Aphorisme du jour
L'homme qui pense n'est qu'un mendiant. Celui qui rêve donne l'aumône.
les mots de la vie
L'homme qui pense n'est qu'un mendiant. Celui qui rêve donne l'aumône.
Il aimerait être transparent. Non pour qu'on puisse voir ses veines ou ses artères, son cœur ou son poumon. Ce serait trop bête ça. Et puis il n'est pas bête. Un peu fou mais pas bête. Il aimerait être transparent parce qu'il ne veut pas être comme les...
Les souvenirs ont des odeurs, celles du temps ou de l'espace. Ils se jumellent aux images comme le fait le son. Le négatif du cerveau révèle peu à peu les traces d'origine, le sourire d'une mère, une longue rivière, un petit bois de pins, un doigt dans...
si la poésie vient sans qu'on s'y attende elle s'en va comme elle est venue, par surprise et ce qu'elle nous laisse parfois c'est un lac dans la province inconnue de l'Alberta ce n'est en réalité que le souvenir d'une photographie d'un atlas d'enfance...
L'argent n'a pas d'odeur. L'économie n'a pas de sentiment mais elle devrait aider ceux qui cherchent du sens au lieu de tourner à vide. La vérité se perd dans une langue de bois. La petitesse faite loi ne rend justice qu'à la peur. Nos seuls mérites,...
Cœur essoufflé, hagard, sur une route Deux yeux dans le lointain des destins perdus Un chien comme un enfant sans voix Une vie au carré des bonheurs volés La plainte d'un amour trahi Son maître est au loin Ce sont les vacances de la conscience Loin des...
Entre deux mots, outre le sang des hommes, la tendresse des loups, la terreur des arbres, il y a aussi le temps des beignes et des becs sucrés, le temps des hanches pleines, des musiques et des foins, le temps de la colère, la tristesse, la nausée, le...
venez embourbés dans ces destins qui descellent les nuits venez empêtrés dans la mémoire des pestilences et du verbe avorté venez quand le songe assigne le déclin des envoûtements venez quand la terre opale fomente un peuple de soleil orné d'un trop grand...
Je l'ai reconnu illico derrière son chapeau mou et ses petits yeux tristes mais sur cette terre tout le monde finit ainsi avec un chapeau mou et des petits yeux tristes Vient de paraître aux chouettes éditions Du soir au matin 30 pages, 2 illustrations,...
Je ne cours pas. Je ne fuis pas. Je marche pour venir, pour affronter le temps. Je vais de l'homme à l'homme, de l'enfance à l'enfance. Chaque mot est un pas qui allège la route. Je vais d'un arbre à l'autre, de la pierre à la pluie, de la marelle au...