Au Blue Blaze Café
Avec le ciel pour seule couverture
J’oublie les embarras du monde
Cette nuit qui sait combien de fleurs sont tombées ?
Les messagers ailés volent au-dessus des océans.
Ils vont et viennent mais sans laisser de trace
Que sont devenus nos rêves d'oasis ?
Abondantes cascades d'Aïn-el-Fijeh
A l'ouest de la vallée du Barada
La fille dans les ruines de sa chambre
N’entend plus l’appel de ses parents
Un soleil oblique et morne
Tombe sur les rues échancrées
Au Blue Blaze Café
C’est l’heure du thé vert
Du narghilé et de la pizza à l’italienne
Mais rares sont les passants
Jadis
Circulait le marchand de cherbet
Et le loueur de galaoum
Avec son réchaud de charbon
Pour allumer les pipes
Le café de Bagdad fête ses 100 ans en tant que plaque tournante intellectuelle
