L'âge vient

Publié le par la freniere

Je ne suis qu'un violon aux mains d'un inconnu. Il n'est ni Dieu ni diable, ni enseignant ni enseigné, mais ce désir tendu d'un chant tant attendu.
A mon violon manque la force du figuier et le Verbe du vent. Lui manque d'être en manque de l'univers entier. Mais pourrait-on rester soi-même et chanter au nom de tous ? Etre un rêveur public ?
L'âge vient. Les forces fuient. Vite, un désir si fort qu'il brisera son archet sur ma vie. Naîtra peut-être alors avant la fin, la mélodie ?

 

Yves Heurté

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Publié dans Poésie du monde

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