de forty-nine*

puis s’en va laissant

ses ennemis derrière elle.

 

* chants improvisés

 

Laura Tohe

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Léonard Peltier: prisonnier politique

Publié le par la freniere

 

Après 35 ans de détention, justice n’est toujours pas rendue à Leonard Peltier, militant amérindien des droits de l'homme. Victime d’un complot du FBI ? Aujourd'hui, ONG et défenseurs des droits de l’homme réclament toujours sa libération. Et le renouveau de la politique indienne, annoncé par Obama, ne semble pas modifier cette affaire.

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Les prisonniers politiques ont souvent ceci de commun qu’ils voient la raison de leur détention occultée par les autorités. Ainsi en va-t-il pour Leonard Peltier : selon la justice américaine, il s’agit d’un détenu de droit commun coupable d’un double homicide, et condamné à ce titre à la prison à perpétuité. Pour ses soutiens, en revanche, la condamnation du militant amérindien est politique.

 

C’est le 6 février 1976 que Leonard Peltier fut arrêté au Canada, puis transféré aux Etats-Unis, et condamné pour le meurtre de deux agents du FBI, au terme d’un procès contesté. Avec 35 années derrière les barreaux, il aura passé plus de la moitié de sa vie en prison. Membre de la tribu des Lakotas, ces fiers guerriers des plaines que la culture populaire associe à la conquête de l’Ouest, celui qui a été surnommé le « Mandela Américain » (dont il bat de huit ans le triste record de détention politique) a toujours plaidé son innocence. Sans succès, jusqu’à présent. En dépit des révélations qui, au fil des années, ont peu à peu discrédité la version officielle du FBI.

Témoin et victime de l’Histoire

Au début des années 1970, les tribus amérindiennes des Etats-Unis sont en effervescence : alors qu’elles ont vécu, depuis la fin des guerres indiennes, dans le déni de leurs traditions, elles renouent peu à peu avec leur fierté ancestrale. La politique d’assimilation mise en place à partir de 1949, qui visait à encourager les Indiens à quitter les réserves pour s’installer en ville, n’a pas eu l’effet escompté : loin de couper les Indiens de leur culture, elle a au contraire contribué à favoriser les contacts entre individus de différentes tribus. Créant ainsi une identité commune, propice à un renouveau culturel. Mais leur situation sociale reste catastrophique, et ils demeurent victimes de discriminations quotidiennes, en particulier aux alentours des réserves.

C’est dans ce contexte qu’est créé l’American Indian Movement (AIM), défenseur radical des autochtones. Avec d’autres groupes, il lance des actions symboliques destinées à attirer l’attention sur leur condition : occupation de la prison d’Alcatraz, participation à la « piste des traités violés », gigantesque marche partant des réserves pour arriver à Washington, qui aboutit à l’occupation du Bureau des Affaires Indiennes... L’action la plus fameuse sera l’occupation en 1973 du village de Wounded Knee, dans la réserve Lakota de Pine Ridge (Dakota du sud)– le site de l’ultime massacre perpétré par l’armée américaine sur 300 civils lakotas – par plusieurs centaines de sympathisants de l'AIM.


Cette action spectaculaire propulsera pour un temps les Amérindiens sur le devant de la scène médiatique. Le village occupé est rapidement bouclé par le FBI, malgré le soutien des habitants à la cause des autochtones. Les échanges de tir causeront la mort de deux activistes de l’AIM. Outre les revendications socio-économiques et culturelles, les militants réclamaient la démission de Dick Wilson, président corrompu du Conseil Tribal de la réserve, qui faisait régner la terreur à l’encontre des sympathisants traditionnalistes. La répression qui suivit cet incident de Wounded Knee fut impitoyable : en trois ans, plus de soixante militants de l’AIM furent assassinés par les milices indiennes pro gouvernementales de Wilson (les « Goons »), soutenues par le FBI.


C’est dans ce contexte violent que se produit en juin 1975 la fusillade qui conduit à la mort d’un activiste de l’AIM et à celle de deux agents du FBI, qui sera attribuée à Peltier. Arrêté au Canada, puis extradé aux Etats-Unis, il sera condamné en 1977 à la détention à perpétuité, par un juge connu pour ses positions hostiles aux Amérindiens.

Si le rôle de Peltier dans la fusillade reste flou, l’examen du dossier jette le doute sur sa culpabilité. D’abord, plusieurs déclarations de témoins, déterminantes dans l’inculpation de Peltier, ont été plus tard reconnues fausses. Ensuite, des preuves à décharge ont été dissimulées au Jury. Quant aux trois personnes impliquées dans la fusillade, elles ont été acquittées suite à leur témoignage contre Peltier, alors que des preuves existaient à leur encontre. De plus, l’expertise balistique a confirmé que l’arme attribuée à Peltier ne correspondait pas à celle qui a tué les agents. Enfin, les avocats de Peltier se sont vus refuser l’accès à six mille pages du dossier d’accusation, classées « secret défensee. Peltier a très vraisemblablement été condamné pour une raison politique.

Depuis quelques années, le militant amérindien était en effet devenu l’homme à abattre. Acteur de moments forts du réveil de la conscience indienne, il jouait un rôle essentiel au sein de l’AIM. Il était à ce titre placé sur la liste du COINTELPRO (Counter Intelligence Program), réseau crée par le FBI visant à "exposer, perturber, discréditer, ou neutraliser les activités des mouvements dissidents et leurs chefs "[1] , et notoirement connu pour l’usage de méthodes extra légales. Il avait par ailleurs été victime de plusieurs tentatives d’intimidation de la part des forces de police fédérales et locales, et avait été acquitté suite à une affaire de meurtre montée de toutes pièces. Tout ceci expliquant sa réticence à se livrer à la Justice après la fusillade de 1975. En attribuant ces meurtres à Peltier, le FBI espérait porter un coup fatal à la résistance indienne, tout en trouvant un bouc émissaire pour la mort des agents du FBI.

