Top articles

  • Hommage

    22 juin 2020

    Sur Emmila...Hommage . Les nuits d’été ferment si mal qu’il suffirait que l’on se taise pour que nos mains soudain se remplissent d’étoiles... ... Le passeur de silence, extraits.... . les jours tombèrent et les yeux traversés de tant d'éclats de mer...

  • Ils ont dit

    23 juin 2020

    J'aurais assez de souvenirs désormais pour en vivre. J'ai l'âge de savoir dans le plus vrai de moi où, quand et comment j'ai pu en être heureux. Et avec qui. Mais vivre du passé ne serait que vieillir, ce chemin indécent qui s'en va à la mort. Alors mes...

  • Ballade pour un enfant distrait

    23 juin 2020

    je me souviens si peu de cet enfant trop sage si peu de cette rue si brève et si fragile et de ces soirs de mai où vivre apparaissait dans le simple ostensoir d'un trottoir où l'on court je me souviens si mal de ces ventres déjà corrodés par je ne sais...

  • Ne me demande pas pourquoi j'écris

    24 juin 2020

    Ne me demande pas pourquoi j’écris ne me demande pas pourquoi tête la première je plonge dans le tumulte volcanique des syllabes que le passage de mon corps réveille Ne me demande pas pourquoi au lieu de dormir comme font les honnêtes gens je cloue à...

  • Quand j'étais de ce monde

    26 juin 2020

    Ce poème de Tristan Cabral, récemment disparu, peut-être reproduit à condition de citer Danger Poésie, la source de la version corrigée manuellement par son auteur. Plusieurs salopards de poètes – ils se reconnaitront - n'ont cessé de piller Danger Poésie...

  • Les oeillets des poètes

    26 juin 2020

    Si je fais l’œil traversant les œillets de poètes, je me dis, c’est le party en titi et je m’en réjouis au jardin de travers, car iIs tiennent bon dans le sauna des derniers jours après les passages si brefs, brusques même, cette année, à ce qu’il me...

  • Sur le retour et tout autour

    26 juin 2020

    Je suis dans un épanchement à la jointure du passé. Des bouffées de sève reprennent place dans l’égorgement de mes pensées où, excisées, elles s’épuisent sous la lame affûtée de l’écrasement. Je ne me retournerai plus, c'est inutile et ça fait mal. Alors,...

  • Itinéraire zéro

    26 juin 2020

    Je m’écorche de miroirs et de villes traversées au rythme de ton souffle à toutes frontières alpines un coeur différent tes passes d’eau tes rivières et galets je me refais ce lit comme un rituel je retrace cet angle d’où franchissent l’extravagance de...

  • Le cahier ordinaire

    27 juin 2020

    Tes mots sont ma maison, j’y entre. Tu as posé le café sur la table et le pain pour ma bouche. Je vois des fleurs dans la lumière bleue, ou verte. C’est exactement le paysage que j’aime, il a le visage de ta voix. La pluie rince finement une joie tranquille....

  • Comme une femme sans visage

    27 juin 2020

    Comme une femme sans visage à la tête coupée je fais don de mon corps à l'homme du chapeau celui qui me porte en d'autres rives où la peau exhale des odeurs d'algues et de limon. Comme une femme sans pieds je nage en eaux claires à la portée des chants...

  • Poème

    29 juin 2020

    emmilagitana La beauté est le dernier obstacle à opposer aux dictatures. Elle est irréductible aux lois en cela que sa loi se réduit au besoin qu’on en ressent. La liberté est l’espace qu’elle exige pour son ambassade. L’espérance, aussi amère soit-elle,...

  • À la mémoire de Jean Sénac et de Tahar Djaout

    30 juin 2020

    À la mémoire de Jean Sénac et de Tahar Djaout Un homme beau est mort qui signait d’un soleil il s’appelait Sénac Jean Sénac un homme beau est mort qui signait d’une rose il s’appelait Djaout Tahar Djaout depuis toute leur enfance est morte pour le monde…...

