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prose

Les chiens rêvent à genoux

D ans le chenil des églises, les chiens rêvent à genoux. Ils ne flairent plus qu’à peine les tatouages des odeurs. Que ferons-nous des mots quand ils ne seront plus que des egos sans tripes, des sparages numériques. Les mains impalpables des arbres accueillent...

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Il neige sur mon cahier

Je n’ai pas à imaginer l’hiver. J’y habite quatre mois par année. La terre somnole sous la neige. Son haleine s’embue sur les trous des cascades. L’eau ne dort que d’un œil sous la glace du lac. Le blanc s’étale comme une présence, un pansement de ouate...

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La peau des dents

Je suis d’un pays froid où la neige enterre les toits gris et rougit les oreilles. Que faire avec des mains en laine ou en peau de vache, des pieds pris dans la sloche, une moustache en glaçon et la guédille au nez. Même au cœur de l’été, l’hiver campe...

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J'habite mes chaussures

J’avance comme un clou dans le bois dur des hommes. À droite, sur le mur, le visage de l’ombre que les rides ont sculptée. À gauche, la lampe qui fusille les dernières phalènes. Je n’ai plus de maison. J’habite mes chaussures. Je transporte des mots dans...

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Peu avant la dormance

Le froid s’installe dans les mots. Leurs braises meurent dans la nuit. Il faut retrouver l’âtre, mettre plus d’âme dans l’être, recommencer à devenir lumière. Quelques feuilles s’accrochent encore aux branches. Certaines résisteront même à l’hiver. La...

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Les cris des animaux

Il est bien évident que l’œuf a précédé la poule. Les cris des animaux ont précédés la parole des hommes. D’ailleurs quiconque assiste à un match de foot ou de hockey se rend compte que les hommes en reviennent vite aux borborygmes des gibbons. Même chez...

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Avec la révolte

Ce que l’on méprise nous ressemble souvent. La barbe pousse encore dans les charniers du monde. Les dépouilles ont des ongles égratignant l’abîme. À chaque jour, des hommes dorment sur les passages cloutés. Des forêts meurent sous les caterpilars. Des...

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Trop fragiles

Pourquoi l’homme veut-il toujours grandir et s’agrandir ? En terme d’évolution, la grosseur est une fragilité. Les petites prêles au bord des routes sont plus vieilles que nous. En traversant les millénaires, les arbres sont devenus fougères. Avec le...

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Presque rien

Je n’irai plus errer au loin. J’ai retrouvé ma peau, mes paupières, mes pas, ceux qui tournaient en rond au carrefour du vide. Ils marchent sous mes pieds en remuant la terre. Ils caressent en montant les flancs d’une colline. Je porte dans mes vers,...

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Avec la révolte

Ce que l’on méprise nous ressemble souvent. La barbe pousse encore dans les charniers du monde. Les dépouilles ont des ongles égratignant l’abîme. À chaque jour, des hommes dorment sur les passages cloutés. Des forêts meurent sous les caterpilars. Des...

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