Soutien international, intransigeance judiciaire

Face aux nombreuses zones d’ombre du dossier et à la nature politique de son incarcération, un vaste mouvement de soutien s’est créé en faveur de la libération de Léonard Peltier. Aux Etats-Unis, le mouvement dépasse clairement les communautés autochtones : outre de nombreuses personnalités du paysage audiovisuel américain, plusieurs députés et sénateurs ont réclamé une révision du procès. Le président Bill Clinton lui-même reconnut en 1996 que le procès devait être revu, même si cette déclaration ne fut pas suivie d’effet.

 

Des figures internationales de poids ont également défendu Peltier, notamment les prix Nobel de la paix Rigoberta Menchú, Desmond Tutu, et Nelson Mandela. Des ONG comme Amnesty International le considèrent comme un prisonnier politique, et réclament à ce titre sa libération. Même l’Union Européenne s’est prononcée, à travers plusieurs votes du Parlement de Strasbourg, pour une révision de ce procès. Un exemple suivi par plusieurs parlements nationaux, notamment en Belgique et en France. Ces prises de positions s’assortissent souvent de considérations humanitaires, compte tenu des conditions de détention déplorables qui ont contribué à aggraver l’état de santé de M. Peltier. Depuis 2004, il fut nominé six fois pour le prix Nobel de la paix.
  
Même au sein de l’appareil judiciaire américain, des voix se sont élevées pour reconnaître le caractère inéquitable du procès. Déjà en 1985, le procureur Lynn Crooks admit devant la 8ème Cour d’Appel "ne pas savoir qui a tué ces agents "[2]. L’année suivante, la Cour, bien que rejetant l’appel de Peltier, reconnut que le juge en charge du dossier s’était égaré dans son jugement de 1977, et souligna la pression sur des témoins, les faux témoignages et la dissimulation des preuves à décharge. En 1995 enfin, l’officier chargé d’instruire le dossier Peltier devant la commission de libération sur parole précisa dans son rapport qu’il n’existait aucune preuve directe contre Peltier, et qu’il était impossible d’imputer les meurtres à qui que ce soit. Autant d’arguments qui laissèrent de marbre la commission, qui a jusqu’à présent systématiquement refusé de rouvrir le dossier.


Face à l’ampleur des soutiens et aux controverses entourant son procès, on peut s’interroger sur les raisons de l’intransigeance des autorités judiciaires. La plus évidente semble être la volonté de préserver leur crédibilité. En 1993, la commission de libération sur parole motiva son verdict négatif par le refus de Peltier d’avouer les faits reprochés. Argumentaire curieux, puisqu’assimilant l’innocence à un statut juridique plutôt que reposant sur des faits matériels. "Se proclamer innocent, c'est suggérer que le gouvernement a tort", affirme Léonard Peltier dans une lettre ouverte. "Une telle insolence est invariablement punie par des réquisitions du ministère public en faveur de peines maximales".[3].


A cet argument juridique s’ajoute le malaise évident que constituerait pour les autorités américaines l’aveu d’un jugement purement politique. " Aux USA, il ne peut par définition pas y avoir de prisonniers politiques. (…) Il est jugé trop controversé ne serait-ce que d’envisager publiquement que le gouvernement fédéral pourrait fabriquer et supprimer des preuves pour provoquer la défaite de ceux qu’il considère comme ennemis politiques", ajoute Peltier.

Autre souci : éviter de remuer les fantômes d’un passé peu glorieux pour les autorités américaines. Une révision du cas Peltier forcerait en effet ces dernières à se pencher sur leur répression menée à l’encontre des Indiens traditionnalistes des réserves. Et sur les actions peu avouables des services de sécurité intérieure dans le cadre du COINTELPRO.

S’ajoute un facteur purement politicien. Dans une Amérique du « Midwest » conservatrice et marquée par le mythe de la Frontière, la réputation de chasseur d’Indien peut servir une carrière politique. Ainsi, l’ancien gouverneur du Dakota du Sud se vanta-t-il d’avoir su convaincre le président Clinton, réputé proche des Amérindiens, de renoncer à grâcier Peltier. Cette présence de forces politiques hostiles aux autochtones est un élément non négligeable dans l’obstination sur le cas Peltier.

Devant l’impasse juridique, le comité de soutien de Leonard Peltier s’est concentré sur la demande d’une grâce présidentielle. Grâce jusqu’à présent rejetée par tous les présidents. Les regards sont maintenant braqués sur l’attitude du président Obama.

La politique indienne d’Obama : Changement ou continuité ?

 Lors de la campagne présidentielle de 2008, le candidat Obama était allé le plus loin dans ses propositions visant à améliorer le sort des Amérindiens. "Je sais ce que c'est que de lutter […] combien de fois on vous a oubliés, tout comme les Noirs ou d'autres groupes dans ce pays. Parce que j'ai vécu cela, je ne vous oublierai pas", affirmait-il lors d’une réunion avec des chefs tribaux dans le Dakota du Sud[4]. La candidature de celui qui sera surnommé « aigle noir » par la tribu des Crows du Montana va bientôt susciter un enthousiasme inédit chez les nations indiennes, pourtant habituées aux discours creux de campagnes électorales et aux promesses non tenues.

De fait, des évolutions notables ont été constatées depuis l’entrée en fonction de la nouvelle administration américaine. Ainsi, deux promesses de campagnes symboliquement fortes furent tenues : l’organisation d’une réunion annuelle des chefs tribaux avec le président des Etats-Unis, et la création d’un poste de conseiller spécial aux affaires indiennes. Des propositions accueillies plutôt favorablement par les autochtones, car elles permettent de contourner l’impopulaire Bureau des Affaires Indiennes. De même, le nouveau président a mis fin à un contentieux de plus d’un siècle : la gestion des ressources naturelles dans les territoires indiens, pour lesquelles les tribus n’avaient jamais perçu de redevances. Si d’énormes progrès restent à faire pour améliorer la situation sociale et économique des réserves, force est de constater que le volontarisme du nouvel occupant de la Maison Blanche tranche avec l’attitude minimaliste de ses prédécesseurs.

