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prose

Carnavalesques

Carnavalesques

CARNAVALESQUES est devenue revue annuelle grâce à l'aide financière de la Région Lorraine (Remerciements au passage, ainsi qu'au Centre régional du Livre) Elle se diversifie: aux textes des poètes se sont ajoutés un esai de Issiaka Singaré, universitaire...

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Les états civils

Love is ping-pong La lune était rose ce soir-là ta main peignait mes cheveux comme un vent léger rien n'était rose pourtant dans nos vies la lune nous avait déliés à moins que ce ne soit tes doigts au contact de mes boucles nous ne le saurons jamais mais...

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Thomas Vinau a son blog

Elle marche derrière moi Bien sur qu’elle marche derrière moi, qu’est ce que tu crois ? Elle met ses pas dans les miens. Toujours. C’est pareil pour tout le monde. Certains jours elle disparaît, mon corps est plus léger, je me gonfle de joie, j’ai du...

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L'encre sur la page

La pluie chatouille l’air avec ses têtes d’épingle. Je trouve ma richesse dans ce que je n’ai pas. J’écris sans dictionnaire sans grammaire sans diplôme, avec les images que personne ne voit, le sang des mots sur le blanc des aveugles, les yeux qui gardent...

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Du proche et du lointain

Les vieux mots pendus au porte-manteau, cachés sous un tas de guenilles, j’en retaille le cuir. Je le fais briller au cirage du cœur. Être le pion sur l’échiquier, j’avancerais comme un fou à cheval sur la reine. Je ne sais pas marcher sur une ligne droite....

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Sans visage

Dans les villes aux files interminables, les gens se reconnaissent par le dos. On ne voit pas les yeux pleurer ni les lèvres sourire. On ne voit pas les lignes de la main mais les petites coupures. D’ailleurs, qu’importe leur visage, croyant se distinguer...

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Le moindre atome

Le café rit au fond des tasses. La bouche d’une radio grignote quelques notes, du Coltrane, du Malher, du malheur feutré par la sourdine du cœur. La grande gueule du poêle fait briller ses flammes comme des dents d’érable. La nuit sur mes genoux laisse...

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Comme un paysan

Ce matin les mots forment des andains sur la page. Je devrai les ratisser à la herse du sens. J’écris comme un vieux paysan qui a perdu sa terre. Un tracteur poussif, un cheval de bois, une brouette brinquebalante me servent tour à tour de crayon. Les...

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Plus proche des parias

Il m’arrive de parler avec des larmes dans la bouche. Plus proche des parias que des chefs de file, j’ai peur de mes frères, d’être en deçà du vrai. J’ai peur de l’espoir aspiré par l’abîme, abimé par la ville. J’ai peur d’être lâche devant la vérité....

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Mortibus

Revue semestrielle Mortibus. Critiques du capitalisme incarné. Directeur de publication : Fabien Ollier. Adresse : 5 place publique 60420 Dompierre Tel : 03 44 51 35 88 e.mail : fabien.ollier@wanadoo.fr site : http://mortibus.free-nux.org Manifeste :...

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