À perte de lumière

Publié le par la freniere

Parc Forillon

août 2009

parmi les conifères

à perte de lumière

quelques rencontres

impromptues

dans la nuit noyée

par le vin et l’embrun

un ours solitaire

au bout de la terre

des ports épiques

qui dressent leur phare

comme unique défense

éléphants d’un autre temps

des phoques surgissants

des profondeurs de ces âmes

expropriées

oubliées

au gré des vents

enchantés

par quelques murs

de maisons qui témoignent

que la vie a été

si souvent sacrifiée

sur ses rivages

magnifiquement sauvages

 

non

je n’ai pas de souvenirs

de ces heures bleues et noires

l’eau

de la mer et du ciel

à lavé ma mémoire

 

Christophe Condello

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Publié dans Poésie du monde

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