Pourtant, ceux qui espéraient un changement d’attitude de la Justice à l’égard de Peltier, ont été vite déçus : le 20 aout 2009, la Commission des mises en liberté conditionnelles rejeta la dernière demande de libération, arguant que celle-ci "diminuerait la gravité de son crime". Pour en finir, selon ses propres mots, " avec deux siècles de promesses non tenues par le gouvernement américain", le président Obama ne pourra pas faire l’économie d’une prise de position courageuse sur le dossier Peltier. Un dossier éminemment sensible – comme dans tous les cas où Justice et politique s’entremêlent – mais dont la réouverture semble nécessaire pour établir une nouvelle relation de confiance entre les tribus et la nation qui les a conquises.
 
La situation sociale et économique des Amérindiens dans les réserves demeure préoccupante. Et force est de constater que le cas Leonard Peltier reste un symbole d’une dignité dont ils ont été trop longtemps privés.

Gregory Mauzé

Source : michelcollon.info


[1] http://www.freepeltiernow.org/LEGAL...

[2] http://membres.multimania.fr/freepe...

[3] Leonard Peltier, “ I Am Barack Obama's Political Prisoner Now”, www.counterpunch.org

[4] http://www.culture-amerindiens.com/...;; 

[5] « Un an de Barack Obama : le 44e président, vrai ou faux ami des Indiens-Américains ? », http://alterjournalisme.blogs.courr...


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Paroles indiennes

Publié le par la freniere

 

This is a poem about Indians

 

A reporter said
that my last book didn't have
A Poem About Indians.

 

It only had poems about love and loss,
life, the contemplation of spirit
and matter. You know,

 

those things Indians aren't
supposed to think about.
He said

 

I didn't sound Indian
over the phone.
What's an Indian sound like?

 

In Mayan, fruit was the "tree's eye",
a door was the "mouth" of the house,
thumbs were the mothers.

 

of the hands. There were once
2000 separate languages spoken.
Aztecs called themselves: people

 

who explain themselves
and speak clearly. We
are still those people.

 

We may speak English or Spanish
or Hupa, Navajo, Apache, Yaqui,
Cree, Arapaho, Hidatsa, Dakota,

 

French, Salish, Miwok, Modoc,
Inuit, Nootka, Nahuatl, Pomo,
Chumashan, or Mohawk.

 

The old languages used metaphor:
a small, slippery fish was named
in the chant for an easy birth.

 

Words created the experience.
Like this poem. Like the colored threads
Incas fingered to tell stories.

 

A teacher at Lewis and Clark High School
told me I didn't look like an Indian.
What's an Indian look like?

 

Squat, he said, short and ugly.
A tow-truck driver refused
to take me, my 3-year old son,

 

my 80-year old grandmother,
to the shop after my car broke down.
Indians smell, he said.

 

I begged him
until he grunted okay,
and we climbed in.

 

I sat quiet, ashamed
that I was quiet
when I wanted to put

 

the mothers of my hands
in his eyes, and curse him
with worms in 2,000 languages.

 

I'm short and sometimes squat.
I can get real ugly. I use my words
like arrows. I'm a small slippery fish

 

that gives birth to poems.
This is a Poem about Indians
that's not about Indians

 

after all. It's about
something else.
You figure it out.

 

Anita Endrezze

 

Throwing Fire at the Sun, Water at the Moon, (Sun Tracks, V. 40), University of Arizona Press.

The Humming of Stars and Bees and Waves, Making Waves Press.

at the helm of twilight, Broken Moon Press.

Burning the Fields, a Confluence Chapbook, Confluence Press, Lewis and Clark State College.

The North People, The Blue Cloud Quarterly Press.

 

 

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Publié le par la freniere

 

Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants.

 

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Boa Sr. n'est plus

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Boa Sr chachi 2005 news medium

 

L’extermination d’une tribu andamanaise s’achève après la disparition de son dernier représentant

 

Le dernier membre d’une tribu des îles Andaman, en Inde, vient de disparaître.

Boa Sr, qui est décédée le mois dernièr avait environ 85 ans, elle était la dernière locutrice de bo, l’une des dix langues andamanaises. On considère que les Bo, qui vivaient dans les îles Andaman depuis 65 000 ans, étaient les descendants de l’une des plus anciennes cultures humaines de la planète.

 

Boa Sr était la plus âgée des Grands Andamanais, qui ne sont plus que 52 aujourd’hui. A l’origine, divisés en dix tribus distinctes, les Grands Andamanais représentaient une population de 5 000 personnes avant la colonisation britannique des îles Andaman en 1858. La plupart ont été tués ou ont succombé aux maladies transmises par les colonisateurs.

 

N’étant pas parvenus à ‘pacifier’ la tribu par la violence, les Britanniques tentèrent de les ‘civiliser’ en les capturant et en les enfermant dans un ‘home andamanais’. Sur les 150 enfants nés dans le home, aucun n’atteignit l’âge de deux ans.

 

Les Grands Andamanais qui ont survécu jusqu’à nos jours dépendent étroitement du gouvernement indien pour leur subsistance et nombre d’entre eux ont sombré dans l’alcoolisme.

Boa Sr qui avait survécu au tsunami de décembre 2004 avait témoigné devant des linguistes : ‘Nous étions tous là au moment du tremblement de terre. Le plus âgé d’entre nous, nous avait avertis: “la Terre va s’ouvrir, ne fuyez pas, ne bougez pas”. Les anciens nous l’avaient dit, c’est comme ça que nous savons les choses’.

 

Anvita Abbi, linguiste, qui connaissait Boa Sr depuis de nombreuses années, se souvient : ‘Etant l’unique locutrice de bo, elle se sentait très seule et n’avait personne avec qui parler… Boa Sr avait un grand sens de l’humour, sa gaieté et son rire à gorge déployée étaient très contagieux.

