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prose

Une odeur d'existence

Le sang s’éveille sous ma chemise. Je n’arrive plus à dormir. Avec ses guerres, ses famines, ses faillites, le monde se fait pierre sous mon oreiller. Des enfants me regardent avec leurs yeux immenses rongés par la peur. Des fusillades éclatent dans ma...

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Je remonte le temps

Je ne sais rien de la logique du discours. Les mots s’imposent à moi. Dans le vocabulaire, je suis comme une bille dévalant l’escalier. Au bout de mon crayon, un squelette réclame le battement du sang. La vie sourit sur les visages mais la mort gratte...

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Ensemble

Je n’ai pas l’espoir que tu deviennes une autre. C’est toi que j’aime, telle que tu es. C’est ensemble que nous devenons meilleurs. Sens-tu mes mots blottis contre tes seins, mon souffle sur ta nuque, ma bouche à ton oreille ? Mes mains parlent ta langue....

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Comme un poing

Sachant plus ou moins vivre, je titube sur la page devant la nuit qui vient. Je déplace d’un mot cinq cent kilos d’amour sans savoir où les mettre. Je vois les hommes torturés, humiliés, battus, courbés sous la montagne des malentendus. On ne peut pas...

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Dans la nasse des collines

Je jette en vrac des mots sur du papier, de vagues silhouettes, des fantômes, des ombres, un éclair, une pluie, une légère bruine. Voulant me retrouver, je me perds un peu plus. Tous les souvenirs ont une faille. Le passé n’est souvent qu’un mirage. Que...

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À livre ouvert

Malgré ces sacs de larmes derrière mes lunettes, je garde le sourire. Je vis à livre ouvert sans le masque du monde. Je ramasse des ombres pour en faire un soleil. J’écoute la musique, de Coltrane ou de Bach, comme un battement de cœur dans les charpentes...

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À la rencontre des chemins

Le ciel s’étend tout nu sur les arbres, sa robe de nuit accrochée aux étoiles. Un vent lui fait la cour, un vent de belle force, tout en musculature, la peau fraîche, les doigts comme des agrafes, la poigne d’un bûcheron. Les fleurs se couchent devant...

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Il fait noir

Il n’y a pas d’oiseaux dans le vocabulaire des banquiers. Il n’y a pas d’amour entre les lignes d’un bilan. La liberté doit se cacher, de même que le sourire qui ne soit pas de bois, les idées qui ne soient pas en ligne, les sentiments qui ne soient pas...

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Des bruits de pas

Trop de béton comprime le torse de la terre. Les muscles s’anémient. Avec les mêmes pierres, les mêmes arbres, les mêmes eaux, on a fait d’un jardin un hinterland affreux où la vie se consume en gaz carbonique. Le regard et le temps ne coïncident plus....

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Les muscles du temps

Lorsque la terre a besoin d’eau, on ne lui offre que des larmes. Des semblants d’humains vont et viennent. Même si la réalité n’a pas besoin de moi, je laisse quelques mots là où la beauté s’abîme. J’enfouis mes secrets dans la vase des heures. J’adhère...

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