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prose

Le parchemin

«Chuit ! Chuit ! », le frottement des mots sur la page ou celui des pieds nus sur le sable, c’est pareil. Ça permet d’avancer. L’un mène plus haut, l’autre plus loin. Nous sommes un parchemin où s’écrivent les gestes. Il ne faut pas avoir peur de quitter...

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La gravité du monde

Deux oiseaux pirouettent sur le matelas de l’air. Ils se font des mamours. Penché sur un cahier, j’y efface la ville. La plaine et les sources apparaissent à nouveau. Une chatte passe avec une hirondelle dans la gueule. Elle repasse plus tard en recrachant...

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Sur les épaules du vent

D ans le grand verre des hommes, le monde se vide et se remplit. Je me désaltère à l’eau du paysage. Il manque toujours quelque chose pour faire un tout. À la longue, les trains de chaises que j’inventais enfant sont devenus des phrases. Nulle gare ne...

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Au jardin

Au jardin

À Sonia Mondor et Pierre Séguin M ême en plein soleil, un orage cogne dans ma tête. Il voyage des neurones jusqu’au fin bout des doigts, ceux de la main avec laquelle j’écris. En panne d’espérance, en manque de mots, je me retire de l’idiotie des jours....

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La moindre fleur

Dans le village d’imbéciles où j’habite, j’ai souvent l’impression de parler un langage que personne ne comprend. Pour qu’on me voit et qu’on m’entende, je dois disparaître dans la même langue qu’eux, parler d’autos ou du prix des skidoos. Je vis entouré...

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Tant de choses

C eux pour qui l’odeur de l’argent est le parfum suprême ont du sang sur les mains. Leurs lieux de culte sont les supermarchés. Leurs seules prières sont pour le prix de l’essence. Ils rêvent d’atteindre le ciel en 4x4 et ils oublient d’être vivants....

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Apostasie

L e monde va comme on le mène et le malmène, un orteil sur dix, un neurone sur mille, deux ou trois fusils par main. On dit je t’aime sans y penser, à coups d’argent et de slogans. On rigole des pauvres. Les rigoles de sang ont un goût de pétrole. Le...

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Le corps ne suffit plus

Il faut vraiment détesté l’impossible, haïr la vie, manger ses bas sans sucre, masturber les canons, pour souscrire au commerce. Il faut vraiment être bête pour engraisser les veaux gras. Il faut vraiment être con pour voter quand ce sont les banquiers...

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Pour réchauffer le coeur

J’ai tant usé mes pieds à la chair des routes, ils sont pleins de crevasses. À l’ombre des sapins, une écriture de neige laisse un peu de lumière. Elle laisse avant de fondre des fragments d’infini. Les arbres dans la cour peignent leurs cheveux de givre...

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Au bout d'un crayon

S i on pouvait semer du cœur dans la tête, de l’âme dans le corps, il pousserait de l’amour. On pourrait dire salut au tamia sur sa branche, je t’aime à la moindre cigale, merci au jardin tout rempli de promesses, dire bonjour aux orties, redonner leurs...

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