 

‘Vous ne pouvez imaginer la douleur et l’angoisse que j’éprouve chaque jour en étant le témoin muet de la disparition d’une culture remarquable et d’une langue unique’.

 

Boa Sr avait confié à Abbi qu’elle était heureuse que la tribu voisine des Jarawa, qui n’a pas été décimée, puisse continuer à vivre dans sa forêt loin des colons qui ont envahi une grande partie des îles.

 

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Les Grands Andamanais ont tout d’abord été massacrés puis ils ont été détruits par des politiques paternalistes qui les ont exposés à de terribles épidémies, les ont spoliés de leurs terres et privés de leur indépendance.

 

‘Avec la mort de Boa Sr et l’extinction de la langue bo, une part unique de la société humaine n’est plus qu’un souvenir. La disparition de Boa est le triste rappel que nous ne devons pas permettre que cela arrive aux autres tribus des îles Andaman’.

 

Ecouter le chant de Boa Sr en bo

 

 

 


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Notre nation est née du génocide quand elle a adopté que l'homme à peau rouge, l'indien, était de race inférieure.


Malcolm X

 


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Publié le par la freniere


Nous voulions changer le monde.
Nous ne savions pas

Qu’il changeait sans nous.


Maintenant nous sommes plus près de nos morts,
Nous comptons les espèces disparues,

Les traditions perdues…


Salut, Cheyennes !
Salut à vous dans le souffle du dernier bison.

.

Gaston Puel

 

Cheyenne Autumn

 

 

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Quel avenir pour La Romaine ?

 

La rivière Romaine est un de ces lieux merveilleux qui ont survécu sur notre planète très maltraitée par la civilisation industrielle. C'est un fleuve long de près de 500 kilomètres qui unit les régions arctiques du Québec à la côte atlantique, au-dessus de l'estuaire du Saint-Laurent. Né dans les forêts du Grand Nord, il traverse tous les systèmes naturels et alimente un vaste bassin fait de lacs, de rivières et de rapides.

 

Depuis toujours ce fleuve est le domaine où nomadisent les Innus, tribu indienne connue au Québec sous le sobriquet de Montagnais. Les Innus vivent en harmonie avec la rivière Romaine, elle est leur mère nourricière (le nom Romaine dérive de la langue innue, uramen qui signifie rouge, à cause de la couleur des roches). Pour eux, elle est une rivière sacrée, parce qu'elle est liée à leur histoire depuis des millénaires, et parce qu'elle est leur pourvoyeuse en gibier, en poissons, et aussi en plantes médicinales et en baies pour la collecte.

 

La compagnie Hydro-Québec est une multinationale caractéristique du grand capitalisme, avec des intérêts à la fois au Québec et aux Etats-Unis. Son projet consiste, à partir de 2009, dans la construction de quatre barrages en vue de la production d'électricité qui sera vendue directement aux Etats-Unis, grand consommateur d'énergie (fossile ou naturelle). Ces barrages géants (certains devront atteindre 200 mètres de haut) anéantiront la plus grande partie de la rivière et du bassin qui en dépend. La forêt disparaîtra, ainsi que toute vie, et le résultat sera pendant longtemps la décomposition végétale et l'asphyxie de l'écosystème. La nation innue sera privée d'un seul coup de son lieu de vie.

 

Certes, des dédommagements sont prévus. Avec cet art de la division qui caractérise la conquête des espaces naturels, Hydro-Québec a réussi à convaincre une partie de la tribu innue de recevoir des indemnités. L'on peut comprendre que, devant l'ampleur du projet et les intérêts économiques colossaux qui sont en jeu, certains puissent renoncer à se battre. Que vaut la parole d'un autochtone contre la puissance d'une multinationale ?

 

Une femme innue n'a pas renoncé. La poétesse Rita Mestokosho, de la communauté de Mingan, a décidé de livrer combat pour sauver la Romaine. Pour la rivière, comme pour sa grand-mère, elle écrit des poèmes, elle récite des discours, elle raconte ce que cela représente pour la survie et l'enchantement des générations futures. Elle ne parle pas seulement des hommes, elle parle aussi des animaux et des plantes, de tout ce qui compose la vie dans ce monde qui est le sien, auquel elle doit tout, et que son peuple a toujours refusé de posséder pour pouvoir le partager. Avec l'aide des associations et des groupes de protection des minorités - tels que Survival International -, elle cherche à faire arrêter le monstrueux projet de Hydro-Québec.

 

Elle parle de la fragilité de cette rivière, du désastre écologique que représenterait l'inondation de la vallée, des routes qui sabreront la forêt autour du chantier. Elle parle de la fragilité de son peuple, que le projet condamne à mort. Pour ceux que ces arguments n'émeuvent pas, elle a décidé d'avoir recours à l'argument juridique. La nation innue, contrairement à la plupart des autochtones canadiens, n'a jamais signé de traité de paix avec l'Etat du Québec. Le mode de vie ancestral des Innus les rend usufruitiers de la forêt et du bassin de la Romaine, et ils ne sauraient être réduits à une réserve, ni à quelques villages. Rita Mestokosho est prête à aller jusqu'au procès contre Hydro-Québec.

 

Si ce procès a lieu, il fera date dans l'histoire, parce qu'il ne sera pas seulement le procès de la nation Innue contre une entreprise multinationale. Il sera aussi l'appel au secours de tous ceux qui, à travers le monde, minoritaires sur leurs propres terres, demandent qu'on entende leur voix et qu'on leur rende justice. Ils sont faibles, mais leur voix est forte. Si, malgré l'évidence des erreurs de choix du monde technocratique moderne, la rivière Romaine venait à disparaître, nous aurions tous perdu quelque chose dans cette bataille, et nous serions en droit de nous interroger avec amertume sur le futur qui se prépare pour notre descendance.

