Sur le fil de la mer
Sur le fil de la mer, au carreau de l'amour, ma nuit porte vers toi
le silex et le feu. Il fait ce clair de noir qui appelle ta main pour
assurer ma route et rassurer le cap. L'obscur prépare le matin comme
on déplie la nappe sur la fête du jour. Les bougies au plafond
désignent le passage et le chemin de ronde veille sur l'horizon. Il
faut à mes épaules la cape de ton bras pour traverser le froid des
silences à vaincre. Ta voix pour passerelle sur le vide des villes
pour braver l'impossible. Et ton souffle à ma bouche pour animer le
chant et ranimer les mots. L'innocente passion a mis sa robe rouge.
Un alphabet de gestes allume le papier. Une soif de rivière décape
le caillou pour lécher sa douceur. D'autres verront l'image, la
lumière de loin, mais moi je veux le tout, le vivre en son noyau, en
sentir l'excellence. Et je marche vers toi, ces mots de pleine lune
allongés sous mes doigts. Échappés du mystère, ils dénudent mes
lèvres pour t’en offrir le fruit. Ils écrivent mon nom par les lettres
du tien.
le silex et le feu. Il fait ce clair de noir qui appelle ta main pour
assurer ma route et rassurer le cap. L'obscur prépare le matin comme
on déplie la nappe sur la fête du jour. Les bougies au plafond
désignent le passage et le chemin de ronde veille sur l'horizon. Il
faut à mes épaules la cape de ton bras pour traverser le froid des
silences à vaincre. Ta voix pour passerelle sur le vide des villes
pour braver l'impossible. Et ton souffle à ma bouche pour animer le
chant et ranimer les mots. L'innocente passion a mis sa robe rouge.
Un alphabet de gestes allume le papier. Une soif de rivière décape
le caillou pour lécher sa douceur. D'autres verront l'image, la
lumière de loin, mais moi je veux le tout, le vivre en son noyau, en
sentir l'excellence. Et je marche vers toi, ces mots de pleine lune
allongés sous mes doigts. Échappés du mystère, ils dénudent mes
lèvres pour t’en offrir le fruit. Ils écrivent mon nom par les lettres
du tien.
Ile Eniger
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