À cause de toi

Publié le par la freniere

C’est à cause de toi si j’ai le cœur têtu, si je crois aux miracles, si je marche debout. Tu as pris mes mains vides et tu les as aimées. Lorsque je dis je t’aime, c’est avec toi que je parcours ces mots. Je marche plus près de toi que de ma vie. C’est avec les lèvres qu’on écrit le baiser. Nous montons. Nous descendons. Comme les vagues de la mer. Nous sommes l’eau fusionnelle du temps désaltérant l’espace. Nous sommes deux pour être un seul. Nous sommes le proche et le lointain enfin réconciliés. Nous nous aimons de tout. Nous nous aimons dans tout.

        

Tous mes petits carnets ne servent qu’à t’écrire. Tous les mots sont pour toi. Je t’aime à chaque page. Toutes les portes s’ouvrent et me conduisent à toi. Toutes les routes mènent à toi. C’est ton matin qui succède à la nuit. Tu es partout où chantent les oiseaux, où verdissent les feuilles, où naissent les enfants. Qui de nous parle de l’autre ? J’ai pris tes mots par devers moi. Je t’écris dans la mémoire charnelle des caresses. J’apprends par toi qu’il n’est jamais trop tard pour vivre l’impossible.

        

Je te cherche en toi et je te trouve en moi. Ton alphabet me parle. Les pages de ton corps se lèvent devant moi. Je me blottis entre les parenthèses de tes bras. Je me conjugue à toi. Sans ta présence, ce que je vois est incomplet. C’est avec tes yeux que je veux voir la beauté du monde, soigner la source avec ta soif, guérir le mal avec tes mains, comprendre l’homme avec ton âme.

 

(...)

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Publié dans Prose

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