 

Dimanche 21 juin, j'apprends de Rita que le procès n'aura pas lieu. La nation innue, sous la pression des avocats de Hydro-Québec, a décidé de se rallier au projet. Leur accord comprend une clause définitive par laquelle ils doivent renoncer à toute possibilité ultérieure de porter plainte. On peut comprendre l'argument décisif : tout simplement, cela se fera avec eux, ou sans eux. Il est facile, dans une situation de confort moral, de critiquer cette décision. L'on fait miroiter la promesse d'une amélioration économique, d'emplois pour la jeunesse.

 

La destruction de la rivière Romaine reste néanmoins un drame irréversible dont personne ne peut mesurer les conséquences. Cela me rappelle ce qui se passait aux Etats-Unis il y a vingt ans, alors que les populations indiennes n'avaient pas encore inventé le recours aux casinos pour survivre. Les Apaches de Ruidoso (Nouveau- Mexique) avaient accepté d'offrir leur réserve pour l'enterrement des déchets radioactifs provenant des centrales nucléaires. Pour répondre à la demande grandissante d'énergie des régions les plus avides de notre planète, l'on sacrifie l'existence, l'avenir, la beauté du précieux héritage commun. Restera la mémoire, la voix de Rita Mestokosho, légère et durable avec Nipin :


"Ce mot est une saison
C'est aussi le son que font les saumons
(dans le rêve du pêcheur
Pourtant il nage avec force
avec son dernier souffle
Pour laisser échapper tout ce qui reste
(de son dernier voyage
Viendront aussi les petits fruits
que mon grand-père l'ours attend
au détour d'une rivière
et lorsqu'il se nourrit de l'été
sa graisse dégage toute la valeur
(de la vie.
Moi je puise l'eau qui nettoiera
(mon âme
et les pierres mes grands-pères
guideront mon coeur"


 

Jean-Marie G. Le Clézio

 

Sur le Web, pour soutien, pour information :
- nikitamistuk75@hotmail.com ;
- http://allianceromaine2.wordpress.com.

 

 

 

