Des chevaux effrayés

Publié le par la freniere

Un pacage menacé par l’orage.
Des chevaux. Des chevaux effrayés.
On veut leur mettre des œillères. Ils ne seront pas moins peureux, mais ils ne verront plus ce qui les effraie. Ils pourront trotter sereinement. Sur les mêmes chemins balisés.

 

On se laissera croire que le problème est réglé. Que la peur sera disparue. Mais pour taire la peur, il faut beaucoup de travail et de courage. Il faut s’y exposer. Se rendre compte qu’on a tort d’avoir peur. Et alors, les œillères ne rassurent plus. Elles empêchent de voir.

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Je n’aurais tellement rien à faire d’un pays blanc crème, homogène et opaque.
Non seulement le pays que je veux n’existe pas, mais ce n’est même plus celui qu’on me propose de bâtir.

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Jean-François Caron

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Publié dans Poésie du monde

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