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poesie du monde

Deux petits Vinau pour la route

La cabane Avant j’avais peur du monde je me réfugiais dans ma tête comme dans une cabane en haut des arbres Et puis le jour est venu où j’ai eu peur de ma tête des vautours dans la cabane alors j’ai eu envie de me réfugier à nouveau dans le monde La mise...

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Je voyageais comme j'écris

Depuis que nous parcourons le monde, mes mots et moi, nous n’avons jamais dérogé à cette loi : il faut payer d’inconfort la rage de découvrir comme l’amour de savoir. Le voyage est une chose trop sérieuse pour qu’on l’abandonne aux mauvaises habitudes...

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À ce prix

Fallait-il que le sang coule quand il y avait encore de l’herbe à faucher des écoles de géographie de géologie de savoir quand les chaises les tables reposaient en paix fallait-il au fort de la drave le temps des chrysalides des enfantements fermer les...

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La vie dans les collines

La route que j'ai prise monte à trois mille mètres la rivière que j'ai traversée cascade à plus d'un endroit abrupt est le sentier pour arriver chez moi en été il se perd dans les ronces l'hiver je vois tomber longuement sur la vallée dans la nuit la...

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Libre et captive

pourquoi t’expliquerais-je quand il n’y a rien à expliquer; si l’écrire est un état libre il est aussi une capture. quand tu écriras des loups la trace de leur faim, tu comprendras combien la plaine est vaste avant le festin et que la littérature elle-même...

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Ode à l'Amérique africaine

à Marc Baudon Free Man fume. Il me lance dans la bouche sa fumée. Des HLM éclatent. L’enfant noir rit. Ses beaux cheveux crépus aucune moisissure ne les lisse. Planètes. Planètes. Nous ne sommes pas blanc-noir Je suis beau parce que je suis noir Je suis...

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Transhumance

Transhumance

J e suis grisé par l'ivresse des lieux, la verdeur des rizières, l'odeur de l'encens, la grâce des femmes, la chaleur de la mousson, la volupté des fruits. Je suis comme un enfant tétant le sein de sa mère, oubliant dans ces instants d'où je viens et...

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Pommes

Les dernières cueilles se font en novembre quand l’épais brouillard n’est éclairé que par les gouttelettes de l’herbe et par des restes de feuillage très jaunes. Les pommiers forment à cette époque une république où les billets froissés qu’ils tendent...

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L'amandier des Martigues

à Jo D'arbres fascinants, humains n'ont pas fini de rêver de boire et de manger: pins, chênes verts, micocouliers, et pour ceux de l'au-delà des mers, zelvokas, ginkgos, hananokis. D'arbres où l'homme étend son identité: arbre de neige, chêne écarlate...

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