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Massacre au Pérou

Vendredi 5 juin au matin (midi heure européenne), la police péruvienne s'est déchaînée contre les populations indigènes de la province d' Amazonas qui bloquaient une route en appui à leurs demandes. Le bilan des affrontements, extrêmement lourd, est de plusieurs morts, peut-être des dizaines, peut-être des centaines de blessés. Les informations sont encore assez confuses, la zone est bouclée par la police. Les affrontements se poursuivent. Cela fait 56 jours que les communautés indiennes du Pérou amazonien se sont soulevées contre des projets miniers ou pétroliers dans le Nord-Est. A la mi-mai, ils sont déclarés "en état d'insurrection". "Nous déclarons nos peuples en état d'insurrection contre le gouvernement du président Alan Garcia sur les territoires indigènes amazoniens", a déclaré à Lima le 15 mai dernier Alberto Pizango, président d'un collectif qui dit représenter 1350 communautés de 65 groupes ethniques, soit 600'000 personnes environ. Cet état d'insurrection signifie que "nos lois ancestrales ont désormais force de loi et que nous considérons comme une agression l'entrée d'une quelconque force sur nos territoires", avait averti M. Pizango. La solution, a-t-il poursuivi, "passe par une abrogation" de décrets législatifs de 2007 et 2008 qui assouplissent le cadre de l'exploitation minière, pétrolière, forestière ou de l'eau, par des firmes multinationales, sur des terres que les indigènes considèrent comme ancestrales. Mise à jour 5 juin à 15 heures Le chiffre des victimes ne cesse d'augmenter. Alberto Pizango, président de la Asociación Interétnica de Desarrollo de la Selva Peruana (AIDESEP), organisation qui regroupe les indigènes actuellement en grève, affirme connaître la mort "jusqu'à présent de 15 indigènes amazoniens". Alberto Pizango demande une "enquête internationale" sur les faits et a déclaré que le président Alan Garcia avait "ordonné le génocide". De son côté, d'après la coordination des radios locales (CNR), il y aurait 20 indigènes tués et 9 policiers. Les affrontements se poursuivent, les indigènes, après avoir mis le feu à de nombreux locaux officiels, sont en train d'attaquer le commissariat, d'après Radio La Voz. Le nombre de blessé ne cesse de croître et les deux hôpitaux de la zone sont maintenant débordés. L'électricité est semble-t-il coupée dans une grande partie de la zone, ce qui empêche les radios locales d'émettre. Mise à jour à 17 heures Les informations sont confuses. Les chiffres qui circulent parlent d'un nombre de morts entre 10 et 20. Cela s'est passé ce matin (mi-journée en Europe) Plusieurs morts et des dizaines de blessés, tel serait le résultat tragique de la répression menée par la Direction Nationale des Opérations Spéciale (DINOES) contre les indigènes de Bagua pendant une opération visant à les expulser de la route Fernando Belaúnde Terry qu'ils occupaient. Cette localité de la province de l'Amazonie péruvienne est située à 730 km au nord de Lima. Le président du comité de lutte provincial de Condorcanqui, Santiago Manuin Valera, aurait été assassiné par la police après avoir été visés par des armes de guerre dans la zone de Curva del Diablo où ils se sont concentrés. Le leader indigène Mateo Impi a annoncé que les policiers ne laissaient pas approcher des cadavres. "Nous demandons l'intervention de la Défense (du Peuple)", a-t-il ajouté. Le général Murua a ajouté que la circulation a été rétablie dans des circonstances difficiles mais que la route était maintenant dégagée. Auparavant, le président péruvien, Alan García, avait rendu responsables les "pseudo dirigeants des communautés natives qui emploient des méthodes de force et de violence". Et d'ajouter : "Ils prétendent jouer à la révolution." De son côté, le directeur de la Police nationale, le général José Sánchez Farfán a déclaré que la police avait été "attaquée" et que quatre policiers avaient été tués avec des armes à feu par des indigènes lors des affrontements pour dégager la route. Peu après la phase initiale de la répression, les indigènes ont mis le feu au local du Parti Apriste Péruvien (parti du président), au local de COFOPRI, le siège de la direction de la province de Bagua et le local du PRONAA. L'hôpital de Bagua a fermé ses portes parce qu'il ne peut plus recevoir de blessés. Sources : Coordinadora Nacional de Radio, Peru.com, La Haine, etc. Mise à jour, 5 juin, 23 heures ici (16 heures au Pérou) Il se confirme que les indigènes qui bloquaient cette route depuis une dizaine de jours ont été attaqués par officiellement 639 policiers mais aussi au moyen d'hélicoptères d'où ont été visés les manifestants avec des armes à feu et d'où auraient été lancées des grenades. Un des policiers décédés était d'ailleurs membre de l'équipage d'un hélicoptère qui aurait été visé par des hommes armés depuis le sol. L'offensive de l'Etat Le ministère de la justice a annoncé que les responsables des affrontements seront poursuivis. "Ce ne sont pas des actes de protestation mais de destruction, parce qu'il y a eu des morts et parmi eux des policiers et des civils innocents", a affirmé Erasmo Reyna, vice-ministre de la justice. Les Amérindiens morts ne sont semble-t-il pas "innocents". Pendant ce temps, le président Alan Garcia a rendu responsable de la tuerie Alberto Pizango, président de l'Association Interethnique de Développement de la Forêt Péruvienne (AIDESEP) en déclarant qu'il était un délinquant. Les membres du gouvernement et du parti présidentiel ne sont pas en reste et font monter les enchères. Le ministre du travail, Jorge Villasante, accuse Alberto Pizango d'être responsable, à cause de son "intransigeance", de ce qui s'est passé. Pour le député apriste Mauricio Mulder, "tirer sur des policiers c'est ce que font les terroristes". "Ici ce qu'il y a c'est une politicaillerie radicaloïde fomentée par des groupes partisans de la violence et ce que l'on voit c'est qu'ils sont liés au terrorisme". La conséquence selon lui est que les dirigeants indigènes ont perdu toute représentativité, qu'ils se sont transformés en "assassins" de policiers et doivent être traités comme tels. Etat d'urgence, déploiement de l'armée, couvre-feu... De son côté, la ministre de l'Intérieur, Mercedes Cabanillasa, a confirmé la mort de 9 policiers. Elle a elle aussi accusé Alberto Pizango d'être le principal responsable de la tuerie. Mais qu'il y a eu aussi, selon elle, infiltration des indigènes par le Sentier lumineux. Elle a aussi dénoncé que des armes de la police (8 fusils AKM, avec leurs munitions) ont été volées au cours des affrontements. Elle déclare avoir demandé l'instauration de l'état d'urgence avec prise de contrôle de la zone par les forces armées et l'instauration du couvre feu. Alberto Pizango menacé Alberto Pizango, qui a accusé le président Alan Garcia d'avoir "ordonné le génocide" est menacé de poursuites pour "insurrection" et "rébellion" par les membres du gouvernement. Il serait en train de réfléchir à une demande d'asile politique à l'étranger car un mandat d'arrêt aurait été lancé contre lui. Cette offensive répressive du gouvernement est une réponse à l'appel lancé la veille, le 4 juin dernier, par Alberto Pizango de faire du 11 juin une journée de mobilisation générale des populations autochtones pour protester contre le report de la discussion prévue au Parlement au sujet de l'abrogation du décret-loi 1090 facilitant et encourageant les entreprises étrangères à investir dans les zones habitées par les autochtones (pétrole, mines, exploitations forestières...). Bilan encore provisoire D'après un représentant de l'Eglise locale, Edgar Calle, qui a assisté aux évènements depuis une colline proche, a déclaré qu'au moins 35 indigènes ont été arrêtés. Ils sont maintenu face contre terre sur la route. Les forces de police empêchent les religieux de s'approcher et de donner de l'eau aux détenus. Pour ce qui est des personnes décédées, le bilan provisoire s'établirait à 25 Amérindiens, 9 policiers et 2 journalistes. Blessés : 7 policiers selon la ministre de l'Intérieur, plusieurs dizaines chez les habitants. Pour le seul hôpital de Bagua Grande, il y a 34 blessés par balles, 3 étant en salle d'opération. Par ailleurs, sur les lieux des affrontements, de nombreux cadavres jonchent le sol et les policiers empêchent les habitants de les emmener. Appel de la Coordination Andine des Organisations Indigènes (CAOI) Répression sanglante dans l'Amazonie péruvienne [...] Urgent : rassemblements devant toutes les ambassades du Pérou, en conformité avec les accords de la quatrième rencontre continentale des peuples et nationalités indigènes de l'Abya Yala Le gouvernement apriste d'Alan García Pérez a déclenché ce matin une répression sanglante dans l'Amazonie péruvienne. [...] Une fois de plus, on cherche à imposer la mort sur la vie, le massacre sur le dialogue. C'est la réponse dictatoriale, après 56 jours de lutte pacifique des autochtones et des pseudo dialogues et négociations, qui se termine par les balles de toujours, les mêmes depuis plus de 500 années d'oppression. Aujourd'hui plus que jamais, il est urgent de mettre en oeuvre les accords de la quatrième rencontre continentale des peuples et nationalités indigènes de l'Abya Yala (qui s'est déroulée à Puno, au Pérou, du 27 au 31 mai) et de rendre effective notre solidarité avec les peuples de l'Amazonie péruvienne, par des rassemblement devant les ambassades du Pérou, dans chaque pays, chaque jour, jusqu'à ce que s'arrête le bain de sang et que soient abrogés les décrets-lois du TLC avec les États-Unis. Et poursuivre en justice Alan García Pérez et de son gouvernement, pour sa soumission et la répression qu'il a déclenchée : il a une dette d'au moins dix morts. Cela s'est produit quelques heures après que le Congrès de la République, dans un acte de pure provocation, a décidé de reporter une fois de plus l'examen de l'abrogation des décrets-lois pro-TLC qui facilitent l'invasion des territoires indigènes, pendant que l'exécutif envoyait en grand nombre de nouveaux contingents de la police en Amazonie. Nous appelons les organisations autochtones, les mouvements sociaux et les organisations des