Sans un cri
Mon loup est mort.
Les branches de bouleau ont le deuil en écharpe.
J’ai le cœur en mille miettes,
un os à nu dans la gueule des mots,
un cœur de patte saignanteprise au piège des hommes.
Il me faudra brouter le givre du silence,
marcher sans traces dans la neige.
Même mort sans un cri,
mon loup n’a pas quitté ma voix.Ses poils traînent partout au milieu des voyelles.
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