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poesie du monde

La mort subite du bébé phoque

La rue principale brillait à l'égal d'une portion de banquise sous un hublot de lune embuée. Les nombres se déplaçaient de façon débutante, comme s'ils avaient subi une opération du bassin et oublié leurs béquilles à la maison. Il régnait un froid plus...

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Ce qui compte

Ce qui compte le plus ce n'est pas de vivre avec des mots plein la bouche et des comètes sous les pieds mais de trouver parmi tant de marcheurs épais sa poussière blanche sa houille. Ce qui compte le plus ce n'est pas d'arracher la croûte qui nouait le...

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Le pêcheur d'eau

Le cœur est si fragile et le temps va si vite, ne vous retournez pas sur ce passant qui passe. il a déjà rejoint l'autre côté du monde et, le chapeau tombé, galope dans la plaine sur ce grand cheval bleu qui chasse les nuages comme autrefois le fringant...

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L'ordre animal des choses

Le cri rauque de la mouette, (...) ou la prosodie lancinante et aiguë de la chouette, ou la respiration bruissante du hibou, ou la mélodie ronde, hyperlittéraire du rossignol, ou le sifflement du merle, ou le babil de la grive, ou le gazouillis du rouge-gorge...

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Graines de poèmes

«Bon dieu de bon dieu que j'ai envie d'écrire un petit poème Tiens en voilà un qui passe Petit petit petit Viens ici que je t'enfile Sur le fil du collier de mes autres poèmes» Raymond Queneau Petit petit Comme disait Raymond appelant le poème inédit...

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Saisons closes

L'assouplissant des jours sorti du miroir aux médicaments aux cuisines du manger mou les pilules ont beau changer de couleur l'assemblée des interprètes au théâtre des perfusions se tient toujours sur le bord de dormir l'espace d'une nuit sans fin. Totem...

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Nouveau neuvain

Nouveau neuvain

photo: L. S. j’ai une si j’ai une si beaucoup peur j’ai panique j’ai une tellement panique avec son obscur ses gels & son transi l’hiver à l’horizon se met à gesticuler l’été c’était si bonheur et tant de baisers l’été avait été si soleil & si sourires...

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Les nouvelles du soir

À l'heure où la lumière enfouit son visage dans notre cou, on crie les nouvelles du soir, on nous écorche. L'air est doux. Gens de passage dans cette ville, on pourra juste un peu s'asseoir au bord du fleuve où bouge un arbre à peine vert, après avoir...

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Sous le signe des sens

Je lis le poème. Je le regarde. Il me fixe. Me transporte sur ses grandes ailes déployées vers ce lieu étrange qui me construit à même les autres. À même leurs vertiges, j’apprends. J’apprends à naître dans le poème. J’ose quelques mots embués sur la...

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Nous étions trois

Nous étions trois, sous le porche, à sucer les mots tiédis de la mère. Elle avait interdit au ruisseau d'aller faire peau neuve dans la maison. Pour garder bien au sec -disait-elle- nos rires, les miroirs et le grand cahier vert. Dès que midi sonnait,...

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