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poesie du monde

L'essence du langage (Chine)

Presque tout ce qui est en paix ne rend aucun son. Plantes ni arbres n’ont de voix, mais que les agite le vent, ils frémissent. L’eau n’a pas de voix, mais si le vent la froisse, elle rend un son, si on la frappe elle retentit, si on la contient elle...

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Dans le voeu des moissons (Québec)

tu regarderas cette plaine tendre se retendre après la danse des langues et des feux il n'y aura pas de cendre car nous l'aurons mangée dans le voeu des moissons nos mains débordent même des échecs nous récolterons le bleu des chardons et l'amour que...

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Le grand large (France)

Le grand large des bois qui les cernait arrivait jusqu'à leur oreille porté sur une espèce de musique basse et remuée, un long froissement grave de ressac qui venait des peuplements de sapins du côté des Fraitures, et sur lequel des craquements de branches...

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Prose pour l'étrangère (France)

J'ai respiré ton air acide, je suis entré dans ta saison hasardeuse comme un voyageur qui reconnaît les routes à l'heure imprudente où tout craque encore dans la montagne d'avril tigrée de jacinthes et d'avalanches. Tu m'as giflé de ton printemps sans...

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Parfois (France)

Parfois, le pépiniériste plante son ordinateur. Parfois, l'ornithorynque a bien du mal à épeler son nom. Parfois, on reprend deux fois du pain bis. Parfois, le canard colvert aimerait changer de chemise. Parfois, quand il négocie un virage, l'escargot...

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Ta main, là (France)

Les mains rêvent, et glissent sur la peau, dans la glaise, la boue de l'eau, malaxent pâte et farine, affinent la poussière du pollen, lissent ou marbrent les veines du bois dont elles émergent, doigts captifs qui volettent dans la matière, à l'étroit....

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L'inespérée (France)

Toi, l’inespérée Tu occupes la place Toute la place Dans ma vie requalifiée Et si je chante aujourd’hui La beauté déchirée du monde C’est qu’elle épouse trait pour trait L’empreinte de ton visage Incrusté dans ma chair Mais ton visage La simplicité douloureuse...

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L'infime (France)

L’infime est la maison de l’univers entier. Et la parcimonie, le grand fleuve de l’abondance. Ce qui sauve la cathédrale de sa démesure, c’est la flamme minuscule d’une bougie. Par son feu dérisoire la prière consumée regagne les cieux. Et le fleuve n’est...

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Passible de (France)

Et peut-on vraiment aimer Les poètes qui s'ils savent Comment l'esprit vient aux mots N'en ont pas un seul pour condamner ce monde Où l'on vous arrache les ongles Ou les yeux histoire de rire Où l'on joue au ballon avec des têtes d'enfant Où la pestilence...

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