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poesie du monde

Je me repose (Québec)

Couché sur le dos dans la toundra Après tant de blessures Des coups aux tibias Des bas coups dans le ventre Le plexus transfixié L’âme en charpie dégainée à vif Je me repose Le cœur à l’affût Malgré tant d’amours écorcées Malgré ma tête encore éclaboussée...

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Le travail (France)

Ne pas savoir le Temps qu’on ne s’est pas choisi. Je suis née prolétaire. A l’infortune d’être née pauvre s’ajouta celle d’être née fille et la nécessité si l’on veut rire et bien manger d’être vraiment intelligente tout en prostituant son corps à tous...

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C'est un rêve ancien (France)

petites griffes sur l’île des Songes je rêve que je rêve agrippé à l’écorce des eaux à la page plurielle dans le remous des sens c’est une vieille histoire où balbutiaient les bouches quand l’atelier d’écriture croyait rompre les digues et les amarres...

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L'homme a jeté l'homme (France)

À Thierry Arzens L’homme a jeté l’homme dans la crasse d’un carton au milieu d’une foule anonyme et bruyante… Recroquevillé sur le trottoir comme une ancienne douleur ce fantôme si jeune observe l’égoïsme de nos pas sans regard… L’échec maintenant s’étale...

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Préalable aux enfants d'ici (France)

Dans un pays où l’on n’a jamais tant parlé de culture (elle a même des maisons), où toute question possède ses spécialistes, où la pensée médiatisée, journalistique et universitaire est reine quoique suprêmement détachée de son objet, puisqu’on ne peut...

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Une traduction du silence (Québec)

Écrire est une grande folie. Devant tous les spectacles du monde, j’essaie de retrouver les mots de ma mère, tous ces mots usurpés par le silence si naturel de la langue, sans projet et sans issue, dans lequel le désordre prolifère. Je cherche, au-delà...

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À Noel, dernière lettre (France)

Tu m’as tout pris, l’extraordinaire, le simple, le complexe, le quotidien, le rêve et l’entente. Il ne me reste rien, pas un coin de nappe oubliée, pas un morceau de pain sur la table, pas un coin de fenêtre sur la nuit et le jour. Il ne me reste rien,...

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Alors (France)

Alors l’homme… voulut oublier ses rêves il allongea le bras il ouvrit la main Les racines de ses rêves… longues et pénétrantes l’emprisonnèrent il demeura captif entre ces doigts de sève Alors l’homme… regarda ses rêves il referma la main il ramena son...

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Cote d'alerte (France)

Écrire donc. Dans l’horreur justement. En ce temps de détresse dont parla Hölderlin. Pour maintenir le lien (le lieu), et dire qu’il en va de l’urgence lorsque ne mêlant pas sa voix aux borborygmes bien-pensants et aux injonctions militaires, on parle...

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Rengaine (Québec)

il est mort laissez-le donc laissez-le tranquille il aimait la marie la madeleine les olives de montagne les moutons de laine c’est sûr et certain comme après la pluie le beau teint il aimait judas aussi le méfiant trahi et les poissons mal pêchés et...

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