Des amours noires
l’hiver ne finit pas — sa nuit dure
fait trembler
des heures blanches et sales
poussent
le vent du Nord
la remontée de la sphère
le chemin des eaux
les embâcles
et pourtant l’air passe une douceur dans nos cous
en attendant de retrouver
l’odeur des chiens
la terre mouillée
des tiges pâles
les premiers cris du printemps
viennent noirs comme la suie
du bal des corneilles
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