In memoriam Federico Garcia Lorca
Imagine
dos au rocher
l’aube
épaulant son fusil
et le cran de mire
juste ce qu’il faut
de soleil blafard
pour le coup précis
et la mort exacte
puis très vite
comme déboulant d’une ravine
le cabri noir de la peur
et dans les yeux goulus de l’homme
à bout portant
une chevrotine
de thym de menthe et de laurier
enfin
la poudre vive
son crachat de métal
et la montagne ivre d’échos
qui ne dessoûlera plus
Christian Erwin Andersen
Publicité