droits humains dans le monde entier à prendre des mesures concrètes : envois de lettres au gouvernement péruvien, au Rapporteur spécial de l'Organisation des Nations unies pour les peuples autochtones, à Amnesty International, à Survival International, au Prix Nobel de la paix, à la Commission interaméricaine des droits de l'homme, à l'Organisation internationale du travail (convention OIT 169), pour qu'ils envoient immédiatement des missions au Pérou, afin de mettre fin à cette violence et que soit respecté les droits des autochtones. Les Nations unies doivent agir fermement, en se joignant à la demande soulevée par la présidente de l'Instance permanente sur les questions autochtones, Victoria Tauli, de lever l'état d'urgence, de ne pas utiliser la répression et de respecter les règles internationales garantissant l'exercice des droits des autochtones. Aujourd'hui, à Lima, toutes les organisations du mouvement social péruvien, réunis dans le Front Communautaire pour la Vie et la Souveraineté seront mobilisées à 17 heures à la Plaza Francia, pour demander la fin de la répression et l'abrogation des décrets-lois qui affectent les droits à la terre des peuples autochtones des Andes et l'Amazonie et la souveraineté nationale. Assez de répression ! Abrogation immédiate des décrets-lois anti-autochtones du TLC ! Lima, le 05 juin 2009 Coordination générale CAOI = = = = = = = = = Sources et informations complémentaires : Agence d'informations SERVINDI : CAOI : Quelques photos : Mise à jour : 2 h 30 du matin ici, 19 h 30 au Pérou Quatre nouvelles victimes lors une opération policière Utcubamba, Amazonas, 05/06/2006 (CNR) Quarte morts et plusieurs enfants blessés, tel serait le résultat d'une nouvelle opération policière réalisée il y a quelques instants dans la ville de Bagua, lorsqu'un groupe d'habitants s'est déplacée vers la Plaza de Armas à la recherche d'assistance médicale. Selon des informations de radio La Voz, la police a tiré depuis un hélicoptère quand elle a vu un rassemblement de personnes sur la place. Résultat : quatre morts et plusieurs blessés dont des mineurs. Les blessés ont été transportés à l'hôpital du Bon Samaritain car l'autre hôpital est saturé. Par ailleurs, le signal de radio La Voz a été interrompu, à la suite des interventions des députés officialistes Aurelio Pastor et Mauricio Mulder qui ont accusé cette station d'encourager la population à commettre des actes de violence. Carlos Flores - Radio La Voz 38 policiers pris en otage par la foule Pendant ce temps, d'après Peru.com, plus de deux mille habitants ont pris en otage 38 agents de police et un ingénieur à la station n° 6 de la société pétrolière Petroperú, province de Bagua, exigeant le retrait du contingent envoyé à Bagua faute de quoi ils les exécuteront. Apparemment, une foule s'est introduite dans le local de l'entreprise pétrolière située dans le district de Imaza et a emmené les policiers vers une colline proche. Parmi les otages se trouve, en plus de l'ingénieur, un commandant de la police. "Nous voulons négocier avec les autorités. 50 jours de grève, ils n'en tiennent pas compte et ils ont abattu nos frères awarunas", a déclaré Carlos Huamán dans un appel radio. Huamán a sommé la ministre de l'Intérieur, Mercedes Cabanillas, de donner l'ordre de retirer les forces de l'ordre envoyées dans la province d'Amazonas. "Nous lui recommandons de retirer les forces armées et ainsi nous pourrons dialoguer". La ministre de l'Intérieur a confirmé l'information en disant que les preneurs d'otages étaient environ un millier. Bilan de la répression du matin Toujours pas de chiffres précis. Le nombre de blessés par balles dépasserait la centaine. Une infirmière de l'hôpital de Bagua Chica a déclaré à Canal N qu'ils avaient 40 blessés, "tous par balle, des balles au corps, à la tête, à l'abdomen, parce qu'ils (les policiers) ont voulu tuer nos frères". Elle a profité de l'interview pour demander de l'aide car l'hôpital est "dans un chaos total, sans lits, avec les blessés à même le sol". Elle accuse l'armée de ne pas laisser passer les blessés graves qui doivent être évacuées dans d'autres hôpitaux car à Bagua, il n'y a plus de sang, plus de sérum, plus de gaze, plus de produits... D'après des informations qui commencent à arriver, l'intervention de la police a commencé à 5 heures du matin, par terre et avec des hélicoptères en utilisant des gaz lacrymogènes et des armes à balles réelles. Les autochtones qui bloquaient la route dans la "Curva del Diablo" (le virage du diable) étaient plusieurs milliers. L'opération de dégagement a duré pratiquement toute la matinée. Les désordres se sont ensuite étendus à la ville de Bagua où les manifestants ont mis le feu à tous les locaux officiels qu'ils rencontraient. D'après le général Sánchez Farfán de la police, les affrontements les plus violents se sont produits quand les policiers ont voulu prendre une colline qui domine la "Curva" et qu'ils se sont retrouvés avec en face d'eux environ mille personnes qui leur ont tiré dessus... Impossible selon l'Aidesep car les manifestants n'avaient pas d'armes à feu, ils ne possèdent que des arcs et des flèches. L'association déclare que les policiers sont sans doute morts par des tirs croisés. Les policiers morts seraient maintenant au nombre de 11. Le bilan côté autochtone est toujours en cours : 25 tués ? 29 ? plus ? Mandat d'arrêt contre Alberto Pizango La ministre de l'Intérieur a confirmé qu'elle a demandé la capture d'Alberto Pizango, président de l'Association Interethnique de Développement de la Forêt Péruvienne (AIDESEP) car il est, dit-elle, "le responsable intellectuel" des faits de violences à Bagua, Amazonas. "Pizango est absolument le responsable intellectuel parce qu'il a conduit, agité, manipulé et trompé les autochtones", a affirmé la ministre qui a demandé que "s'applique contre lui tout le poids de la loi". A suivre... Mise à jour : samedi 6 juin, 12 heures ici (5 heures au Pérou) Cadavres brûlés et jetés à la rivière ? Les corps des Amérindiens tués au cours d'affrontements avec la police sur la route Fernando Belaunde, dans la zone de "La Curva del Diablo" seraient brûlés par les policiers de la Direction des Opérations spéciales (Diroes) et jetés dans la rivière Marañón à la hauteur du hameau Reposo, à côté de Bagua (Amazonas), selon les dénonciations faites par Zebelio Kayapo, dirigeant amazonien. Dans une interview à la CNR, il a rapporté que les Amérindiens continuent à être massacrés et a demandé l'intervention des organismes défenseurs des droits de l'homme. Kayap a précisé que jusqu'à présent il y a environ 20 blessés et 40 morts "mais peut-être plus car la Diroes est venu nous attaquer avec des balles et tout est confus". Une résidente qui assure être témoin des évènements a confirmé la version de Kayap. "J'ai vu que les cadavres ont été mis dans des sacs noirs et ont été emmenés aux bords de la rivière Marañón pour les jeter à l'eau. La population a demandé qu'ils restituent les corps de leurs familles pour leur donner une sépulture chrétienne, mais la police a refusé", a-t-elle dit. Elle raconte aussi que les forces de l'ordre poursuivent la population awaruna les accusant d'être sendéristes (membres du groupe armé Sentier lumineux). Elle a précisé que certains Métis ont aidé à transporter les Amérindiens jusqu'à Bagua, mais d'autres qui n'ont pas été chargés dans les voitures ont été retenus dans une maison d'adobe où ils ont été massacrés. Une habitante nommée Maria, dont elle a préféré taire le nom, a déclaré qu'un policier a averti sur un ton menaçant : "Comme vous avez tué nos collègues, vous aussi devez mourir." « Ils empêchent de recueillir les cadavres... » Zebelio Kayap a également signalé qu'au hameau Siempre Viva, Amazonas, la police empêche le passage du public pour recueillir les blessés et les emmener à Jaen ou à Chiclayo, et n'autorise pas non plus au ramassage des cadavres disséminés dans la zone. "Les forces de police [...] dans la Plaza de Armas. Nous voulons enlever les cadavres et les blessés, mais nous ne pouvons pas le faire. Les tirs depuis l'hélicoptère de la Diroes se poursuivent", dit-il. Il a également révélé que parmi les blessés il y a des enfants qui ont été touchés par des grenades lacrymogènes dans les villages de Reposo et Siempre Viva. Kayap a également informé la CNR que les hôpitaux sont remplis de blessés, à la fois autochtones et métis. La Coordination nationale des droits humains exige l'intervention du procureur Gladys Echaiz Pendant ce temps, la Coordination nationale pour les droits humains (CNDDHH), confirmé par l'intermédiaire de son blog, qu'elle a également reçu des informations de médias locaux à propos des attaques contre les habitants de la région Amazonas et de l'incinération des cadavres par la police, bien que ces informations sont encore officieuses. Toutefois, la CNDDHH a demandé au procureur général Echaiz Gladys, afin que le ministère public intervienne pour enquêter sur les plaintes au sujet des éventuels abus commis lors de l'expulsion qui a débuté aujourd'hui à 5 heures du matin. Ces informations démentent ce qu'a indiqué la ministre de l'Intérieur, Mercedes Cabanillas, il y a quelques heures, qui ne mentionne que la mort de trois autochtones, ce qui serait faux car selon les photos publiées par la CNDDHH, il y aurait bien plus de personnes tuées dans les affrontements avec la police à Jaen et Bagua. Solidarité amérindienne Les Amérindiens d'Equateur dénoncent la répression dans l'Amazonie péruvienne. Au vu des évènements qui viennent d'avoir lieu, l'organisation aborigène équatorienne Ecuarani a qualifié de répressive l'action du gouvernement péruvien et en ce sens a appelé la communauté internationale à être attentive à la situation. A travers un communiqué, l'organisation accuse le président Alan García de "lâche agression" contre les autochtones qui depuis le 9 avril réclament l'abrogation d'une dizaine de décrets-lois qu'ils considèrent comme attentatoires à leurs droits. Le président de Ecuarani, Humberto Cholango, a appelé les "secteurs dignes de notre continent et du monde à unir leurs voix pour arrêter les génocides qui obéissent à des ordres injustes et criminels."

