Sans soleil

Publié le par la freniere

avais je assez avancé,
pour ouvrir la brèche
en plein coeur de l’hiver,
où, au pôle — nuit noire de bleus
par pente et lenteur —
ma bête blanche, flancs assoupis,
ne disparaît qu’à tes yeux,
où les crocs de glaces projetés
se plantent continûment dans le chant
des aires parfaites du long sommeil,
et où inhospitalières,
absences et beautés…

 

hiver au corps et mort noire et lente
— ce qui me dévore — sur sa lancée,
regarde la nuit m’approfondir
tandis que je cherche une lueur, un feu,
tu dis : l’étincelle féconde n’existe plus
— pourtant ma main, mes yeux,
et le plus fort de moi te cherchent

 

Catrine Godin

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Publié dans Poésie du monde

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