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prose

Errance

La mémoire du monde, ce ne sont ni les mots ni les images, peut-être les odeurs. Je me souviens par les pores de la peau, les neurones et les nerfs, les muscles qui se bandent dans les push-up du silence. Ceux qui n'ont qu'un regard voient-ils de l'intérieur?...

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Les nuages

Quand les poètes sous les ponts se remettent à chanter à quatre heures du matin, certains mots de misère ressemblent au paradis. Ils accompagnent les matous qui se griffent entre eux, les chats de gouttières, les chiens errants. La bouche du paysage rêve...

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Le bord d'une langue

à Norman La Frenière J'habite sur le bord d'une langue qu'on voudrait bien couper. Toute terre est sacrée, mais les économistes ne croient pas à l'amour. Ils ne croient pas à l'homme, mais ce qu'il lui rapporte. Ils le transforment en bête pour un peu...

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Je grimpe sur la page

V oyelles pliées, phrases au dos, je grimpe sur la page. Je m’accroche aux virgules, au sens, aux métaphores. La route est longue du silence à la voix, de la mer aux tisons, des racines à l’oiseau. Les bruits sont épars et le ruisseau de l’encre amplifie...

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Comme une plante humaine

Quand il pleut, je me laisse arroser comme une plante humaine. De l’herbe pousse dans mes yeux. J’ouvre les mains vers tout. Rien ne se perd qui ne le soit déjà. Aurais-je faim, aurais-je soif, je ne fermerai pas mes ailes de papier, je ne lâcherai pas...

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Je grimpe sur la page

V oyelles pliées, phrases au dos, je grimpe sur la page. Je m’accroche aux virgules, au sens, aux métaphores. La route est longue du silence à la voix, de la mer aux tisons, des racines à l’oiseau. Les bruits sont épars et le ruisseau de l’encre amplifie...

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L'eau de la source

J’entends mes pas dans la pièce où je fus. Pourtant, surveillant mes arrières, c’est devant que je marche. Le corps du présent garde les pas de l’enfance, les bras du souvenir, l’épaule des années. Je ne sais pas pourquoi certains mots que j’écris ont...

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Un paysage de microbes

J’ ai retrouvé un vieux carnet sous la galerie. La neige a remplacé les mots par d’étranges dessins. L’encre des pages s’étire en volutes pourries. Un peu de rouille au bout des phrases témoigne du passé. Un paysage de microbes a envahi les marges. À...

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Les larmes d'Hiroshima

Q uand les caresses deviennent des chaînes, elles se prolongent en fusil. On dirait que les hommes ont peur de la paix, qu’ils préfèrent l’illusion du bonheur au simple honneur de vivre. Bien après que la bombe soit tombée, les larmes d’Hiroshima restent...

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Dans la saveur des mots

J ’ai plein de phrases dans mon ventre qui ne demandent qu’à sortir, des mots comme des épines qui écorchent le cœur. Il faut d’abord être poète avant d’écrire, sinon ça n’en vaut pas la peine. Il n’y a que de l’encre et du papier, de la peluche au lieu...

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