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poesie du monde

Fayoum

Là où quelqu'un n'a plus d'yeux quelqu'un pleure là où la chair ne ressent rien reste la douleur là où l'espace est sans limites un cœur s'étouffe est-ce tout, faut-il qu'on imagine dans l'obscur ce qui transcende l'obscur, c'est moi cette chose dont...

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Moi de même

L'escadre même rentre au port, le train se hâte vers la gare. Et moi plus encore vers toi - puisque j'aime - cela m'attire et m'entraîne. L'avare chevalier de Pouchkine, descend admirer et fouiller sa cave. Ainsi moi vers toi je reviens, mon aimée. Ce...

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Ici, il n'y a plus rien

Ici, il n'y a plus rien Les jours de noce S'entassent comme du linge sale Au mur, l'échelle qui au cours des temps A servi À détacher les pendus Les maisons ont jauni, Les arbres grandi dans le silence Traînent les factures Des saisons perdues Ici, il...

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Décembre

mois de la magie blanche devant l’insistance du gel la rivière a tiré sa couverture s’est endormie l’âme transparente le visage en repos des souvenirs d’eau plein son ventre elle ouvrit ses bras il y avait dans ses manches des odeurs de sapins clignotants...

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Éructations sur la mort

Quand les gens meurent ce ne sont pas que des gens qui meurent meurt avec eux un univers de façon de faire, de travailler, de nuances de voix, de sagesse, de stupidité. Meurent un rire particulier, un sourire particulier. L’armoire éclate ça aussi, c’est...

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Je ne savais pas

Je ne savais pas que pour vivre il fallait un frigidaire une machine à laver et même un appartement. J'ignorais que la poésie se vendait aux enchères après mise à prix d'un style d'un idéal ou d'un scandale. On m'avait dit que les images pouvaient être...

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Le dernier poème de Jean Sénac

Il ne s'est pas enfermé pour écrire son poème a flairé le danger lui a laissé la porte ouverte Pas de poème sans risque Sa barbe lissait le pubis de la page transparente et ses lèvres murmuraient la sourate du pardon Il dessina d'abord un soleil un petit...

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Marie

Marie ! J’ai peur que ma mémoire perde ton nom, comme le poète craint de s’aliéner le mot que sa souffrance nocturne a fait venir au monde et qui par sa grandeur aurait égalé dieu. Ton corps, Marie, je l’aimerai et veillerai sur lui comme un soldat auquel...

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La nuit tombe de nos masques

Devant toi, je te parle comme si tu n’étais plus là. Les feuilles de mon arbre se fondent dans la matière du ciel. Tout se partage, se transforme et devient nôtre, l’instant d’une seconde de lucidité. Discernement corrosif que nous fuyons par nos imaginaires....

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Ils peuvent

Ils peuvent Bouleverser notre espace Boursicoter avec notre vie Boucher nos horizons Bouffer notre cœur Boucler le périmètre Boulonner notre parole Par les boutures de nos mots boussoles mis bout-à-bout Et de nos livres Bougies Nous resterons debout Labourant...

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