Questions au Shomrim (Québec)

Publié le par la freniere


And will my people build a new Dachau

And call it love,

Security,

Jewish culture

For dark-eyed children

Burning in the stars

Will all our songs screech

Like the maddened eagles of the night

Until Yiddish, Arabic, Hebrew, and Vietnamese

Are a thin thread of blood clawing up the side of

Unspeaking steel chambers

I know you, Chaverim

The lost young summer nights of our childhood

We spent on street corners looking for life

In our scanty drops of Marx and Borochov.

You taught me the Italian Symphony


And the New World

And gave a skit about blowing up Arab children.

You taught me many songs

But none so sad

As napalm falling slowly in the dark

You were our singing heroes in '48

Do you dare ask yourselves what you are now

We, you and I, were lovers once

As only wild nights of wrestling in golden snow

Can make one love

We hiked by moonlight

And you asked me to lead the Internationale

And now my son must die

For he's an Arab

And my mother, too, for she's a Jew

And you and I

Can only cry and wonder

Must Jewish people

Build our Dachaus, too?

 


Et mon peuple bâtira-t-il un nouveau Dachau

Pour l'appeler amour,

Sécurité

Culture juive

Pour les enfants aux yeux sombres

Brûlant dans les étoiles

Tous nos chants hurleront-ils

Comme les aigles enragés de la nuit

Dès lors que Yiddish, Arabe, Hébreu et Vietnamien

Sont un mince filet de sang qui marque le côté

De chambres métalliques innommables

Je te connais Chaverim

La jeunesse perdue des nuits d'été de notre enfance

Que nous passions aux coins des rues à découvrir la vie
Dans nos maigres connaissances de Marx et Borochov

Tu m'avais appris la symphonie italienne


Et le Nouveau Monde.

Et fait un sketch sur les enfants Arabes qu'on explose

Tu m'avais appris beaucoup de chansons

Mais aucune aussi triste

Que le napalm tombant lentement dans l'obscurité

Vous étiez nos héros chantants en 48

Oserez-vous vous demander qui vous êtes maintenant

Nous, toi et moi, étions amants autrefois

Car seules les nuits sauvages de lutte dans la neige d'or

Peuvent faire un amour

Nous marchions au clair de lune

Et tu me demandais de mener l'Internationale

Et maintenant mon fils doit mourir

Parce qu'il est Arabe

Et ma mère aussi, parce qu'elle est Juive

Et toi et moi

Pouvons seulement pleurer

Le peuple Juif doit-il

Construire aussi nos Dachaus ?

 

Leonard Cohen   poème des années1970

 

(traduction approximative)

 

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Publié dans Poésie du monde

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