Aphorisme du jour
Ceux qui croient faire tourner le monde n'en sont que les toupies.
les mots de la vie
Dans le jardin, il y a trois épouvantails dont l’un est à vélo. Ils ne réussissent qu’à faire rire les oiseaux.
J’ai perdu mes pas au début de la route. J’ai planté des mots sans trouver le jardin. J’ai planté le décor bien plus loin que la scène. Quand s’ouvre le rideau, il donne sur la mer et se ferme comme un livre. Bien au-delà des phrases, les mots dansent...
À Irlande, au Québec, le bronze a épousé la pierre, le feu a épousé l’argile, la cire a épousé le four, la main a épousé le rêve. sculptures: Jocelyn Roy
Planter le jour à coups de poings d'interrogation Les yeux qui grimpent à la fenêtre jusqu'aux carreaux ferreux de la grande grue du loin Un ciel clair sur le chantier Un matin mat de questions Thomas Vinau etc-iste.blogspot.com/
On naît comme on est. Je boite mais je marche. De la chemise de nuit à la robe du jour, on s’habille la peau pour se protéger des autres, des rayons verts d’Henrik, du secret de l’espadon, des écrans plasma, des vitrines électroniques, des yeux blancs...
La cabane des vieux mots rafistolés. Un bleuet, une fée, un rayon de lune, une écharde sur le cœur s’écrivent avec la sève et le chant des bouleaux qui rêvent.
Semer la vie, c’est la dépense d’efforts sans nombre, c’est la production de germes sans nombre, mais en même temps semer peut coïncider avec s’aimer, c’est-à-dire avec l’amour qui transfigure deux êtres et trouve sa finalité dans leur extase de communion....
Il jeta toutes ses graines, sauf la dernière. La terre les recevait dans sa grande lèvre de chaleur et d’humidité. La dernière graine, il la tenait au creux de sa main. La terre ne l’aurait pas tout de suite. C’est si bon, disait-il, de tenir une petite...
Quand je croise un aveugle, j’ai toujours l’impression qu’il voit plus loin que moi.