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prose

Par la glissière des lèvres

Le temps ne se lit pas sur un calendrier. C’est l’humilité qui grandit l’homme, pas la gloire. Je n’écris pas mes livres. Ce sont eux qui m’écrivent et me portent. J’ai besoin des mots pour mettre un pas devant l’autre, des gestes dans les bras, des choses...

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Les larmes d'Hiroshima

Q uand les caresses deviennent des chaînes, elles se prolongent en fusil. On dirait que les hommes ont peur de la paix, qu’ils préfèrent l’illusion du bonheur au simple honneur de vivre. Bien après que la bombe soit tombée, les larmes d’Hiroshima restent...

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La banalité de la mort

L a mort est si banale que l’on préfère en faire un absolu. Pour peu qu’on ait vécu en ville, les murs sont à nos trousses. Trop de portes fermées nous ont broyé les poings et courbé les épaules. Les plantes n’ont pas besoin d’église pour remercier la...

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Je me remplis de toi

J’accueille le vide pour le remplir de toi. Je veux que tu respires à côté de moi, que ça sente bon la vie, que tu parfumes l’encre de mes mots. Je te veux, mon amour. Je sens vibrer mon corps à prononcer ton nom. Je t’attends par les yeux, pas ici, pas...

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Mon trésor est fragile

Mon trésor est fragile. J’amasse les petits bruits, les petits fruits, les petits sons, les petits sens, les petits mots. Tant de cailloux que je n’ai pas lancés sont devenus des mots, tant de blessures non soignées des phrases mal foutues, tant de bouts...

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Le sel pique

Lorsque l’absence envahit le vide peut-on parler de plein ? La politesse n’est plus qu’une pauvresse qu’on a mise à l’amende, la charité un commerce comme un autre, la justice une prison de plus. Les sentiments flottent dans l’apesanteur affective. Il...

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Un sang d'encre

Qu’y a-t-il à manger lorsque le moissonneur précède le semeur ? Il est plus facile de croire aux miracles que de faire confiance à l’homme. Il est encore heureux qu’on pleure ici ou là, sinon le cœur ne serait qu’un désert. Il est difficile d’écrire ce...

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Le poids de l'homme

Les larmes une fois séchées, laissent un regard vide. La nuit marche sur la route. Je la tiens par la main. C’est une fille fragile malgré ses hanches lourdes. Elle se nourrit de l’ombre et des éclairs de lune. Nous sommes de vieux amis, la lune, la terre...

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L'eau de la source

C’est l’automne. Le vent s’empale aux crocs des arbres laissant tomber leurs feuilles comme on enterre un os. La terre les dévore pour réchauffer sa chair. Déjà, les oiseaux ont crevé les yeux des tournesols et des épis de maïs. Les fruits gèlent sur...

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Mon crayon vert

Mon crayon vert est une forêt. Mon noir est tant de choses. Mon crayon bleu attrape les nuages. Mon crayon rouge met le feu sur la page glacée. Tout au bout de mes bras mes doigts sont des pinceaux. Les couleurs posent à peine leur bagage qu’elles changent...

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