Des amours noires

Publié le par la freniere

l’hiver ne finit pas — sa nuit dure
fait trembler
des heures blanches et sales
poussent
le vent du Nord
la remontée de la sphère
le chemin des eaux
les embâcles
et pourtant l’air passe une douceur dans nos cous

en attendant de retrouver
l’odeur des chiens
la terre mouillée
des tiges pâles
les premiers cris du printemps
viennent noirs comme la suie

du bal des corneilles

Catrine Godin

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Publié dans Poésie du monde

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