La fête du point le plus bas (Hongrie)

Publié le par la freniere

 

Dans la chaleur sanglante des porcheries

qui ose lire ?

Et qui ose

dans le champ d’échardes du soleil couchant,

à marée haute du ciel,

à marée basse de la terre

prendre la route pour n’importe où ?

 

Qui ose

les yeux fermés s’arrêter

à ce point le plus bas,

là où

il se trouve toujours un geste de dépit,

un toit,

visage ravissant, ou même

une seule main, un signe de la tête, de la main ?

 

Qui peut

le coeur tranquille se glisser

dans le sommeil, qui déborde l’amertume

de l’enfance et lève la mer

telle une poignée d’eau à son visage ?

 

Janos Pilinszky

Traduit par Lorand Gaspar


Publicité

Publié dans Poésie du monde

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article