La prose du chemin
Caminante no hay camino
El camino se hace al andar
Antonio Machado
Vivrécrire
à l'estime, au culot,
et dès que les vents tournent
savoir s'arrêter, attendre,
passer à autre chose
à d'autres clauses :
maisons, pays, gens,
en attente de ce voyage sans fin,
« sin rumbo ».
Attentifs aux écarts,
aux rhumbs, aires de vent
des oiseaux migrateurs.
Puis encore volte-face
et encore ailleurs :
sur le vaisseau Argo,
dans la baie des trépassés,
sur ce fameux chemin de vie,
cette prose du chemin
que l’on ne rencontre
qu'en marchant...
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