Ils ont dit

Publié le par la freniere

Ils savent ce qu'ils font

 

$10 000 000 000 et un majestueux fleuve entièrement ruiné. D’immenses vallées sous-marines que je hante à bord de mon camion, comme un fantôme maudit. La cacophonie des machines n’est rien comparée aux rouages infernaux d’une industrie décadente. Vestige d’une époque manquée devenu un terrible cauchemar. Un barrage de trop, qu’on n’avait pas besoin, mais celui –ci n’est pas qu’un simple chantier. C’est le théâtre de la plus grande folie que nous ayons vu jusqu’ici. Sur des terres que même les Innus connaissent mal. Entre le littoral et la taïga, des vallées étroites, des sommets rocheux, une forêt boréal, et des milliers de lacs.. Il y a le pêcheur solitaire qui en a vue quelques-uns. Parfois en petits groupes, ils taquinent une quantité négligeable du poisson. trapper, chasser, quelques bêtes, ils n’ont presque rien connue du reste, de la majorité de ces lieux d’accès ridiculement difficiles et périlleux.. Dans son vaste étendu, cette prodigieuse contrée possède son propre rythme, qui est du temps des dieux. De l’époque ou l’homme touchait le ciel de n’avoir jamais vue son terrible destin. 4 centrales, c’est comme autant de cités qui jamais ne seront habité que par leur propre ravage. Qu’autant de saccage par la main d’une citoyenneté défunte. Que d’entreprises moribondes, rouillées jusqu’à l’os. Ce chantier est un monde d’hommes égarés. Avec plus de force brute qu’une armée impériale. Suffisamment de roches déplacées pour que ton esprit n’en puisse jamais contenir la vision. Plus de destruction qu’il est possible d’imaginer, même pour le plus révolutionnaire des penseurs. Jamais le faussé qui sépare La Romain du monde réel ne sera comblé, tellement le chao est pittoresque. Même la thèse d’un extrémiste lui ferait honte si seulement il s’avait, si seulement il avait vu ce que j’ai vu. Cette étude sur le terrain, et dans le flow du temps. Nous voyons ici le Québec se dévoré lui-même. Lorsque l’extravagance est la marque du conquérant que porte en son cœur chaque travailleur, comme l’esclave porte la faux. Ce syndiqué floué qui participe a son propre génocide. Cet homme aux petits moyens, petits budgets, que les mégas projets ensevelissent et inondent. Son seul vrai salaire, ce sont les siècles de conséquences. C’est clair, les crosseurs en on construit un de trop. Maintenant on voit leurs manouvres coupables. La société d’état la plus ruineuse dans l’histoire de la galaxie, que même une coalition de tous les socialistes du monde ne pourrait sauver. Petit peuple en faillite, monstrueuse dette de service. On pourra même pas vendre Hydro- Québec pour payer nos taxes, parce qu’on n’a pas même la capacité d’entretenir ce monument a la mégalomanie. Il faut emprunter juste pour le runner, parce que l’électricité n’est pas à nous-autres, pas plus que l’air qu’on respire depuis qu’on s’est fermés la gueule devant le pillage On sera chanceux si on garde quelques jobs en bout de ligne, mais c’est certaine que le royaume d’oré du fonctionnaire québécois sera entièrement détruit. Les vestiges de leur légendaire opulence envahi par les troupes ennemies, bande de mercenaires banquiers qui auront calculés la dérive de nos mœurs décadents. Yes sir boss, an american is in charge. Ils ont clandestinement vendu leur œuvre en se payant la meilleure vie. La croisière plutôt que le pénitencier, et pourtant, ce naufrage, ils l’ont bien orchestré, je les ai vus faire. Je sais qu’ils savent, parce que ça parait qu’ils ont peur.

un travailleur du nord

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