Sortir des bordels (Québec)
«Sortir des bordels décorés bien
devanturés pour s’avouer dans
les rues le vrai Bordel de la vie».
on finit par s’habituer à l’anormalité
à la répartition de la pénurie chez les cadavres raisonnables au nom du principe de rendement
la putain n’est pas celle que vous pensez : mercenaires enlisés de 9 à 5 pour l’avènement d’un
bien-être qui n’est pas le vôtre
dans une société subtilement hypnotique, huit heures de travail punché par jour rend comme
une guénille qui a juste le temps de sécher avant le prochain usage
mon temps s’achète à manufacturer des boutons pour tenir les culottes de gens qui n’ont pas le
temps
attendre la fin de semaine, attendre d’être grand, attendre d’être compétent
on passe sa vie à s’évanouir.
Josée Yvon
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