Les dieux des églises

Publié le par la freniere

 

Les dieux des églises sont des bêtes féroces.

Ces bêtes imaginaires se nourrissent de l’âme.

Haine contre haine,

ils se combattent entre eux.

Ils se piétinent et s’enivrent de sang.

Ils habillent en soldats les pauvres mots naïfs,

le pain, la paix, la bonté.

Ils barattent leur beurre sur la misère des pauvres

et encensent les banques.

D’hommes à soutane en femmes voilées,

 ils craignent les caresses et la beauté du corps.

Les minarets appellent à la guerre

et les clochers d’église sonnent le glas.

Les machines à prières sont des machines à sous.

Les grains de chapelet sont devenus des balles

qu’on porte en bandoulière.

L’enfant qui sacrifie sa jeunesse à la mort

est béni par sa mère.

Elle crache sur celui qui aime l’étranger.

Les papes embrassent les tarmacs sans voir les bidonvilles

et les ayatollahs lapident les amants.

Ils troquent les épines de roses pour des treillis de guerre

et l’énergie solaire pour la bombe à neutrons.

Les dieux des églises ont les doigts d’un banquier,

les phalanges d’un franquiste,

le poing du capital, les yeux de l’intolérance.

Ils sont l’opium du peuple, le pardon des bourreaux,

la punition des justes.

Il faut brûler les crucifix, les crois ou meurs,

les croix gammées, les sourates guerrières.

Les dieux des églises sont des bêtes à abattre.


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Publié dans Poésie

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C
<br /> <br /> Le Virtuose<br /> <br /> <br /> Couplets<br /> <br /> <br /> Au nom du père et de la mère                <br /> <br /> <br /> Phares au même titre que Baudelaire     <br /> <br /> <br /> Ils sont  lanternes  dans la<br /> nuit                              <br /> <br /> <br /> Aux âmes qui cherchent un paradis       <br /> <br /> <br />  Merci à l’amour de ces<br /> hommes                           <br /> <br /> <br /> Qui nous rassemblent autour d’idoles   <br /> <br /> <br /> Pères  virtuoses dans leur rôle                              <br /> <br /> <br /> Pathétiques, quand Dieu rigole                              <br /> <br /> <br /> Refrain R1<br /> <br /> <br /> Car Dieu ne manque pas d’humour       <br /> <br /> <br /> Entre la pierre et le velours                    <br /> <br /> <br /> Il s’efface derrière Karol                                       <br /> <br /> <br /> En lui confiant la touche « contrôle »     <br /> <br /> <br />  Couplets<br /> <br /> <br /> Qu’est-ce qu’on attend de ces frères-là <br /> <br /> <br /> De Jean-Paul II, Pierre ou Benoît                                          <br /> <br /> <br /> Des sectes, des papes et de la foi           <br /> <br /> <br /> Quelle espérance, quel Golgotha ?         <br /> <br /> <br /> Il est parti le 2 avril                                               <br /> <br /> <br /> La sybille a ferré le fil                                           <br /> <br /> <br /> Il s’en va sans papamobile                                    <br /> <br /> <br /> Paix à son âme, Ainsi-soit-il.                 <br /> <br /> <br /> Refrain R2<br /> <br /> <br /> Car Dieu ne manque pas d’humour       <br /> <br /> <br /> Il se débine au nom d’l’amour                    &<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> <br /> Tiens ? voilà quelque chose proche du pamphlet qui tranche un peu dans ta production habituelle, mais c'est également bien intéressant à lire ! J'ai un petit souci de lecture avec ce vers :<br /> <br /> <br /> Il faut brûler les crucifix, les crois ou meurs,<br /> <br /> <br /> faut-il lire : "Il faut brûler les crucifix, les croix où l'on meurt" ?<br /> <br /> <br /> <br />