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poesie du monde

Décès verbal

pour me reconnaître au milieu du bétail un détail j'ai les yeux en croix et les sanglots pleuvent sur les abattoirs le cadran du cœur en sa cellule rouge ronge son frein solaire un serpent dans les entrailles enquête sur le charivari d'une nouvelle poétude...

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Sourate du vide

Décharner ses passions. Désacraliser les prophètes. Démonétiser l'avenir. Déconcerter l'antan. Décourager le Temps. Déjouer la déraison. Déflorer le délire. Défroquer le sacré. Dégriser le vertige. Défigurer Narcisse. Délivrer Galaad. Découronner Moloch....

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Foule anecdotique

Des souvenirs furent oubliés derrière le décor tel des vieux figurants qui attendent leur tour des cendres dans la bouche avec l’envie de parler du cri mais le rideau ne s’ouvre pas devant une foule anecdotique qui frémit au cœur des morts de janvier...

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Comme le vent dans les branches

Je regarde filer les bordures les arches le tracé des lumières rouges ou blanches, joyaux pour orner la pénombre longs serpents dans le passage en double sens. La porte inventée entre les collines, comme deux épaules de terre les arbres, les buissons...

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Lettre aux Flamands

« ZONDER-SANS » ALORS alors il y a à Bruxelles la journée sans voitures et la ville la ville respire, respire, Ah ça se sent ça oui que les routes ont perdu leurs voitures Ça marche dans les rues ça roule à bicyclettes ça fleurit les poumons Et je propose...

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La poésie n'est plus ce qu'elle était

Ce soir, je suis en ville Mais....pas n'importe quelle ville CE SOIR J'ECRIS EN CAPITALE ... ........Boulevard Haussman Ce soir... ... mon soir de lune à demi pleine (je suis saoul d'allées ... .....................et venues) mais j'aimerais être ivre...

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Ma belle étoile

as-tu vu Gérald Neveu ses pauvres meubles dans la rue parmi les curieux du quartier les gendarmes l’ont expulsé on peut en rire on peut en rire il répète cela doucement car c’est bien fini le loyer c’est bien fini la misère examinez ma belle étoile au...

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Tout ce qui tombe

Tout ce qui tombe dresse devant nous un paysage. Un paysage de possibles, dont presque rien ne reste – que des traces. Ce qui nous lie, ce qui nous sépare. il y a une ville, Berlin, affalée au beau milieu des vies de tout le monde. il y a de grandes amours....

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Sans Espagne

À Lorca Avec la poésie fusillée à l'aube des pays sans mémoire au crépuscule des sangrias sans Espagne les invités aux fêtes du pouvoir marchent au pas de la loi marchent sans savoir où la nuit va tomber le long des rues les regards s'enveniment le ciel...

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Nouvelle bonté

Il n’est pas question de livrer le monde Aux assassins d’aube La vie-mort la mort-vie Les souffleteurs de crépuscule Les routes pendent à leur cou d’écorcheurs Comme des chaussures trop neuves Il ne peut s’agir de déroute Seuls les panneaux ont été de...

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