Ils ont dit
Le soin de l’autre devrait diffuser, irriguer l’ensemble de la société; quand il est privatisé, confisqué par les bastions les plus prospères et les plus agressifs, le corps médical et l’industrie pharmaceutique. Ceux-ci règnent en maîtres absolus sur la santé des hommes et notre soin de l’autre. Ce monopole relève d’un coup de force, d’une spoliation. Tout être humain doit être à même de porter soins, secours et assistance à son prochain. Cela rendrait l’humanité moins laide, le cœur de l’homme mieux aimant. Mais voilà; nous sommes empêchés par la forfaiture et l’avidité de quelques-uns.
(en lisant Éric Hazan)
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