 

source: MEDIAPART

 

 

 

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Pour la défense du territoire rebelle de Oaxaca et de la mère Terre



En ce mois de mai, saison des pluies, saisons où le maïs est mis en terre, saison ou les paysans labourent la terre qui reverdie. En ce mois de mai ou la pluie lave les trottoirs de la psychose de l'influenza, de nouvelles menaces beaucoup plus sérieuses avancent vers les communautés autochtones de Oaxaca et du Mexique. Les chemins du progrès et du développement tracent une ligne à travers les territoires des communautés saccageant tout sur leurs parcours laissant un long filet de sang et de misère comme témoignage de leurs passages.

 

En ce 16 mai 2009 dans la ville d'Ocotlan de l'État de Oaxaca, les voix de la dissidence ont crié un ya basta à l'unisson. Le deuxième congrès pour la défense des ressources naturelles et de notre mère la terre, laisse un témoignage clair de la lutte des communautés autochtones et paysannes. Soit ils et elles défendent leurs territoires, leurs terres et la vie, soit ils et elles rentrent dans la logique des projets productifs imposés par le système capitaliste. Qui laisse les terres infertiles, le taux d'immigration vers le nord augmentant pour l'abandon des terres, la misère, la répression et la souffrance.

Lire la suite : http://humeursdejeandornac.blogspot.com/2009/05/pour-la-defense-du-territoire-rebelle.html

 

 

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