  • Petite flânerie

    29 juin 2020

    Je ne rêve plus vraiment, je vis. Ma flânerie prolonge l’arrêt, que j’espérais il y a peu de temps encore. J’ouvre une fenêtre sur le temps pour sentir s’écouler les heures. Un peu de musique succède aux paroles devenues obsolètes. J’entends la suite...

  • Au bout des mains

    30 juin 2020

    Il y a au bout des mains des doigts qui éclosent en caresse ou en poing, le jour dans le jour, la nuit dans la nuit, la chose dans la chose, la bêche ou le stylo, le colt ou le stylet, la coke ou l’eau d’érable, la plume ou le marteau. Il y a l’âme dans...

  • Ils ont dit

    30 juin 2020

    Écrire, cela signifie aller plus loin, derrière les peaux, derrière les voiles, derrière l'apparent. Voilà ce qu'enseigne et incarne l'image poétique : l'image n'est poétique que si elle transperce la surface de la chose. Elle est descente dans les profondeurs...

  • Tristan Cabral

    02 juillet 2020

    J'investis mes étoiles dans un ciel toujours vide et la nuit je promène sur la mer mes ongles de cellule dans une enfance couchée à mort je marche le long d'une autre vie et j'ai noué mes poings au vol des cormorans et les éclats de voix croissent et...

  • Black Label

    04 juillet 2020

    Nous les gueux… nous les peu nous les rien nous les chiens nous les maigres nous les Nègres Nous à qui n’appartient guère plus même cette odeur blême des tristes jours anciens Nous les gueux nous les peu nous les riens nous les chiens nous les maigres...

  • Le règne de la barbarie (extraits)

    04 juillet 2020

    Quant à vous poètes de ces temps de lucre vendeurs de poésie en petites tranches d'émotion en petits sachets d'érotisme mystiques à cœur de fausset n'arrivant pas à la cheville d'Al Hallaj grands démissionnaires de la lutte de nos peuples vous camouflant...

  • Arthur Fousse

    05 juillet 2020

    Arthur Fousse, poète, philosophe et romancier né en 1993, après des études en classes préparatoires et des fréquentations d’hôpitaux, fait le deuil d’une vie normale après son enfermement psychyatrique. Incurable, selon ses propres mots, il se consacre...

  • Écrire

    05 juillet 2020

    Ecrire, c’est faire vœu de pauvreté. ... c’est une question de timbre, de voix. ... Les mots laissent passer le texte, comme les fleurs, le vent. Ecrire, c’est dire une vérité que la vie ne supporte pas. ... C’est dire adieu à quelqu’un à quelque chose...

  • Un cahier ordinaire

    05 juillet 2020

    Tes mots sont ma maison, j’y entre. Tu as posé le café sur la table et le pain pour ma bouche. Je vois des fleurs dans la lumière bleue, ou verte. C’est exactement le paysage que j’aime, il a le visage de ta voix. La pluie rince finement une joie tranquille....

  • Ma maison

    05 juillet 2020

    Ma maison d’autre mer est restée in-accostée Mes rêves encore y naviguent dans une eau de sel Mes yeux gouttent comme une mémoire de source et de regards perdus J’ai du sable et des fissures de pierres dans le flot escarpé d’une enfance qui s’enfonce...

  • J'aime ce pays

    07 juillet 2020

    J’aime ce pays qui est le mien Même s’il ne m’appartient pas Aucun pays n’est à quiconque Mais j’aime ce pays d’iris versicolor Son muskeg immense sur la Côte-Nord Et ce que j’aime ah ce que j’aime Ce sont les odeurs de tremble odoriférant Qui toute ma...

  • Respirer l'infini

    07 juillet 2020

    photo: Michel Langlois Le jour bouge et vacille comme l'ombre d'un arbre, le profil d'une vague. Les fleurs reconnaissent leur parentèle. Elles poussent en famille, les zinnias avec les zinnias, les tournesols avec les tournesols pour regarder le soleil....

  • Maturité

    01 janvier 2020

    Poétesse oubliée née dans la Vallée de la Matapédia. Elle a publié en France chez Grassin et au Québec a l'Hexagone. Elle a vécu longtemps au Carré Saint-Louis. N’ai rien pressenti de la terre ne l’arrache qu’à coups de larges lambeaux n’ai rien connu...