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poesie du monde

Manger la terre

Il faudrait manger la terre pour en connaître le goût de cendres, celui des étincelles. Dévorer jusqu’aux racines qui s’insinuent entre le sol, et le dos de la Terre. Partager cette eau fragile que l’insuffisance évapore. Se donner des airs de grains...

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Naître et mourir

un ami me l’a dit je l’ai lu dans le journal c’est donc vrai ce petit bois près de Farnham la source graillonneuse la clairière de septembre les foins en rouelles la faneuse rouillée et ton ombre si légère pendue sous la lune je ne demande pas pourquoi...

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L'odeur de l'eau

La paix, je la demande à ceux qui peuvent la donner Comme si elle était leur propriété, leur chose Elle qui n’est pas colombe, qui n’est pas tourterelle à nous ravir, Mais simple objet du cœur régulier, Mots partagés et partageables entre les hommes Pour...

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Après

Mes yeux je les donne à qui regarde la mer dans la ville mon cœur je le donne à une femme qui le finira à force d’aimer mon crâne je le donne à la médecine les étudiants l’appelleront Oscar beau cas de soudure osseuse et quel sourire étrange Gérald G...

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Le trou

L'aveugle a tendu la main vers la rose. J'ai regardé cet homme de près, mieux, je lui ai dit, et il m'a répondu que dans l'oeil il avait un trou gros comme une épingle qui laissait passer la lumière. De temps en temps, quand ça valait la peine. J'ai souri...

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Dans le fruit

Il y a ceux qui prennent la vie comme un beau fruit, l’épanouissement, le côté plantureux de la vie, la chair, la pulpe croquante de santé, de sève élaborée jusqu’au bout, et délicieuse à savourer ne serait-ce que de l’œil seulement. Il y a ceux qui s’intéressent...

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Au matin de la solitude

à René Depestre s’il t’arrivait s’il t’arrivait encore d’en voir de toutes les couleurs s’il t’arrivait de trébucher dans l’herbe de ta négritude ou de prendre racine sous la lave du temps s’il t’arrivait de traverser à gué l’estuaire d’une autre solitude...

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Il mon indien

Il mon indien se porte vers la toute extrémité du monde, et puis s'y courbe vers le nord Il mon étrange branche des étoiles espace et lie infatigable toute l'architecture d'une maison construite auprès des barques mais ce sont aussi des os très lisses...

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Aveugle

Pas vu passer les oies sauvages Pas vu le soleil dans ses yeux Pas vu le grain de sable Pas vu le caillou dans les reins Pas vu passer l’automne Pas vu la poutre ni la paille Pas vu déboucher la voiture Pas vu l’arbre dans sa gloire Pas vu la tempête...

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